Archive for the ‘Crise de l'école’ Category

Référendum National sur l’école

3 août 2012

L’école a un besoin urgent de profondes réformes : regardez cette vidéo et exprimez-vous en participant au Référendum national sur l’école de SOS Éducation !

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SOS Education sur BFM TV

30 septembre 2011

BFM Story recevait le 27 septembre Olivia Millioz, porte-parole de SOS Education, invitée à s’exprimer sur la grève des enseignants.

Quand Luc Chatel est piégé avec un exercice de CM2

8 juin 2011

Dix objets identiques coûtent 22 €. Combien coûtent 15 de ces objets ?

Lundi 6 juin 2011, dans son émission matinale, le journaliste de RMC et de BFM TV pose à Luc Chatel, le ministre de l’Éducation nationale, ce problème issu du cahier d’évaluation des élèves de CM2. Le coup classique. Moment de réflexion pour Luc Chatel qui, perdu, finit par répondre 16,5 € au lieu de 33 €. Piqué au vif, le ministre rétorque « Vous me sécherez toujours sur une question comme ça. C’est facile. » Puis il se reprend avec le sourire. « On peut être ministre et se tromper. J’assume pleinement ». Juste. En avril 2008, sur Canal+, Xavier Darcos, son prédécesseur, avait lui-même été piégé sur une règle de trois et la conjugaison du verbe naître au passé antérieur.

Voir l’interview-interro de Luc Chatel.

 

McKinsey&Co : Comment passer de « bon » à « très bon » ?

14 février 2011

« Les clés de l’amélioration des systèmes scolaires » est le titre du nouveau rapport publié par McKinsey & Company.

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Comment un système scolaire « bon » devient-il « très bon » ? Et comment un système « très bon» devient-il « excellent » ? C’est le thème du nouveau rapport.

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Afin de répondre à ces questions, McKinsey a étudié une vingtaine de systèmes scolaires dans le monde, à tous stades de performance, mais dont le point commun était d’avoir réalisé des progrès significatifs et durables.

McKinsey a ensuite examiné comment chacun de ces systèmes avait réussi à progresser dans leur niveau de performance. Nous avons ainsi mené près de 200 entretiens avec les acteurs des réformes de ces systèmes, et analysé 600 mesures mises en oeuvre dans une vingtaine de systèmes scolaires de niveaux très différents.

A partir de cette base, il a été possible d’identifier les éléments de réforme pertinents pour chaque stade de performance, pour passer d’une performance faible à une performance correcte, puis bonne, très bonne, et enfin excellente.

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Quel que soit son point de départ, un système scolaire peut nettement progresser en quelques années

Alors que les résultats des élèves ont stagné ou régressé au cours des dix dernières années dans beaucoup de pays, les systèmes analysés dans cette étude ont tous connu des progrès significatifs en l’espace de quelques années : de l’ordre d’un semestre d’équivalent année scolaire.

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En Europe comme en France, la première priorité est le renforcement des pratiques pédagogiques et la transmission des savoir-faire entre
les enseignants sur le terrain, clé du progrès

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Deuxième priorité : plus le niveau de performance des systèmes est élevé, plus les marges de manœuvre laissées au terrain doivent être grandes

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L’enjeu pour la France : passer de « bon » à « très bon »

Si l’on s’en réfère aux classements internationaux de référence, l’enjeu pour la France est de passer du niveau « bon » au niveau « très bon » puis « excellent », tout en assurant l’homogénéité de ce niveau sur l’ensemble de son territoire.

Pour répondre à cet enjeu, les grands principes se dégageant de cette étude et les leviers de progression identifiés semblent pouvoir s’appliquer à la France, avec deux priorités : renforcer le développement professionnel des enseignants et leurs pratiques pédagogiques sur le terrain par un travail au sein des équipes d’enseignants et en partageant les bonnes pratiques ; accroître les marges de manœuvre au niveau des rectorats, des établissements ou groupes d’établissements, notamment en termes de capacité d’innovation et de prise d’initiatives pédagogiques.

Télécharger le résumé du rapport McKinsey

Nos professeurs souffrent trop

9 février 2011

En direct de la salle des profs…

Les professeurs qui travaillent en zone violence, RAR et autres réseaux prioritaires souffrent toujours autant.

