Archive for the ‘Instruction’ Category

Référendum National sur l’école

3 août 2012

L’école a un besoin urgent de profondes réformes : regardez cette vidéo et exprimez-vous en participant au Référendum national sur l’école de SOS Éducation !

Quand le rectorat de Lille dit enfin la vérité…. et la cache aussitôt!

9 mars 2012

Une fiche de recrutement de professeur pour un collège de Boulogne-sur-mer (Pas-de-Calais), mise en ligne sur le site du rectorat de Lille, dépeint notamment les parents d’élèves comme « laxistes ».

« Carence éducative, culturelle, laxisme, (les familles) ne véhiculent pas les valeurs de respect du travail, de l’effort et couvrent souvent les absences ou les incivilités de leurs enfants », est-il écrit pour décrire ce « collège de quartier » où les enfants sont à près de 83 % dans des familles « défavorisées ».

« Les parents ne voient souvent pas l’intérêt de travailler à l’école et de s’engager dans des études », est-il ajouté.

Dès sa publication, branle-bas de combat : la FCPE demande des excuses au rectorat de Lille, le Ministère s’émeut.

Résultat : l’annonce incriminée a aussitôt disparu du site. Visiblement il n’est pas conseillé de dire la vérité à l’Education nationale.

http://www.leparisien.fr/lille-59000/cherche-professeur-pour-collegiens-aux-parents-laxistes-la-fcpe-indignee-08-03-2012-1897016.php

SOS Education sur BFM TV

30 septembre 2011

BFM Story recevait le 27 septembre Olivia Millioz, porte-parole de SOS Education, invitée à s’exprimer sur la grève des enseignants.

La morale au primaire, une nécessité ?

31 août 2011

L’émission Europe 1 midi du 30 Août 2011 avait pour sujet « La morale à l’école ». Olivia Millioz, porte-parole de SOS Éducation y était.

Europe 1, 30 Août 2011

Article paru le même jour :

Les enseignants ont reçu pour consigne pour la rentrée de proposer chaque jour une maxime.

« Il est indispensable que l’école réaffirme son engagement dans la transmission de références communes qui permettent de penser, vivre et agir ensemble », c’est l’une des consignes adressées aux enseignants du CM1 et CM2 dans la circulaire pour la rentrée, dont des extraits sont publiés dans Le Figaro . Parmi les conseils signifiés : « recourir à l’exercice classique de commentaire quotidien d’une maxime ».

« J’ai l’impression de revenir aux années 50 »

Cette consigne, qui date de 2008, n’est pas assez bien appliquée déplore l’inspection générale de l’Education nationale. La raison ? Travailler sur « qui vole un œuf vole un bœuf », « pierre qui roule n’amasse pas mousse » ou encore « bien mal acquis ne profite jamais » est généralement jugé passéiste par les enseignants. C’est le cas notamment de Leslie, professeur des écoles à Paris et qu’a rencontrée Europe 1.

La jeune femme ne se voit pas réintroduire la maxime journalière. « Je ne me vois pas arriver dans ma classe et dire : ‘pierre qui roule n’amasse pas mousse, ça vous dit quoi ?’. J’ai l’impression de revenir aux années 50. Or, on a évolué dans nos mentalités. On n’a plus du tout le même public qu’avant à l’école », assure l’enseignante.

« L’école doit être de plus en plus séduisante » :

« Ce n’est pas en passant par autant de rigueur qu’on arrive à séduire les élèves », assure Leslie. Pour inculquer des valeurs, l’institutrice a choisi d’adapter les fables de Jean de La Fontaine. Et ce, avec un seul objectif : donner aux enfants le goût de l’école.

« Quelque chose d’extrêmement simple et très concret »

Tout le monde ne s’oppose pas à cette nouvelle consigne. Olivia Millioz, porte-parole de SOS éducation y est complètement favorable. « Il est proposé de revenir au cours de morale via la maxime. C’est quelque chose d’extrêmement simple, de très concret, que l’on peut saisir facilement et que l’on arrivera à retenir toute sa vie », explique-t-elle sur Europe 1.

« C’est une entrée pragmatique sur des problèmes concrets qui se posent à l’homme », renchérit-elle. « Que doit-on faire, quelles sont les limites à s’imposer, quelles sont les règles à aller de l’avant dans la vie et à l’école ».

