Archive for the ‘Ecole publique’ Category

Référendum National sur l’école

3 août 2012

L’école a un besoin urgent de profondes réformes : regardez cette vidéo et exprimez-vous en participant au Référendum national sur l’école de SOS Éducation !

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Inscriptions en hausse dans les stages de révision

23 août 2011

SURFANT SUR LES EXIGENCES de performance scolaire et sur les angoisses des familles, les stages de prérentrée se développent. Lorenzo, 12 ans, rentre en 5e. C’est un garçon plutôt inquiet et qui n’aime pas avoir de mauvaises notes. Sa mère l’a inscrit à un stage de prérentrée au Cours Legendre, à Paris. Il lui en coûtera 725euros pour un stage de sixjours où il tra- vaillera trois matières (mathémati- ques, anglais et français). Il reverra les notions de 6e en petits groupes. «Cette perspective lui a permis d’être plus détendu pendant ses vacances. On a évité les devoirs de vacances et ça le rassure. Il est beau- coup moins angoissé de reprendre l’école », commente sa mère.

Les officines de cours particuliers (Cours Legendre, Acadomia, Complétude, etc.) enregistrent une augmentation de ces stages qui s’étalent sur les deux semaines précédant la rentrée. Les inscriptions sont en hausse de 30 % à Paris pour les Cours Legendre, qui proposent trois formules sur six ou neuf jours allant de 12 à 54heures pour 251 euros (primaire) et jusqu’à 1032 euros (lycée). L’augmentation est plus forte pour le lycée (+47 %) du fait de la réforme de 2010, viennent ensuite le collège (+41 %) et le primaire (+ 11%).

Qu’espèrent y trouver les familles ? « Les parents considèrent qu’une remise en route est utile à quelques jours de la rentrée pour remobiliser les acquis après la longue coupure d’été. Il s’agit principalement d’élèves moyens à bons », considère Sophie Boutet, responsable pédagogique des Cours Legendre.

par Martine Laronche dans Le Monde du 23 août 2011

Halte au sketch !

3 mars 2011

Vous trouverez ci-après le témoignage d’un membre de SOS Éducation réagissant à l’action que nous avons menée pour maintenir les notes à l’école. Certains en effet – et non des moindres, mais des personnalités comme Axel Kahn et Marcel Ruffo – ont proposé de supprimer tout simplement les notes à l’école primaire…Rappelez-vous, être noté ne vous aurait-il pas traumatisé dans votre enfance ?

 

Extrait du Téléstar du 6 décembre 2010

 

 

 

 

 

Les faits
Aussi incroyable que cela puisse paraître des personnalités éminentes comme Axel Kahn, grand généticien, Marcel Rufo, très médiatique pédopsychiatre se sont laissés prendre au jeu d’une association étudiante proche d’un petit groupe de militants très politisés. Sous couvert de lutte contre l’échec scolaire, ils ont lancé un appel qui détruit les derniers restes de notre école primaire. Encore une fois, c’est au nom de la lutte contre l’élitisme qu’ils livrent ce combat ! Avoir supprimé les classements, ne permettre aux professeurs des écoles de n’utiliser dans leur notation que A, B, C (ni D, ni E ne sont désormais admis, trop traumatisants) ne leur suffit pas. La déconstruction de l’école doit être totale.

L’avis de SOS Éducation : les notes sont une nécessité
Si l’on veut agir et aider les enfants en difficulté, il est nécessaire que les parents, les professeurs et les enfants eux-mêmes sachent où ils en sont, quel est leur niveau réel. Les positions de SOS Éducation ont été reprises dans les médias, les représentants de l’association entendus. Téléstar a même repris notre combat, lui donnant ainsi une audience dans plus de 2 millions de foyers. SOS Éducation ne le répétera jamais assez : les notes sont un moyen de suivre l’enfant, elles sont un moyen de savoir où il en est pour pouvoir agir.