De quoi ? De l’indiscipline au quotidien. Ils souffrent d’une lutte sans merci qu’ils livrent chaque jour pour pouvoir dégager 10, 20 voire 30 minutes par heure où enfin ils se consacrent à leur métier : enseigner, apprendre aux élèves, les tirer vers le haut.

Chaque jour les professeurs luttent. Ils ne restent pas sans rien faire. Au contraire. Ils développent des systèmes D, s’organisent entre eux. « Moi, je fais cours porte ouverte, on s’est organisé par pallier. On est huit collègues, on fait tous cours porte ouverte. Quand on entend que cela va mal dans la classe de son voisin. On intervient. », témoignait hier un professeur à la réunion du groupe de travail sur la violence à l’école qui s’est tenue dans les locaux de SOS Éducation.

Une autre de souligner : « J’arrive à faire cours à peu près normalement. Mais je suis un vrai sergent-chef. Je suis odieuse. Je me déteste moi-même. Je sur-joue ».

Pour ces professeurs, qui sont chaque jour en première ligne, être autoritaire est une question de survie. Ils ne sont pas en train de se demander si c’est trop ou pas assez.

Mais ils ne se sentent pas suivis. On (administration, chef d’établissement, ministère, inspecteurs, parents,…) leur laisse gérer le problème seul. C’est à eux que revient de trouver la solution ! Et si justement ce n’était pas si simple.

Que fait le chef d’établissement ? Il compte. « A partir de maintenant, il nous est interdit de faire des conseils de discipline. On est début février et on a déjà atteint notre quota. Alors on nous demande de faire le canard », témoigne un professeur.

Que fait le ministre ? Il tergiverse. Plus de 140 députés ont soutenu les 8 mesures contre la violence à l’école proposées par SOS Éducation. Ils comprennent combien il est important de soutenir les professeurs, combien il est urgent d’établir toutes les conditions permettant d’asseoir leur autorité. Mais voilà, ce que l’on finit parfois par considérer comme secondaire sur le terrain est par contre particulièrement efficace dans les arcanes du ministère : les forces syndicales. Elles font de la résistance et vident petit à petit tous les textes en préparation sur la question des sanctions de leur contenu.

Les services du ministère ont élaboré un décret qui vise à rendre le recours à la sanction en cas de problème évident pour tout le monde – même si dans le même temps il demande de ne plus exclure les élèves au-delà de huit jours et donne du même coup l’impression de demander tout et son contraire. Mais focalisons-nous un instant simplement sur les aspects positifs de ce texte et non sur ses ambigüités ; il fait en sorte que la sanction devienne bel et bien automatique dans le cas où un professeur est agressé verbalement, agressé physiquement ou dans le cas où un élève récidive. Annoncé à grand renfort de trompettes, à la une de tous les journaux à la fin du mois d’août dernier, juste avant la rentrée scolaire 2010-2011, il aurait pu être un début de signal. Qu’en est-il au final ? Les professeurs n’en ont même pas entendu parler ! Normal, il est toujours dans les cartons. Mais qu’attend le gouvernement ? De nouvelles dépressions, démissions, suicides … d’autres agressions … Non, depuis des mois le texte est discuté et rediscuté au Conseil Supérieur de l’Éducation, instance exclusivement consultative. La dernière « concertation » a duré plus de dix heures ! Syndicats de professeurs, syndicats de lycéens et fédérations de parents s’appliquent à détricoter savamment les quelques bases que le Ministre hésite encore à poser.

Résistez, Monsieur le Ministre. Les professeurs ont besoin d’être soutenus. Ayez le courage de déclarer l’indiscipline grande cause de l’Éducation Nationale en 2012 puisqu’en 2011 le créneau est déjà occupé. Vous donneriez enfin un message positif aux professeurs. On ne peut pas faire de la discipline à l’école un sujet tabou. Pour que cela fonctionne, les mêmes positions fondamentales doivent être partagées par tous. L’heure ne doit pas être à la compassion ou la réflexion mais à l’action. Aller à l’école est une chance et doit le rester, encore faut-il pour cela que les professeurs puissent enseigner. Établir des limites, préserver les conditions d’enseignement, faire que chacun partage les mêmes exigences de respect des adultes est urgent. Certains élèves ne connaissent que la loi du plus fort. Être une racaille, est un compliment à leurs yeux. Il est de notre devoir de leur apprendre autre chose dans les meilleures conditions pour tous.

