Rythmes scolaires, donnez votre avis

27 juin 2012

 

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Pour bien enseigner les mathématiques, la méthode de Singapour

19 juin 2012

Grâce à cette méthode, Singapour arrive en tête de tous les classements internationaux.

Le témoignage d’un enseignant : Voir la vidéo

La méthode est publiée par la Librairie des Écoles (Accédez au site internet)

Elle propose un manuel et un cahier d’exercices pour l’élève ainsi qu’un guide pédagogique pour chaque niveau du CP au CM2.

Rythmes scolaires : Il est impératif de raccourcir les vacances d’été

15 juin 2012

Le Ministre de l’Éducation, Vincent Peillon, vient d’annoncer qu’il choisissait d’allonger de 4 jours les vacances de la Toussaint pour la prochaine rentrée scolaire.

Cette annonce ne peut se faire sans contrepartie.

L’ensemble de la communauté éducative rassemblée autour de SOS Éducation demande que les vacances d’été soient raccourcies de quatre jours et que cette mesure entre en vigueur à la rentrée 2012-2013.

« Si l’on veut donner les mêmes chances à chaque élève, on doit impérativement regagner ces quatre jours sur les vacances d’été dès cette année. L’annonce du Ministre est totalement incomplète ! », déclare Olivia Millioz, porte-parole de SOS Éducation.

« Si l’on souhaite que tous les enfants réussissent à l’école, il faut leur redonner du temps pour qu’ils puissent apprendre. Ils ont besoin non d’être gavés mais de travailler régulièrement et méthodiquement. Nous avons tous à y gagner : les élèves, les enseignants et les parents ! » ajoute la porte-parole de l’association.

Les écoliers français travaillent en effet déjà 36 jours de moins que les écoliers européens. Ils n’ont que 144 jours de classe contre 180 jours en moyenne en Europe.

Contact presse : Olivia Millioz – 01 45 81 22 67

Et l’écriture …

13 juin 2012

Trop souvent oubliée, l’écriture est l’un des apprentissages fondamentaux du CP comme le rappelle Françoise de Lessan sur son blog Pour une autre école.

http://www.pouruneautreecole.blogspot.fr

    « Savoir lire, et bien lire, est ce qu’il y a de plus important pour l’enfant qui commence sa scolarité. L’enseignant le sait et même s’il utilise comme tous ses collègues la méthode semi-globale, il essaie de bien faire, se renseigne, se fait aider. Et puis comment choisir une méthode quand on n’en connaît qu’une seule?

C’est beaucoup plus difficile d’apprendre à écrire à un enfant.C’est un apprentissage, a priori simple, dont on parle peu et qui est très mal fait.

Les enfants qui entrent en CP, écrivent, dessinent depuis 2 ou 3 ans. La plupart du temps, on les a laissés choisir seul ou presque comment tenir leur crayon, positionner leur feuille. Au début de ma 1ère année de CP, j’ai vu tous mes élèves, leur feuille bien droite devant eux,  les droitiers écrivaient  de côté, en crabe, la main à droite de la ligne d’écriture, les gauchers, la main à gauche sur la ligne d’écriture donc passant sur ce qu’ils venaient d’écrire ou bien la main au-dessus de la ligne, poignet cassé vers l’intérieur.
Pourtant dans le petit livre sur les programmes de l’école qu’on trouve partout, il est expliqué que, pour écrire, on doit placer la feuille ou le cahier dans l’axe du bras. C’est l’un des rares conseils justes et utiles de ce petit livre. Les droitiers comme les gauchers doivent incliner leur feuille vers l’intérieur, poser leur main sous la ligne d’écriture, le mouvement des doigts, souple et vertical, forme les lettres, le bras en glissant vers la droite permet d’avancer en écrivant sur la ligne. Ceci est très important pour les gauchers.
Quand une mauvaise habitude est prise, c’est très difficile de la faire changer. Et beaucoup d’écoliers et de collégiens dont l’écriture est illisible et sale ont besoin de graphothérapeutes.   Avec les orthophonistes qui rééduquent les très mauvais lecteurs, cela fait beaucoup de monde pour reprendre les apprentissages élémentaires, sans forcément réussir! »

On ne verra jamais cela en France

8 juin 2012

« Laissez-moi vous parlez du stress (…) le stress, c’est ce que ressent un million et demi de jeunes qui ne parviennent pas à trouver de travail parce qu’ils n’ont rien appris à l’école, et qui n’ont ni les compétences, ni les qualifications nécessaires pour en trouver».

Le ton est donné : le nouveau chef de l’inspection anglaise, Sir Michael Wilshaw, est prêt à tout pour assurer aux élèves des écoles publiques anglaises une éducation d’excellence.

