Archive for the ‘Communiqué’ Category

Année scolaire 2012-2013 : SOS Éducation réclame des mesures d’urgence pour favoriser la lecture et l’écriture au primaire

6 septembre 2012

40% des élèves sortent de l’école primaire sans savoir lire et écrire correctement. Le Ministre de l’Éducation nationale et les participants à la concertation font le même constat.

Malgré cette situation alarmante, aucune mesure d’urgence pour la lecture ou l’écriture n’a été prise.

« Cette année encore, les enseignants devront se débrouiller seuls avec des manuels inadaptés à des élèves de CP et sans aucune formation à l’apprentissage de la lecture » indique Olivia Millioz, porte-parole de SOS Éducation.

« Nous sommes heureux que le gouvernement ait fait de l’école primaire sa priorité. Mais il doit aussi prendre des mesures efficaces pour que tous les élèves apprennent à lire et à écrire à l’école » ajoute Olivia Millioz.

6,7 millions d’écoliers ont repris le chemin de l’école élémentaire. Si aucune mesure n’est prise au plus vite, plus de 2 millions d’entre eux ne sauront ni lire ni écrire correctement à l’âge adulte.

« Nous attendons que l’année 2012/2013 soit déclarée année de la lecture dans toutes les écoles primaires » demande la porte-parole de l’association.

Contact presse : Olivia Millioz – 01 45 81 22 67

Publicités

Rythmes scolaires : Il est impératif de raccourcir les vacances d’été

15 juin 2012

Le Ministre de l’Éducation, Vincent Peillon, vient d’annoncer qu’il choisissait d’allonger de 4 jours les vacances de la Toussaint pour la prochaine rentrée scolaire.

Cette annonce ne peut se faire sans contrepartie.

L’ensemble de la communauté éducative rassemblée autour de SOS Éducation demande que les vacances d’été soient raccourcies de quatre jours et que cette mesure entre en vigueur à la rentrée 2012-2013.

« Si l’on veut donner les mêmes chances à chaque élève, on doit impérativement regagner ces quatre jours sur les vacances d’été dès cette année. L’annonce du Ministre est totalement incomplète ! », déclare Olivia Millioz, porte-parole de SOS Éducation.

« Si l’on souhaite que tous les enfants réussissent à l’école, il faut leur redonner du temps pour qu’ils puissent apprendre. Ils ont besoin non d’être gavés mais de travailler régulièrement et méthodiquement. Nous avons tous à y gagner : les élèves, les enseignants et les parents ! » ajoute la porte-parole de l’association.

Les écoliers français travaillent en effet déjà 36 jours de moins que les écoliers européens. Ils n’ont que 144 jours de classe contre 180 jours en moyenne en Europe.

Contact presse : Olivia Millioz – 01 45 81 22 67

Communiqué : Quand l’Éducation nationale prendra-t-elle en compte les familles ?

4 avril 2012

L’affaire de Créteil révèle une nouvelle fois combien l’institution néglige le malaise des familles devant la gravité des faits.

Si l’enseignant soupçonné de pédophilie et poursuivi pour attouchements sur des enfants âgés de 4 à 5 ans a été démis de ses fonctions et remplacé immédiatement, il aura fallu attendre quinze jours pour que l’administration scolaire prenne en compte les familles des enfants victimes et les rencontre.

« Dans des cas aussi graves, on ne peut pas remettre son enfant à l’école le lendemain en faisant comme s’il ne s’était rien passé. Or ces parents et ces enfants, personne n’est venu les voir avant le 2 avril. Il a fallu attendre 15 jours et une campagne de presse pour que le ministre et le recteur se manifestent auprès des familles » souligne Olivia Millioz porte-parole de l’association.

Pour les membres de SOS Éducation, il est évident que des événements aussi graves réclament la mise en place d’une gestion de crise immédiate par le Ministre et les services du ministère.

L’institution scolaire n’est pas une institution comme les autres « Trop souvent, les parents sont tenus à l’écart de ce qu’il se passe à l’intérieur de l’école. Or ils lui confient tous les jours ce qu’ils ont de plus cher au monde : leurs enfants » rappelle Olivia Millioz.

Il est du devoir du ministère de l’éducation nationale de maintenir le lien de confiance qui a aujourd’hui tant de mal à exister entre l’institution et les familles.

