Archive for the ‘Éducation nationale’ Category

SOS Education sur BFM TV … avec Vincent Peillon

20 septembre 2012

Moins d’un mois après la rentrée, SOS Éducation a soumis au ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, dans le cadre de l’émission BFM Politique, diffusée sur BFM TV dimanche 16 septembre, une question sur l’orthographe des élèves de 6è.

 

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Formation des enseignants : non au retour des IUFM !

12 juillet 2012

La formation des enseignants est l’un des sujets phares de la grande concertation sur l’école qui a lieu en ce moment même. Comme annoncé pendant la campagne présidentielle, un groupe de travail est déjà en train de plancher sur les futures Écoles Supérieures de Professorat et de l’Éducation (ESPE).

Ces ESPE verront défiler tous les enseignants de la maternelle à l’université, personne n’y échappera.

C’est pourquoi nous devons être très attentifs : la formation des enseignants, oui, mais pas à n’importe quel prix ! Et surtout pas au prix du retour en force des IUFM, dont les résultats, depuis 20 ans, ont été catastrophiques.

Les enseignants passés par les IUFM sont les premiers à se plaindre d’une formation inutile au cours de laquelle ils ont entendu les préceptes les plus aberrants, du type  « tout savoir doit provenir de vos apprenants ».  Dans ces formations, on n’ose même plus parler « d’élèves », le terme suggèrerait une position d’infériorité aux dires des gourous qui y sévissent. (F. Vermorel, La Ferme aux Professeurs).  Les futurs professeurs ont appris à élaborer des « situations problèmes » au lieu de faire des cours structurés (R. Boutonnet, Journal d’une institutrice clandestine).

Au contraire, les profs réclament (sur le site neoprofs.org) ce qui leur a tellement manqué : des formateurs qui continuent d’enseigner par ailleurs pour rester en lien avec le terrain et expliquent comment tenir leur classe, reprennent des méthodes efficaces, échangent les trucs et astuces qu’ils ont découverts au cours de leurs années d’enseignement.

Le ministre de l’Éducation a affirmé sa volonté de remettre en place une formation des enseignants. Mais… qui participe au groupe de travail ? Les enseignants-chercheurs qui dirigent les IUFM, les syndicats qui y recrutent leurs futurs membres,…bref ceux qui, depuis 20 ans, bénéficient et maintiennent ce système en piteux état.

Oui, il est nécessaire de repenser la formation des maîtres, mais sur des bases concrètes. Les parents, les enseignants le demandent. Le  gouvernement  les entendra-t-il ?

Rallongement des vacances de la Toussaint : pas sans contrepartie

10 juillet 2012

C’est officiel : les vacances de la Toussaint sont rallongées. Elles passent de 10 à 15 jours, dès l’année 2012-2013.

Cette mesure ne porte que sur 2 jours dans l’année et pourtant elle a déjà fait couler beaucoup d’encre.

Quitte à provoquer une levée de boucliers, il est dommage que le ministre n’en ait pas profité pour annoncer une mesure vraiment forte : raccourcir les vacances d’été de deux semaines et consacrer le temps ainsi gagné à l’apprentissage du français lu, écrit et récité, ce que demandent 94% des internautes ayant participé au sondage de SOS Éducation sur les rythmes scolaires.

Sondage sur les rythmes scolaires : les résultats!

5 juillet 2012

En 15 jours, vous avez été 10 500 à vous exprimer sur les rythmes scolaires. C’est un formidable succès ! Nous vous en remercions du fond du cœur.

Vous êtes plus de 60% à réclamer une augmentation du nombre de jours de classe et 94% (!!) à demander le renforcement de l’enseignement du français lu, écrit et récité.

À l’heure où la concertation sur l’école débute, il est nécessaire de se faire entendre et vous pouvez compter sur la détermination de l’équipe de SOS Éducation pour porter ce message auprès des plus hautes instances de l’État.

Rythmes scolaires, donnez votre avis

27 juin 2012

 

On ne verra jamais cela en France

8 juin 2012

« Laissez-moi vous parlez du stress (…) le stress, c’est ce que ressent un million et demi de jeunes qui ne parviennent pas à trouver de travail parce qu’ils n’ont rien appris à l’école, et qui n’ont ni les compétences, ni les qualifications nécessaires pour en trouver».

Le ton est donné : le nouveau chef de l’inspection anglaise, Sir Michael Wilshaw, est prêt à tout pour assurer aux élèves des écoles publiques anglaises une éducation d’excellence.

Il sait de quoi il parle. Dirigeant Mossbourne Academy, il a réussi à transformer la « pire école de Grande-Bretagne » en un établissement d’excellence obtenant les meilleurs résultats aux examens nationaux.

Adepte des méthodes radicales, il a déjà proposé de mettre en place des inspections surprises dans les écoles.

Combien de temps devrons-nous attendre en France, pour que le ministre et les responsables de l’Éducation nationale fassent preuve d’une telle ambition pour les élèves ? Qu’ils prennent les mesures nécessaires pour que notre école redevienne une chance pour tous les élèves de réussir ?

Les rapports explosifs de l’Inspection générale enfin publiés !

31 mai 2012

En les lisant, on comprend pourquoi Luc Chatel ne souhaitait pas publier ces 17 rapports de l’Inspection générale. Les constats sont accablants.