Il sait de quoi il parle. Dirigeant Mossbourne Academy, il a réussi à transformer la « pire école de Grande-Bretagne » en un établissement d’excellence obtenant les meilleurs résultats aux examens nationaux.

Adepte des méthodes radicales, il a déjà proposé de mettre en place des inspections surprises dans les écoles.

Combien de temps devrons-nous attendre en France, pour que le ministre et les responsables de l’Éducation nationale fassent preuve d’une telle ambition pour les élèves ? Qu’ils prennent les mesures nécessaires pour que notre école redevienne une chance pour tous les élèves de réussir ?

Les rapports explosifs de l’Inspection générale enfin publiés !

31 mai 2012

En les lisant, on comprend pourquoi Luc Chatel ne souhaitait pas publier ces 17 rapports de l’Inspection générale. Les constats sont accablants.

En maternelle, alors même que les élèves n’ont pas appris à lire, «il y a abondance d’écrits dans la classe … Les enfants interrogés au hasard ne savent pas de quoi il s’agit sauf pour les prénoms, les couleurs et l’étiquetage relatif au schéma corporel ».(L’Ecole Maternelle, p. 95)

A l’école  primaire, c’est pire encore : les directeurs d’école  « savent mal ce que font les maîtres » (Note de synthèse sur le suivi de l’enseignement en primaire : pilotage local et suivi des élèves, p.3).

Et ils s’en fichent : « les directeurs rencontrés se disent absorbés par leurs tâches administratives et relationnelles au détriment de leur investissement pédagogique et sans en éprouver de regrets particuliers » (p.4)

>> Lire les rapports

Être réac’ pour révolutionner l’éducation

25 mai 2012

« Je suis une prof réac et fière de l’être », proclame Véronique Bouzou, dans son dernier livre.

Dans ce nouvel essai, l’auteur de Ces profs qu’on assassine, professeur de lettres dans un collège de région parisienne, n’hésite pas à aborder les sujets qui fâchent : discipline, immigration,…

Elle fustige aussi les initiatives « de ceux qui s’acharnent à vouloir façonner le cerveau des élèves dès leur plus jeune âge et qui tentent de dicter aux professeurs de nouveaux modes d’enseignements, plus « adaptés » à la « diversité » des « apprenants ». Autant de termes qui renvoient au jargon dont raffolent les « démagos-pédagos ».  (p.185).

Un chapitre entier est consacré aux 8 propositions de SOS Education, contre la violence à l’école. Commentées et argumentées, l’auteur rappelle que ces propositions ont été signées par 145 députés.

Portrait de l’école d’aujourd’hui, réflexions sur les solutions immédiatement applicables, Je suis une prof réac et fière de l’être est surtout le cri du cœur d’une enseignante qui refuse de voir sombrer l’Éducation nationale.

Je suis une prof réac et fière de l’être, éditions La Boîte à Pandore 17,90€

Retrouvez également Véronique Bouzou sur son blog : www.blogreac.info/

Suppression des évaluations à l’école primaire, attention danger

22 mai 2012

Si vous êtes enseignant à l’école primaire ou parent d’un enfant scolarisé, votre avis nous intéresse.

Comme chaque année, les évaluations à l’école primaire suscitent les réactions les plus … paranoïaques. A force de critiquer, c’est le principe même de l’évaluation un tant soit peu normée qui finit par être remis en question.

En Angleterre, l’équipe de SOS Éducation a vu fonctionner un système sensationnel : celui du cahier des élèves les plus en difficultés. Pour les élèves qui accusent des retards importants, un cahier est confectionné au nom de chaque élève. Les professeurs y mettent à l’intérieur les devoirs les plus significatifs de l’élève.
Ce cahier suit l’élève tout au long de sa scolarité. Il est à la disposition de tous les professeurs qui peuvent le consulter à loisir.
A la rentrée, en cas de changement de professeurs, pour la visite des inspecteurs, les cahiers sont ouverts.

Mais surtout ces cahiers ne rendent aucunement l’évaluation de tous les élèves obsolète. Au contraire. Les écoles les plus en difficulté qui cherchent véritablement à permettre à leurs élèves de s’en sortir, réalisent trois évaluations dans l’année. Les professeurs n’en ont pas peur et je dirais même plus, ils reconnaissent qu’elles leur sont utiles.

En allumant la radio ce matin, le son de cloche des professeurs en France m’a semblé bien différent en entendant une enseignante de CM2 dire  :

« Même les enfants de maternelle sont évalués….. Après, on se plaint qu’ils ne savent pas bien écrire, qu’ils sont gauches quand ils font du sport, qu’ils sont maladroits. Mais évidemment, à chaque fois, on prend sur le sport, sur l’éveil, parce qu’il y a ces évaluations ….