Le témoignage
Je suis 100% d’accord avec l’action de SOS Éducation et bien sûr, pour le « non » à la suppression des notes. Les sports, nous dit-on, passionnent les jeunes… Quand ce n’est pas par points, les résultats des compétitions sportives sont jugées au centième de seconde, tandis que, en ce qui concerne l’éducation, les acquisitions intellectuelles, la formation des esprits (à l’esprit critique notamment), pas question de mettre des notes !

L’article de Téléstar
Pétition de SOS Éducation contre la suppression des notes
Pour la méthode syllabique – site de SOS Éducation

3 questions à … Françoise Cousin, orthophoniste

17 février 2011

Certains disent que la méthode globale d’apprentissage de la lecture n’a jamais été utilisée. Votre expérience clinique de plus de 30 ans le confirme-t-elle ?

Ce n’est pas vrai. La vraie méthode globale a probablement été peu utilisée, mais elle a été remplacée par des méthodes semi-globales. Et d’après les constats que j’ai pu faire, elles ont la même nocivité.

Y a-t-il vraiment des bonnes et des mauvaises méthodes d’apprentissage de la lecture ?

Je le vois quotidiennement. De même qu’on apprend à marcher avant de courir, on part du petit élément pour aller vers le grand.
Ce n’est pas le cas de la méthode globale, qui fait l’inverse. Elle voudrait faire sauter une étape essentielle à l’enfant, et le rendre lecteur, avant de savoir déchiffrer.

De plus, une méthode de lecture doit faire appel à tous les sens de l’enfant. Une méthode semi globale demande essentiellement un travail visuel : que fait-on lorsque l’on est partiellement ou essentiellement auditif ?

Partir de la mémorisation de mots par cœur n’est pas de la lecture. Il y a tromperie pour l’enfant à qui l’on fait croire qu’il sait lire. Je préconiserais une méthode qui part du son et de la lettre avec lesquels on construit des mots plutôt que des mots que l’on stock de prime abord. Le stockage vient après lorsque l’on sait lire.

Quel rôle a la méthode de lecture dans l’apprentissage général de l’enfant ?

Pour ma part et toujours en fonction des constats que j’ai pu faire lors de ces 30 ans d’exercice, je remarque qu’un enfant qui aborde de façon globale la lecture, entame de façon globale les autres matières. Ce qui me frappe lorsque je rééduque des enfants qui ont de problèmes logico-mathématiques, c’est de voir le parallèle entre l’abord de la lecture et celui des maths. On a la réponse ou on ne l’a pas, ce n’est pas le fruit d’une recherche. C’est comme pour les mots lus, on les a « en stock » ou on ne les a pas.

Je précise qu’il y a des enfants qui arriveraient malgré tout à apprendre à lire avec des étiquettes sur des bouteilles, mais ceux-là je ne les vois pas à mon cabinet… et ceux que je vois sont trop nombreux.

McKinsey&Co : Comment passer de « bon » à « très bon » ?

14 février 2011

« Les clés de l’amélioration des systèmes scolaires » est le titre du nouveau rapport publié par McKinsey & Company.

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Comment un système scolaire « bon » devient-il « très bon » ? Et comment un système « très bon» devient-il « excellent » ? C’est le thème du nouveau rapport.

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Afin de répondre à ces questions, McKinsey a étudié une vingtaine de systèmes scolaires dans le monde, à tous stades de performance, mais dont le point commun était d’avoir réalisé des progrès significatifs et durables.

McKinsey a ensuite examiné comment chacun de ces systèmes avait réussi à progresser dans leur niveau de performance. Nous avons ainsi mené près de 200 entretiens avec les acteurs des réformes de ces systèmes, et analysé 600 mesures mises en oeuvre dans une vingtaine de systèmes scolaires de niveaux très différents.

A partir de cette base, il a été possible d’identifier les éléments de réforme pertinents pour chaque stade de performance, pour passer d’une performance faible à une performance correcte, puis bonne, très bonne, et enfin excellente.

