Archive for the ‘Illettrisme’ Category

SOS Education sur BFM TV … avec Vincent Peillon

20 septembre 2012

Moins d’un mois après la rentrée, SOS Éducation a soumis au ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, dans le cadre de l’émission BFM Politique, diffusée sur BFM TV dimanche 16 septembre, une question sur l’orthographe des élèves de 6è.

 

Année scolaire 2012-2013 : SOS Éducation réclame des mesures d’urgence pour favoriser la lecture et l’écriture au primaire

6 septembre 2012

40% des élèves sortent de l’école primaire sans savoir lire et écrire correctement. Le Ministre de l’Éducation nationale et les participants à la concertation font le même constat.

Malgré cette situation alarmante, aucune mesure d’urgence pour la lecture ou l’écriture n’a été prise.

« Cette année encore, les enseignants devront se débrouiller seuls avec des manuels inadaptés à des élèves de CP et sans aucune formation à l’apprentissage de la lecture » indique Olivia Millioz, porte-parole de SOS Éducation.

« Nous sommes heureux que le gouvernement ait fait de l’école primaire sa priorité. Mais il doit aussi prendre des mesures efficaces pour que tous les élèves apprennent à lire et à écrire à l’école » ajoute Olivia Millioz.

6,7 millions d’écoliers ont repris le chemin de l’école élémentaire. Si aucune mesure n’est prise au plus vite, plus de 2 millions d’entre eux ne sauront ni lire ni écrire correctement à l’âge adulte.

« Nous attendons que l’année 2012/2013 soit déclarée année de la lecture dans toutes les écoles primaires » demande la porte-parole de l’association.

Contact presse : Olivia Millioz – 01 45 81 22 67

3 Questions à Anne-Marie Gaignard

15 mai 2012

3 Questions à Anne-Marie Gaignard, Présidente de l’association Plus jamais Zéro, qui vient en aide aux enfants ayant de grosses difficultés de lecture et/ ou d’orthographe.

Comment est né Plus Jamais Zéro ?

Plus Jamais Zéro est née de mon expérience personnelle. Élève, j’étais mauvaise en orthographe, je ne pouvais écrire un mot sans me tromper.
Pendant des années, j’ai été étiquetée dyslexique. Ce n’est qu’à 36 ans que j’ai découvert que je n’étais pas dyslexique, mais dysorthographique.
L’origine de mes problèmes venait de ce que la méthode d’apprentissage de l’orthographe utilisée en classe ne me convenait pas. Cela m’a anéantie.

Pendant plus de 30 ans, ma vie avait été gâchée à cause d’une mauvaise méthode. Mais c’est de là qu’est partie l’idée d’aider les élèves qui, à cause d’une méthode inadaptée, sont en difficulté pendant toute leur scolarité.

Qui sont les enfants qui s’adressent à vous ?

Ce sont des enfants qui viennent de tous les milieux. Souvent, ils ont dû se débrouiller avec une méthode semi-globale. Quand je leur pose la question, ils ne se rappellent pas avoir appris à lire. Mais ils me disent qu’ils ont galéré, qu’ils n’aiment pas lire. Or, à la rentrée 2010, 80% des manuels scolaires vendus sont des méthodes semi-globales.

Quand un enfant apprend à écrire un mot en l’orthographiant mal, cela reste, c’est un ancrage, qui devient rapidement un handicap. Mon travail consiste à démonter le mécanisme caché derrière cet ancrage.

Comment vivent-ils la dysorthographie ?

Les enfants qui nous arrivent sont dysorthographiques sévères. Le plus dramatique, c’est qu’ils se sentent coupables. Ils sont angoissés à l’idée d’aller à l’école au point de s’automutiler. Nous avons eu le cas d’une petite fille qui, à son arrivée chez nous, se mangeait littéralement les lèvres et les ongles.

Ces problèmes en amènent d’autres : en classe, ce sont des enfants dissipés, qui perdent tout, qui ne parviennent pas à se concentrer. Les devoirs à la maison deviennent un véritable pugilat. L’ambiance à l’heure des devoirs est cauchemardesque. Au lieu de durer 45 minutes, cela dure 2 heures, dans les cris et les larmes.

Les parents sont désemparés : ni les psychologues, ni les orthophonistes ne parviennent à donner des réponses adaptées aux problèmes de leurs enfants et c’est normal. Ils sont dysorthographiques, et n’ont pas besoin de rééducation du langage.