Contact presse : Olivia Millioz – 01 45 81 22 67

SOS Éducation dans l’AEF

28 juin 2011
Dépêche n°152182
Paris, Lundi 27 juin 2011, 19:20:15

Décrets relatifs aux sanctions disciplinaires : réactions du Snalc, du Sgen et de SOS-Éducation

[…]
SOS ÉDUCATION. SOS Éducation « salue l’initiative du ministre de l’Éducation nationale ». L’association d’enseignants et de parents d’élèves ajoute que « c’est la première fois depuis 25 ans qu’un texte vient renforcer l’autorité des professeurs et des chefs d’établissement. Il permettra à chacun de mieux assumer ses responsabilités : élèves, parents, professeurs et chefs d’établissements », estime l’organisation. « Ces décrets ont fait l’objet d’un soutien actif des membres de la communauté éducative rassemblée autour de SOS Éducation : plus de 60 000 personnes se sont mobilisées autour de la pétition lancée par SOS Éducation (AEF n°147718) », poursuit l’association.

Pour SOS-Éducation, « une dernière étape reste à franchir : responsabiliser les vrais grands perturbateurs dans nos écoles, ceux pour lesquels la seule réponse que peut apporter l’institution est l’exclusion définitive ». L’association « demande que les élèves hautement perturbateurs sanctionnés par une exclusion définitive deviennent acteurs de leur réintégration. Aujourd’hui c’est l’administration qui se charge automatiquement de leur trouver un nouvel établissement et l’élève n’est absolument pas responsabilisé dans sa démarche »

[…]

Remerciez Monsieur le Ministre d’avoir eu le courage de passer à l’acte et de signer le décret sur les sanctions à l’école et encouragez-le maintenant à aller au bout de sa démarche :

Signez la pétition

Déjà 10 000 signatures à la pétition de soutien au professeur agressé à Juvignac !

30 octobre 2009

Solidarité avec le professeur agressé à Juvignac

Solidarité avec le professeur agressé à Juvignac


SOS Éducation a lancé une pétition de solidarité avec le professeur agressé à Juvignac.

10 000 signatures ont déjà été recueillies pour demander au président de la République, à la ministre de la Justice et au ministre de l’Éducation nationale de faire cesser immédiatement les poursuites contre ce professeur qui a fait preuve d’une bravoure exceptionnelle et qui se retrouve aujourd’hui mis en examen pour homicide volontaire.

La mobilisation face aux dangers encourus par les professeurs continue. Les dernières 24 heures ont vu affluer plus de 2000 nouveaux signataires.

Parents et professeurs s’unissent face à la violence que tous sont à même de rencontrer dans le parcours scolaire de leurs enfants ou dans leur carrière.

Payés pour leur présence

2 octobre 2009
figuration-scolaire

figuration-scolaire

Ce n’est pas seulement une mesure gadget – une de plus – que vient de mettre en place, à titre d’expérimentation, l’académie de Créteil, c’est une véritable provocation et une dangereuse innovation. Il s’agit de rémunérer lesdits élèves lorsqu’ils consentiront à se rendre en classe au lieu de faire l’école buissonnière !

Six classes, choisies dans trois lycées professionnels de cette académie, se verront proposer ce prétendu remède à l’absentéisme : les élèves recevront en début d’année une « cagnotte » fictive de 2 000 euros, qui augmentera tous les deux mois jusqu’à atteindre 10 000 euros s’ils font preuve d’assiduité. Remise aux élèves à la fin de l’année, elle leur permettra de se payer un voyage ou des leçons pour passer le code de la route.

Cette « expérience » est scandaleuse à plusieurs égards.

En premier lieu, l’enseignement en France est obligatoire et gratuit – or ce cadeau inestimable est considéré comme un dû, voire comme une corvée. Les élèves français – y compris ceux qui sont issus de l’immigration et qui font souvent partie des « populations défavorisées » prioritairement visées par l’innovation de l’académie de Créteil – ont oublié qu’étudier est une chance qui n’est pas donnée à tous les adolescents dans le monde. Il n’en va pas de même ailleurs.