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Quel que soit son point de départ, un système scolaire peut nettement progresser en quelques années

Alors que les résultats des élèves ont stagné ou régressé au cours des dix dernières années dans beaucoup de pays, les systèmes analysés dans cette étude ont tous connu des progrès significatifs en l’espace de quelques années : de l’ordre d’un semestre d’équivalent année scolaire.

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En Europe comme en France, la première priorité est le renforcement des pratiques pédagogiques et la transmission des savoir-faire entre
les enseignants sur le terrain, clé du progrès

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Deuxième priorité : plus le niveau de performance des systèmes est élevé, plus les marges de manœuvre laissées au terrain doivent être grandes

(…)

L’enjeu pour la France : passer de « bon » à « très bon »

Si l’on s’en réfère aux classements internationaux de référence, l’enjeu pour la France est de passer du niveau « bon » au niveau « très bon » puis « excellent », tout en assurant l’homogénéité de ce niveau sur l’ensemble de son territoire.

Pour répondre à cet enjeu, les grands principes se dégageant de cette étude et les leviers de progression identifiés semblent pouvoir s’appliquer à la France, avec deux priorités : renforcer le développement professionnel des enseignants et leurs pratiques pédagogiques sur le terrain par un travail au sein des équipes d’enseignants et en partageant les bonnes pratiques ; accroître les marges de manœuvre au niveau des rectorats, des établissements ou groupes d’établissements, notamment en termes de capacité d’innovation et de prise d’initiatives pédagogiques.

Télécharger le résumé du rapport McKinsey

Trois questions à…

11 février 2011

La revue parlementaire a interrogé Olivia Millioz, responsable de la communication de SOS Éducation.

Qu’avez-vous pensé des résultats de la France dans la dernière édition du rapport PISA ?

Depuis le lancement de l’enquête PISA, il y a dix ans, les performances de la France n’ont cessé de baisser. Ces très mauvais résultats devraient nous faire réagir, or les politiques ne font rien. Il faut savoir que 40 % des enfants n’arrivent pas à lire correctement en sortant du primaire. Cette situation a été constatée par de très nombreux rapports sur la question : l’école française n’apprend plus à nos enfants à lire et écrire correctement.

Quelles sont les causes de cette situation ?

Il y a un problème de méthode d’apprentissage de la lecture, mais le dire c’est soulever l’un des plus grands tabous du moment. Beaucoup d’écoles refusent de faire le choix de la méthode syllabique. Il n’y a qu’à ouvrir les manuels actuellement en vigueur pour s’en convaincre. On reste sur une approche globale qui a d’ailleurs des conséquences néfastes sur l’apprentissage des autres matières. En mathématiques, par exemple, ces difficultés en lecture posent problème dans la compréhension des énoncés.

Pourriez-vous proposer 3 mesures pour remédier à cette situation ?

Il faut tout d’abord mettre en œuvre une action parlementaire en faveur de l’approche syllabique. Des études menées au Royaume-Uni qui viennent d’être publiées ont montré que les écoles utilisant cette méthode avaient des meilleurs résultats en lecture, indépendamment de la situation sociale des élèves. Les auteurs de cette initiative ont eux-mêmes été surpris des résultats obtenus. D’autre part, il faut faire en sorte que l’on identifie au sein des écoles les bonnes pratiques, ce qui suppose plus de transparence. Demandez aujourd’hui quelle méthode est utilisée dans l’école de votre enfant, vous obtiendrez rarement une réponse claire. Enfin, il faut aller vers une autonomie plus grande des établissements. Il est urgent de doter les écoles d’une vraie direction qui soit incarnée. Or actuellement, les professeurs d’écoles primaires ou de collèges reçoivent des messages brouillés et contradictoires de la part de leurs différentes instances hiérarchiques. Les discussions sur l’école ont trop souvent été monopolisées par des utopistes. Il est important de dépassionner ce débat afin de gagner en efficacité pour les enfants.

Article tiré de La revue parlementaire – Janvier 2011

 

 

 

 

 

Vous pouvez également retrouver l’interview sur le site Méthode syllabique.