Avec nous, les enfants reprennent confiance. Dès les deux premières heures, ils font preuve de sérieux, de concentration et sont soulagés : ils comprennent enfin les raisons de leur handicap et parviennent à se corriger.

www.plusjamaiszero.fr

Une école dédiée à la méthode syllabique

27 avril 2012

C’est le pari audacieux de Françoise, mère de 5 enfants et institutrice à la retraite. « Je veux agir pour que cesse enfin le gâchis à l’école ». Pourtant, rien de prédisposait cette mère de famille à devenir une militante de la cause syllabique.

Après avoir suivi la scolarité de ses cinq enfants, elle décide de  passer le concours et intègre l’IUFM à 45 ans. « Je n’avais que mon bac, mais étant mère de famille nombreuse j’avais la possibilité de passer les concours administratifs ».

Elle découvre alors un autre monde : « C’était l’époque où on disait que l’enfant devait trouver par lui-même. Il devait construire son savoir. Il était interdit de faire lire un enfant à voix haute, car quand on lit à voix haute, c’est pour communiquer quelque chose aux autres. Lorsque je parlais de la méthode Boscher, qui avait très bien fonctionné avec mes enfants, on me répondait que c’était la méthode la plus bête du monde : les enfants ânonnent au lieu de lire ».

Pendant presque 20 ans, elle enseigne la lecture à ses élèves de CP grâce à la syllabique. Elle réussit même à convaincre certaines de ses collègues : « l’institutrice de CE2 avait pris l’habitude de m’envoyer, discrètement, ses élèves qui ne savaient pas lire ».

Retraitée depuis 2007, elle décide d’agir « Je veux prouver que le  niveau catastrophique de l’école aujourd’hui n’a pas des causes sociales, mais méthodologiques. »

Son idée : ouvrir une petite école, gratuite  afin que tous les enfants, quelle que soit leur origine puissent apprendre avec de bonnes méthodes.

SOS Education soutient Françoise à 100% et met toute son énergie au service de ce projet.

Françoise a créé une association « Pour une autre école » et tient un blog passionnant, véritable journal de bord qui parle aussi bien de l’avancée du projet, que de son approche de l’enseignement de la lecture.

http://www.pouruneautreecole.blogspot.fr/

SOS Éducation vous proposera régulièrement ses meilleurs articles.

Une orthophoniste tire la sonnette d’alarme

29 mars 2012

 » Orthophoniste en libéral depuis cinq ans dans une petite ville de province, je suis en colère de voir chaque semaine des enfants arriver au cabinet uniquement à cause de la méthode de lecture utilisée par leur enseignant.
Je ne jette pas la pierre aux instituteurs,  la plupart ne savent pas quelles sont les méthodes les plus efficaces. Mais certains n’acceptent pas non plus nos remarques, pourtant formulées avec le plus de délicatesse possible.

De nombreux orthophonistes s’accordent pour dire que l’immense majorité des enfants qui arrivent pour trouble de la lecture ne viendraient pas consulter si on leur apprenait à lire avec une méthode syllabique. Nous en avons assez de faire du soutien scolaire. Mais si nous ne le faisons pas, qui sortira ces enfants de l’illettrisme lorsque les instituteurs ne veulent pas changer de méthode? Je me permets de rajouter que cela se fait aux frais de la sécurité sociale. La société paie très très cher les errances pédagogiques d’un petit groupe qui a voulu tout révolutionner.

Bien sûr que si la méthode syllabique était de nouveau utilisée, je perdrais la moitié de mes patients venant pour troubles de lecture, mais je m’en réjouirais. cela signifie que ne viendraient chez moi que ceux qui en ont vraiment besoin (vrais dyslexiques, handicapés etc). Et cela réduirait les délais d’attente indécents que nous avons aujourd’hui.

Par pitié, revenons à la raison!!!!

(A.D., Haute Savoie)

Découvrez notre sélection de méthodes syllabiques en cliquant ici

Les actes du colloque sont disponibles en vidéo !

28 mars 2012

Les actes du colloque sont disponibles en consultation sur le site, en pdf téléchargeable et désormais en vidéo !

Pour accédez aux vidéos du colloque cliquez-ici

Vaincre l’illettrisme, ça commence au CP : les actes du colloque disponibles en ligne

26 mars 2012

Vous avez été nombreux à nous demander les actes du colloque exceptionnel Vaincre l’illettrisme, ça commence au CP, organisé par SOS Éducation, en partenariat avec 6 associations.