Retrouvez l’article sur le site de Europe 1.

Prochaine réunion du groupe de travail sur la lecture

15 juin 2011

« Si au moins mes élèves écrivaient phonétiquement ! Je n’aurais plus qu’à leur apprendre la grammaire, l’orthographe, la littérature…»

Partant de ce constat apocalyptique, Marc-Olivier Sephiha a monté un atelier de rééducation, pour repartir de (moins que) zéro.

Jeudi 16 juin, il vient à 19h, au 120 bd Raspail, pour faire partager son bilan au groupe de travail de SOS Éducation.

Promesse d’une réunion passionnante, avec des professeurs des écoles, des orthophonistes et d’autres professionnels de l’éducation. Si vous souhaitez y participer, vous pouvez vous inscrire en écrivant à l’adresse de ce blog (précisez vos noms, prénoms et profession et votre numéro de téléphone), Éric Galland responsable des relations parent-professeur se mettra en relation avec vous.

L’article du Figaro sur Marc-Olivier Sephiha.

Super Pédago vs Méthode Singapour

11 juin 2011

Quand Luc Chatel est piégé avec un exercice de CM2

8 juin 2011

Dix objets identiques coûtent 22 €. Combien coûtent 15 de ces objets ?

Lundi 6 juin 2011, dans son émission matinale, le journaliste de RMC et de BFM TV pose à Luc Chatel, le ministre de l’Éducation nationale, ce problème issu du cahier d’évaluation des élèves de CM2. Le coup classique. Moment de réflexion pour Luc Chatel qui, perdu, finit par répondre 16,5 € au lieu de 33 €. Piqué au vif, le ministre rétorque « Vous me sécherez toujours sur une question comme ça. C’est facile. » Puis il se reprend avec le sourire. « On peut être ministre et se tromper. J’assume pleinement ». Juste. En avril 2008, sur Canal+, Xavier Darcos, son prédécesseur, avait lui-même été piégé sur une règle de trois et la conjugaison du verbe naître au passé antérieur.

Voir l’interview-interro de Luc Chatel.

 

Mathématiques : La méthode de Singapour est efficace

3 juin 2011

Les guides pédagogiques de la Librairie des écoles détaillent la démarche à suivre séance par séance.La Librairie des Écoles édite chaque année de nouveaux ouvrages, complétant sa collection lancée maintenant il y a plus de trois ans. Cette jeune maison d’édition mise sur des manuels scolaires qu’elle souhaite structurés, clairs et progressifs, avant toute chose. Trois questions à Jean Némo, son fondateur.

SOS Éducation : Pourquoi choisir maintenant de publier un guide sur l’enseignement des mathématiques ?

Jean Némo : J’ai été déçu et révolté que la France soit encore si mal notée au dernier classement international PISA 2009. Nos élèves sont encore loin du peloton de tête. Pire,  leurs résultats en mathématiques sont en diminution sensible, depuis 2000. Paradoxalement, ce qui m’a moins étonné, c’est le bon classement de Singapour dans cette matière. Je sais, pour avoir décidé de traduire et adapter la méthode de mathématiques à l’usage des écoles françaises, qu’elle fait partie des meilleures actuellement disponibles dans le monde.

SOS É. : Doit-on expliquer les résultats de Singapour par un quelconque déterminisme culturel ?

J. N. : Je n’y crois pas. Les Français se sont longtemps classés parmi les meilleurs en mathématiques et en sciences. J’ai pour ma part acquis la conviction suivante : quelle que soit l’influence des cultures, des systèmes scolaires, du niveau de développement des pays et des programmes eux-mêmes… le succès scolaire s’explique avant tout par la méthode utilisée. L’enseignement consiste avant tout à structurer chaque matière de manière à ce que les élèves en découvrent progressivement les joies et les difficultés. Une matière comme les mathématiques, en particulier, demande une progression rigoureuse du simple au complexe, du concret à l’abstrait, ainsi que des révisions régulières et des approfondissements progressifs…

SOS É. : Pourquoi êtes-vous si sûr de cette méthode ?