Nos professeurs souffrent trop

9 février 2011

En direct de la salle des profs…

Les professeurs qui travaillent en zone violence, RAR et autres réseaux prioritaires souffrent toujours autant.

De quoi ? De l’indiscipline au quotidien. Ils souffrent d’une lutte sans merci qu’ils livrent chaque jour pour pouvoir dégager 10, 20 voire 30 minutes par heure où enfin ils se consacrent à leur métier : enseigner, apprendre aux élèves, les tirer vers le haut.

Chaque jour les professeurs luttent. Ils ne restent pas sans rien faire. Au contraire. Ils développent des systèmes D, s’organisent entre eux. « Moi, je fais cours porte ouverte, on s’est organisé par pallier. On est huit collègues, on fait tous cours porte ouverte. Quand on entend que cela va mal dans la classe de son voisin. On intervient. », témoignait hier un professeur à la réunion du groupe de travail sur la violence à l’école qui s’est tenue dans les locaux de SOS Éducation.

Une autre de souligner : « J’arrive à faire cours à peu près normalement. Mais je suis un vrai sergent-chef. Je suis odieuse. Je me déteste moi-même. Je sur-joue ».

Pour ces professeurs, qui sont chaque jour en première ligne, être autoritaire est une question de survie. Ils ne sont pas en train de se demander si c’est trop ou pas assez.

Mais ils ne se sentent pas suivis. On (administration, chef d’établissement, ministère, inspecteurs, parents,…) leur laisse gérer le problème seul. C’est à eux que revient de trouver la solution ! Et si justement ce n’était pas si simple.

Que fait le chef d’établissement ? Il compte. « A partir de maintenant, il nous est interdit de faire des conseils de discipline. On est début février et on a déjà atteint notre quota. Alors on nous demande de faire le canard », témoigne un professeur.

Que fait le ministre ? Il tergiverse. Plus de 140 députés ont soutenu les 8 mesures contre la violence à l’école proposées par SOS Éducation. Ils comprennent combien il est important de soutenir les professeurs, combien il est urgent d’établir toutes les conditions permettant d’asseoir leur autorité. Mais voilà, ce que l’on finit parfois par considérer comme secondaire sur le terrain est par contre particulièrement efficace dans les arcanes du ministère : les forces syndicales. Elles font de la résistance et vident petit à petit tous les textes en préparation sur la question des sanctions de leur contenu.

Les services du ministère ont élaboré un décret qui vise à rendre le recours à la sanction en cas de problème évident pour tout le monde – même si dans le même temps il demande de ne plus exclure les élèves au-delà de huit jours et donne du même coup l’impression de demander tout et son contraire. Mais focalisons-nous un instant simplement sur les aspects positifs de ce texte et non sur ses ambigüités ; il fait en sorte que la sanction devienne bel et bien automatique dans le cas où un professeur est agressé verbalement, agressé physiquement ou dans le cas où un élève récidive. Annoncé à grand renfort de trompettes, à la une de tous les journaux à la fin du mois d’août dernier, juste avant la rentrée scolaire 2010-2011, il aurait pu être un début de signal. Qu’en est-il au final ? Les professeurs n’en ont même pas entendu parler ! Normal, il est toujours dans les cartons. Mais qu’attend le gouvernement ? De nouvelles dépressions, démissions, suicides … d’autres agressions … Non, depuis des mois le texte est discuté et rediscuté au Conseil Supérieur de l’Éducation, instance exclusivement consultative. La dernière « concertation » a duré plus de dix heures ! Syndicats de professeurs, syndicats de lycéens et fédérations de parents s’appliquent à détricoter savamment les quelques bases que le Ministre hésite encore à poser.