Nous sommes très heureux de vous annoncer que les actes de cette journée sont disponibles en ligne, en cliquant ici. Vous pouvez soit les télécharger directement, soit consulter les différentes tables rondes.

En cliquant sur ce lien, vous aurez accès :

–  aux différentes interventions,

– à la présentation des intervenants

– aux échanges avec la salle mêmes les plus vifs

– aux photos des temps forts de la journée

– aux schémas et aux graphiques commentés par les intervenants

N’hésitez pas à nous faire part de vos réactions ou de vos suggestions sur ce blog, par email ou sur Twitter ou Facebook.

Très bonne lecture.

Retrouvez l’intégralité des actes du colloque en cliquant ici

Les ravages des méthodes semi-globales : le témoignage d’une orthophoniste.

12 mars 2012

Françoise Cousin exerce à Paris depuis plus de 32 ans.

« Je vois beaucoup d’enfants qui viennent pour des problèmes d’apprentissage du langage écrit. Je vois aussi des enfants qui viennent pour des problèmes logico-mathématiques. Aussi bizarre que cela puisse paraître, ce sont ces problèmes logico-mathématiques qui m’ont amenée à me poser des questions.

La première question que je pose à un enfant qui vient pour un problème logico-mathématique, que ce soit au CP, en CE1, en sixième, en cinquième, c’est s’il se souvient de la méthode avec laquelle il a appris à lire. Et là, c’est assez confondant : je retrouve toujours une méthode semi-globale. Pour moi, semi-globale ou globale, même problème !

Parmi ces enfants, il y en a qui sont réellement dyslexiques, dysorthographiques, et là c’est un autre problème. Sauf qu’une méthode semi-globale les fait plonger trois fois plus : ils ont déjà la tête sous l’eau, et on appuie dessus.

Ceux qui viennent parce qu’ils ont un problème pour appréhender l’écrit, on ne devrait pas les voir  s’ils avaient été formés avec une autre méthode. Ce n’est pas notre rôle.

On est formé pour rééduquer des pathologies, on n’est pas formé pour faire du rattrapage scolaire. Sauf que si on laisse ces enfants comme ça, ça finit par devenir pathologique.

En ce moment, je vois les élèves qui ont démarré le CP dans l’enthousiasme. J’en ai 4 qui viennent d’arriver. Ils ne comprennent pas. Le stock de mots appris par cœur est complet. Ils n’arrivent pas à en rajouter. Ils n’ont pas compris qu’ils pouvaient jouer avec les sons, avec les lettres. Ils sont en train de se créer un « catalogue de la Redoute » dans la tête, au lieu d’avoir un mécano avec plein de pièces et avec lequel on construit, on peut faire des mots qui existent ou qui n’existent pas. »

Retrouvez bientôt Françoise Cousin ainsi que les autres témoignages du colloque SOS Education « Vaincre l’illettrisme, ça commence au CP » en vous inscrivant ici

Suites du colloque : Marianne consacre un article aux travaux de Rhona Johnston en Grande-Bretagne

13 février 2012

Rhona Johnston combat pour la méthode syllabique

« Les Travaux de Rhona Johnston ont révolutionné l’apprentissage de la lecture en Grande-Bretagne.

Mercredi dernier, cette petite dame énergique a présenté son travail en France dans le cadre d’un colloque organisé par l’association SOS Éducation … »

Lire l’article de Marianne

Succès du colloque – Un grand merci à tous !

9 février 2012

Bravant une météo ultra réfrigérante, plus de 200 personnes n’ont pas hésité à se presser de bon matin pour participer à notre colloque du 8 février 2012 intitulé : « Vaincre l’illettrisme, ça commence au CP ».

Les différents orateurs, théoriciens, praticiens, parents, délégués d’association ont tour à tour fait part des fruits de leur travail ou de leurs expériences avec bonne humeur et conviction.
Une excellente synergie s’est opérée entre toutes ces personnes et un public varié, les questions posées démontrant l’intérêt soutenu des participants, comme leur courtoisie.

La journée ayant été très fructueuse, tous se sont promis de maintenir les liens créés et de  continuer à travailler ensemble pour obtenir la nécessaire éradication de l’illettrisme par des moyens appropriés.

Un grand merci à tous, sans vous ce colloque n’aurait pu être un succès.


Vous n’avez pas pu assister à ce colloque ?
Laissez-nous vos coordonnées ici et nous vous enverrons le résumé de cet évènement d’ici une à deux semaines.