J. N.: Ce qui me donne raison, c’est que la méthode de Singapour a fait progresser les élèves dans les écoles des 35 pays où elle a été adoptée : États-Unis, Israël, Inde, Finlande, Canada, Chili, Indonésie, Arabie Saoudite, … Ce n’est pas tout : les études les plus détaillées montrent qu’elle est aussi efficace quel que soit le milieu social des élèves.  Mais il y a une condition à cela : la méthode de Singapour montre vraiment toute son efficacité quand elle est utilisée exclusivement et intégralement du CP au CM2. Et surtout quand les professeurs suivent la méthode pas à pas, en étant conscients de la pédagogie en jeu. Le principal enjeu de l’enseignement des mathématiques au primaire est d’aider les élèves à passer du monde concret qui leur est familier à une vision abstraite, c’est-à-dire déterminée par des règles, des lois et des principes immuables.

La méthode de Singapour ?

C’est une méthode de mathématiques complète pour le primaire, inspirée des livres conçus par le Ministère de l’Éducation de Singapour. L’étude internationale TIMSS (Trends in International Mathematics and Sciences Studies) qui se fonde sur des tests menés tous les 4 ans auprès des élèves de CM1 et de 4ème de plus de 50 pays, classe les élèves de Singapour à la première place mondiale. Bien que cette méthode existe depuis 1982, c’est seulement à partir des années 2000 qu’elle a commencé à être connue internationalement. Elle est maintenant utilisée dans de nombreux pays où elle fait la preuve de son efficacité.

Le site de la Librairie des Écoles.

Violence : les professeurs témoignent

1 juin 2011

Peu à peu le mur du silence se fissure. De plus en plus de professeurs osent dire combien ils sont maltraités par leurs élèves. Luc Chatel n’entend pas encore leur cri. Espérons que la publication régulière de ces témoignages puisse à terme permettre à l’administration d’ouvrir les yeux sur ces violences qui se déroulent…entre ses murs.

Obligé d’installer une camera cachée

Bonjour, à  force de voir mes collègues subir des menaces et des actes de violence gratuite, j’ai décidé de mettre une camera cachée dans un compartiment de mon sac. J’espère ainsi capturer les éventuels fauteurs de troubles dans mes classes. J’ai bien entendu dit aux élèves que les murs ont des oreilles et que tout fini par se savoir. Ils se tiennent à carreau pour le moment. La question est: jusqu’à quand???

Professeur « stagiaire » de lettres

J’ai débuté cette année sans réel stage. Mon premier cours s’est évidemment mal passé: les élèves ont lancé des papiers, des stylos puis les cinq dernières minutes ont viré au cauchemar, un élève m’a envoyé une boîte métallique sur le front et a donné un coup de pied dans la poubelle qui s’est déversée dans le couloir. Choquée, j’ai tenté de garder la face mais le lendemain tous les professeurs étaient au courant car l’un d’entre eux était allé rapporter les faits à l’administration. En rentrant chez moi, j’avais honte, et pour comble, on me disait: « c’est cool d’être prof, t’as que 15 heures en plus » Aujourd’hui, je m’en sors mieux: j’ai organisé des heures de colle sans être payée, j’ai passé des soirées enfermée dans mon bureau à chercher des idées pour m’en sortir, je me suis réveillée des dizaines de fois en pleine nuit en sueur. Mais je souffre toujours de cet injuste regard des gens qui pensent que c’est facile et qu’avec le temps, je pourrai vivre une vie « cool raoul » en ressortant toujours les mêmes cours…

Retrouvez d’autres témoignages ou témoignez sur le site Souffrance des profs.

Vous pouvez également télécharger le livre des témoignages ainsi que le décret au format pdf.

L’intérêt de l’enfant [courrier de membre]

15 mars 2011

La crise de l’école est flagrante, généralement reconnue, mais le constat n’apporte aucun remède stable.

Ce n’est pas une question de moyens mais d’idéologie, de mentalité, de personnalité. Une prise de conscience collective et une remise en cause dans l’intérêt de l’enfant réel (souvent perdu de vue) seraient bien nécessaires.
Sans chercher midi à 14 heures, le premier ordinateur à mettre en route de manière simple, rationnelle et progressive, c’est le cerveau de l’enfant… recette des anciens, employée avec succès ; avec de pauvres moyens, c’était du solide et l’on doit être mieux armé pour assimiler les fantaisies qui suivent !

Dans une situation complexe, il faudrait que chacun s’y mette et ne travaille pas à l’envers, en révolution d’adultes permanente.

Un membre de SOS Éducation