Accès à l’observatoire des violences à l’école

Super Pédago attire les mouches avec du vinaigre

28 janvier 2011

Super Pédago : Superhéros, tout simplement

16 janvier 2011

Super Pédago cauchemarde

6 décembre 2010

Pétition : Non à la politique de l’autruche !

22 octobre 2010

Cher ami,

Il ne vous reste sans doute que quelques minutes pour consulter les pages du site Internet des lycées publics Delambre et Montaigne d’Amiens, où le courageux proviseur Catherine Guichet a publié les photos et comptes-rendus des actes de délinquance commis par des « lycéens » :

Perturbations du lundi 11 octobre 2010
Journee du 14 octobre 2010
Autruche autruche
Lundi 18 octobre 2010 Bilan de la situation

Il s’agit du seul exemple en France où un proviseur ait osé briser la loi du silence imposée par l’Éducation nationale.

Mais Catherine Guichet a subi de telles pressions qu’elle a été obligée, hier, de supprimer les liens vers ces pages à partir du site officiel du lycée.

A l’heure où je vous écris, elles sont encore trouvables mais elles vont être supprimées d’un instant à l’autre. Si vous arrivez trop tard, vous pourrez néanmoins encore les voir partiellement sur l’article précédent.

Cette affaire est emblématique de la folle politique menée par l’Éducation nationale, qui consiste à cacher au grand public ce qui se passe vraiment dans les établissements.

Dès le 18 octobre, Catherine Guichet faisait état des pressions qu’elle avait commencé à subir. Un « enseignant » l’accusait de faire « de la publicité pour le privé » en publiant les photos des incendies et des dégradations commises dans son établissement.

Nous avons alors réalisé que l’initiative de Catherine Guichet déplaisait fortement au Rectorat et à certains syndicats enseignants, et qu’elle allait être tuée dans l’œuf.

Nous avons donc immédiatement fait des sauvegardes des pages du site. Et en effet, quelques heures plus tard, les partisans de la chape de plomb avait déjà triomphé !

Nous organisons une « Lettre au Recteur d’Amiens », dans laquelle nous lui faisons part de notre soutien à la démarche de Catherine Guichet, qui seule sauve l’honneur de l’institution. Si vous le souhaitez, vous pouvez co-signer cette lettre en cliquant ici.

Il est important qu’un très grand nombre de personnes signe avec nous, pour montrer au Recteur que notre point de vue est bien celui de la majorité des parents et des professeurs. En tant qu’adultes responsables, nous ne nous voilons pas la face devant la réalité de ce qui se passe dans les écoles.

Nous ne pensons pas qu’étouffer les faits fera progresser les choses. Nous pensons que seule la transparence permettra de s’attaquer à la violence qui mine nos écoles.

Enfin, par principe, nous sommes opposés à toutes les tentatives du pouvoir de balayer sous le tapis les faits qui ne l’arrangent pas. La France n’est pas (encore), une dictature militaire ! Si vous partagez notre désir que le public soit correctement informé sur ce qui se passe dans les écoles de la République, merci de signer notre lettre au Recteur d’Amiens.

Vous pouvez également adresser un message de soutien au proviseur Catherine Guichet en cliquant ici.

(Merci de mettre l’association en copie de votre message : vous pouvez utiliser l’adresse électronique suivante : soutien@soseducation.com).

Enfin, continuez à nous envoyer vos témoignages des violences dont vous ou vos enfants avez été victimes ces derniers jours.

Bien cordialement,

Vincent Laarman
Délégué général

Pour signer la lettre au recteur :

Des cours de lutte à l’école ?

12 octobre 2010

Le sociologue suisse Sandro Cattacin proposait dans Le Temps d’introduire des cours de lutte à l’école :

S’exprimant au sujet d’une rixe collective organisée dans la commune genevoise de Meyrin et déjouée par la police, le professeur affirmait que «nous vivons dans une société surpacifiée, où le système scolaire est féminisé.»

Ce qui est vrai en Suisse ne l’est-il pas chez nous ?