Résistez, Monsieur le Ministre. Les professeurs ont besoin d’être soutenus. Ayez le courage de déclarer l’indiscipline grande cause de l’Éducation Nationale en 2012 puisqu’en 2011 le créneau est déjà occupé. Vous donneriez enfin un message positif aux professeurs. On ne peut pas faire de la discipline à l’école un sujet tabou. Pour que cela fonctionne, les mêmes positions fondamentales doivent être partagées par tous. L’heure ne doit pas être à la compassion ou la réflexion mais à l’action. Aller à l’école est une chance et doit le rester, encore faut-il pour cela que les professeurs puissent enseigner. Établir des limites, préserver les conditions d’enseignement, faire que chacun partage les mêmes exigences de respect des adultes est urgent. Certains élèves ne connaissent que la loi du plus fort. Être une racaille, est un compliment à leurs yeux. Il est de notre devoir de leur apprendre autre chose dans les meilleures conditions pour tous.

Accès à l’observatoire des violences à l’école

Réformer l’école publique ?

9 juin 2009

David Barbaud, commentateur régulier du blog de SOS Education, a défini ses neuf propositions de réforme de l’école publique.

1. Instituer un examen d’entrée en sixième : pas de collège si l’on ne sait pas correctement lire, écrire et compter. Pour ce faire, une réforme en profondeur du primaire est à mener, remplaçant les activités d’éveil et les goûters par l’apprentissage rigoureux des fondamentaux permettant à l’individu de s’épanouir bien mieux qu’en le laissant se débrouiller lui même (voilà le vrai mépris). Créer une sixième relais dans l’immédiat afin de permettre une mise à niveau de l’élève ne satisfaisant pas totalement à l’examen d’entrée.

2. C’est au collège que tout se joue. Il y faut les meilleurs pédagogues et les plus compétents. L’âge des professeurs est aussi un facteur décisif. Pas de jeunes professeurs trop peu sûrs. Le professeur doit avoir le bagout et l’expérience pour mener sa classe de jeunes adolescents naturellement turbulents. Les jeunes professeurs doivent suivre plusieurs années de tutorat dans les collèges et les lycées et se former auprès des plus aguerris.

2. Cycle commun à tout le monde de la sixième à la quatrième. Trois années de formation la plus complète possible en culture générale mais une seule langue vivante apprise de la façon la plus rigoureuse.

3. Première échéance en fin de quatrième. En fonction des résultats scolaires, orientation vers un lycée professionnel dont la voie doit être revalorisée, avec un cycle de quatre années sanctionnées par un BEP solide et reconnu.

4. Pour les élèves dont il est évident qu’un tel cycle, même à vocation professionnelle, ne pourra conduire qu’à l’échec : il faut développer pour eux rapidement un système d’apprentissage dès l’âge de 14 ans dans des domaines vairés à définir parmi notamment les nouveaux métiers du tertiaire.

5. Il n’est pas question de subir la présence d’élèves perturbateurs au sein des établissement scolaire âgés de plus de 14 ans. Il faut dès lors responsabiliser les familles et trouver une voie de sortie très rapidement. (Nous avons aujourd’hui en troisième des élèves de 16 à 17 ans qui n’y ont strictement rien à faire). Un collège public doit avoir la possibilité d’exclure immédiatement et sans procédure un élève ayant commis un acte délictueux grave.

6. Pour les autres élèves, le conseil de classe détermine leur capacité à passer en troisième. Cette année devient une année préparatoire au lycée avec toutes les options possibles en vue du lycée général.

7. En fin de troisième, un examen d’entrée au lycée sera imposé aux élèves qui devront y satisfaire sous peine de redoublement immédiat.

8. Le lycée doit se réformer grandement. C’est aujourd’hui un vaste barnum. Pas de seconde indifférenciée. En fonction des options entrevues en troisième, les élèves choisiront entre seconde scientifique, seconde littéraire et linguistique (filière qui doit être absolument revalorisée), et seconde économique. Trois années soumises à la sanction d’un conseil de classe souverain.

9. Enfin un vrai baccalauréat, pas la plaisanterie qui existe aujourd’hui (exceptée le bac S, encore un peu préservé), bac national, sésame indispensable à l’entrée dans une université qui elle aussi est à refonder largement, mais je suis ici hors de mon domaine de compétence.