En maternelle, alors même que les élèves n’ont pas appris à lire, «il y a abondance d’écrits dans la classe … Les enfants interrogés au hasard ne savent pas de quoi il s’agit sauf pour les prénoms, les couleurs et l’étiquetage relatif au schéma corporel ».(L’Ecole Maternelle, p. 95)

A l’école  primaire, c’est pire encore : les directeurs d’école  « savent mal ce que font les maîtres » (Note de synthèse sur le suivi de l’enseignement en primaire : pilotage local et suivi des élèves, p.3).

Et ils s’en fichent : « les directeurs rencontrés se disent absorbés par leurs tâches administratives et relationnelles au détriment de leur investissement pédagogique et sans en éprouver de regrets particuliers » (p.4)

>> Lire les rapports

Être réac’ pour révolutionner l’éducation

25 mai 2012

« Je suis une prof réac et fière de l’être », proclame Véronique Bouzou, dans son dernier livre.

Dans ce nouvel essai, l’auteur de Ces profs qu’on assassine, professeur de lettres dans un collège de région parisienne, n’hésite pas à aborder les sujets qui fâchent : discipline, immigration,…

Elle fustige aussi les initiatives « de ceux qui s’acharnent à vouloir façonner le cerveau des élèves dès leur plus jeune âge et qui tentent de dicter aux professeurs de nouveaux modes d’enseignements, plus « adaptés » à la « diversité » des « apprenants ». Autant de termes qui renvoient au jargon dont raffolent les « démagos-pédagos ».  (p.185).

Un chapitre entier est consacré aux 8 propositions de SOS Education, contre la violence à l’école. Commentées et argumentées, l’auteur rappelle que ces propositions ont été signées par 145 députés.

Portrait de l’école d’aujourd’hui, réflexions sur les solutions immédiatement applicables, Je suis une prof réac et fière de l’être est surtout le cri du cœur d’une enseignante qui refuse de voir sombrer l’Éducation nationale.

Je suis une prof réac et fière de l’être, éditions La Boîte à Pandore 17,90€

Retrouvez également Véronique Bouzou sur son blog : www.blogreac.info/

Une victoire pour SOS Éducation : le Ministre a enfin compris qu’il pouvait agir !

17 avril 2012

Le Ministre de l’Éducation vient de comprendre que la dictée est nécessaire et l’a fait savoir à grand renfort de presse, ce lundi 16 avril à six jours du premier tour. La circulaire est éditée.

Pourtant, l’étude qui montre la chute du niveau des élèves était sur son bureau à son arrivée au ministère, il y a quatre ans.

14 fautes en moyenne sur une copie de 2007

Une étude réalisée sur les performances des élèves de CM2 à vingt ans d’intervalle (1987-2007) a permis de constater une baisse significative du niveau en orthographe, souligne le ministère. Le nombre d’erreurs en moyenne sur une dictée d’une dizaine de lignes est passé de 10,7 en 1987 à 14,7 en 2007. Le pourcentage d’élèves qui faisaient plus de 15 fautes est passé dans le même temps de 26% à 46%.

Renforcer l’enseignement de l’orthographe est un enjeu majeur pour la réussite des élèves parce que la maîtrise de l’orthographe conditionne celle de la langue française, notamment la compréhension des écrits et l’identification des mots, écrit le ministère.

La dictée, mais aussi la rédaction permettent  aux enfants d’apprendre, dès les premières années de primaire, à manipuler et à maîtriser la langue française.

A nous de faire comprendre au prochain ministre qu’il n’a pas besoin d’attendre un quinquennat pour agir!

Voir la circulaire sur l’enseignement de l’orthographe

Lire le communiqué du Ministère

Tous les candidats oublient l’école primaire !

2 mars 2012


A cinquante jours de l’élection présidentielle, SOS Éducation a lancé jeudi 1er mars une grande campagne de mobilisation sur Internet pour permettre à chaque électeur de rappeler à son ou à ses candidats que l’essentiel des efforts de notre République doit porter sur la réussite de ses élèves à l’école primaire.

« La priorité des priorités est de s’assurer que chaque enfant qui arrive au collège sache lire, écrire et compter correctement », souligne Olivia Millioz, porte-parole de SOS Éducation. « Les différentes propositions faites pour l’école ne sont que des rustines sur un système qui prend l’eau !»

« Si vous n’êtes pas sûr que votre enfant apprenne à lire, à écrire et à compter grâce à l’école, comment pouvez-vous faire confiance à l’école ? Comment pouvez-vous respecter les professeurs et l’institution ? », rappelle la porte-parole de l’association.

Pour SOS Éducation, c’est le problème prioritaire.

« Plutôt que de faire toujours appel aux mêmes experts, les candidats devraient un peu plus écouter les professeurs sur le terrain qui connaissent les difficultés réelles de leurs élèves » rappelle SOS Éducation.

Selon un récent sondage, réalisé par l’IFOP pour SOS Éducation, 67 % des enseignants du secondaire sont favorables à l’utilisation de méthodes d’apprentissage de la lecture purement syllabiques.

Les professeurs quelle que soit leur appartenance politique ou syndicale sont prêts au changement : 89 % des enseignants du primaire sont prêts à apprendre de nouvelles méthodes si le ministère propose une formation appropriée.