A SOS Éducation, on avait plutôt l’impression que c’était la surcharge d’activités (découverte du monde, anglais, histoire de l’art, etc…) qui faisait que chaque instituteur, s’il respecte le programme à la ligne, n’arrive pas à dégager assez de temps pour le Français et les mathématiques…

Pour écouter l’émission, cliquez ici

Les enseignants ne sont pas formés mais « déformés »

21 mai 2012

Je suis professeur des écoles. Il y a 10 ans, j’étais en formation et déjà effarée de la dictature idéologique que l’on nous imposait.

La méthode globale de lecture était toujours enseignée en IUFM et Centres de Formation Permanente (CFP) il y a 10 ans, mais sous une forme déguisée, nommée méthode interactive.
Ce qui est encore plus grave, c’est que cette méthode est appliquée dans toutes les disciplines: maths, sciences, histoire, français, art… Les enfants n’ont plus de repères.

Pour citer un exemple parmi tant d’autres, je me souviens avoir été prise à partie par le prof d’histoire pour avoir osé soutenir qu’il était plus judicieux de l’enseigner dans l’ordre chronologique, et non plus au gré de nos envies et de nos projets ou de l’actualité en primaire.

Il me semblait en effet important de souligner que non seulement les professeurs ne sont pas formés mais qu’ils sont réellement « déformés »(selon les termes du directeur de CFP) et que c’est toujours d’actualité pendant les sessions de formation continue.

Une enseignante des Hauts-de-Seine

3 Questions à Anne-Marie Gaignard

15 mai 2012

3 Questions à Anne-Marie Gaignard, Présidente de l’association Plus jamais Zéro, qui vient en aide aux enfants ayant de grosses difficultés de lecture et/ ou d’orthographe.

Comment est né Plus Jamais Zéro ?

Plus Jamais Zéro est née de mon expérience personnelle. Élève, j’étais mauvaise en orthographe, je ne pouvais écrire un mot sans me tromper.
Pendant des années, j’ai été étiquetée dyslexique. Ce n’est qu’à 36 ans que j’ai découvert que je n’étais pas dyslexique, mais dysorthographique.
L’origine de mes problèmes venait de ce que la méthode d’apprentissage de l’orthographe utilisée en classe ne me convenait pas. Cela m’a anéantie.

Pendant plus de 30 ans, ma vie avait été gâchée à cause d’une mauvaise méthode. Mais c’est de là qu’est partie l’idée d’aider les élèves qui, à cause d’une méthode inadaptée, sont en difficulté pendant toute leur scolarité.

Qui sont les enfants qui s’adressent à vous ?

Ce sont des enfants qui viennent de tous les milieux. Souvent, ils ont dû se débrouiller avec une méthode semi-globale. Quand je leur pose la question, ils ne se rappellent pas avoir appris à lire. Mais ils me disent qu’ils ont galéré, qu’ils n’aiment pas lire. Or, à la rentrée 2010, 80% des manuels scolaires vendus sont des méthodes semi-globales.

Quand un enfant apprend à écrire un mot en l’orthographiant mal, cela reste, c’est un ancrage, qui devient rapidement un handicap. Mon travail consiste à démonter le mécanisme caché derrière cet ancrage.

Comment vivent-ils la dysorthographie ?

Les enfants qui nous arrivent sont dysorthographiques sévères. Le plus dramatique, c’est qu’ils se sentent coupables. Ils sont angoissés à l’idée d’aller à l’école au point de s’automutiler. Nous avons eu le cas d’une petite fille qui, à son arrivée chez nous, se mangeait littéralement les lèvres et les ongles.

Ces problèmes en amènent d’autres : en classe, ce sont des enfants dissipés, qui perdent tout, qui ne parviennent pas à se concentrer. Les devoirs à la maison deviennent un véritable pugilat. L’ambiance à l’heure des devoirs est cauchemardesque. Au lieu de durer 45 minutes, cela dure 2 heures, dans les cris et les larmes.

Les parents sont désemparés : ni les psychologues, ni les orthophonistes ne parviennent à donner des réponses adaptées aux problèmes de leurs enfants et c’est normal. Ils sont dysorthographiques, et n’ont pas besoin de rééducation du langage.

Avec nous, les enfants reprennent confiance. Dès les deux premières heures, ils font preuve de sérieux, de concentration et sont soulagés : ils comprennent enfin les raisons de leur handicap et parviennent à se corriger.

www.plusjamaiszero.fr