Au Maroc, par exemple, la scolarisation est théoriquement obligatoire et gratuite pour les enfants de 6 à 15 ans depuis 2002, mais en pratique, le taux national de fréquentation dans le secondaire sur la période 2000-2007 ne dépasse pas 39 % pour les garçons et 36 % pour les filles, selon l’Unicef.

Au Mali, le taux de fréquentation dans le secondaire est de 15 % pour les garçons et 11 % pour les filles.

En Inde, où l’enseignement est théoriquement gratuit et obligatoire de 6 à 14 ans depuis le mois d’août dernier, 70 millions d’enfants ne fréquentent pas l’école. Les taux de fréquentation dans le secondaire sont de 59 % pour les garçons et de 49 % pour les filles.

Il est pour le moins immoral de rémunérer la présence des élèves en classe en France, alors qu’ils profitent de la chance qui leur est donnée d’accéder aux études et au savoir afin de préparer leur propre avenir !

Par ailleurs, cette mesure représente une véritable insulte faite aux enseignants, aux élèves eux-mêmes et à l’ensemble des citoyens.

Insulte aux enseignants et aux chefs d’établissement, dont le rectorat bafoue l’autorité en « achetant » les élèves pour qu’ils acceptent d’assister aux cours.

Insulte aux élèves, que l’on tient pour incapables de comprendre par eux-mêmes l’intérêt de faire des études.

Insulte aux citoyens, qui déboursent déjà près de 60 milliards d’euros pour abonder le budget de l’Éducation nationale, premier poste budgétaire de l’État. C’est déjà un effort considérable. Est-il concevable d’en exiger davantage de leur part pour « récompenser » une attitude qui représente le minimum que l’on puisse attendre d’un élève ?

Il existe 1 687 lycées professionnels en France, dispensant leur enseignement à plus de 700 000 élèves. En admettant que l’on attribue 10 000 euros à deux classes dans chacun de ces établissements, comme c’est le cas dans chacun des trois lycées choisis pour cette expérience, le coût de la mesure s’élèverait déjà à plus de 33,7 millions d’euros. Mais pourquoi s’en tenir à deux classes et aux seuls lycées professionnels ? Il existe en France 9 651 collèges et lycées…

Enfin, on peut s’interroger sur les conséquences de cette mesure aberrante au sein même des classes. Les établissements qui sont le plus concernés par l’absentéisme sont souvent aussi ceux qui sont le plus touchés par la violence scolaire. L’éventuelle baisse de cette cagnotte risque d’accroître les tensions, en particulier lorsqu’on annonce une forte épidémie de grippe. Si des élèves tombent malades, leurs camarades ne leur tiendront-ils pas rigueur de leur absence ?

Pour toutes ces raisons, les 80 000 membres de SOS Éducation demandent à Luc Chatel, ministre de l’Éducation, de mettre fin à l’expérience en cours dans l’académie de Créteil et de renoncer aux mesures-gadget, qui coûtent cher et ne règlent rien.

À lire aussi, sur le même sujet, les articles de René Foulon, H16, l’Hérétique et Lolik :

Assiduité

Aucune condamnation en justice contre SOS Éducation

3 septembre 2009

Dans son article du 2 septembre 2009 sur « l’offensive des partisans de l’école traditionnelle », le quotidien Le Figaro a laissé entendre à ses lecteurs que SOS Éducation s’était fait condamner par la Justice dans un procès l’opposant à l’association « Sauver les lettres » pour avoir gonflé le nombre de ses adhérents.

L’association SOS Éducation n’a jamais été condamnée par la Justice. Ni à ce sujet, ni à d’autres.

C’est au contraire elle qui a poursuivi en diffamation l’association « Sauver les Lettres », qui l’avait faussement accusée dans un communiqué de presse d’octobre 2007, de n’être qu’« un groupuscule, dont les 64 000 membres ne seraient que les victimes d’une opération massive de publipostage ».

Le tribunal a jugé que ces allégations ne portaient pas atteinte à l’honneur et à la réputation de SOS Éducation, et n’étaient donc par conséquent pas diffamatoires. Cela ne signifie en aucun cas que la Justice ait cautionné les propos de « Sauver les Lettres ». Le tribunal ne s’est jamais prononcé sur le fond de ces accusations, destinées à minimiser le succès de l’association SOS Éducation.

Concernant son nombre de membres actifs, l’association SOS Éducation tient un décompte extrêmement précis. Les bordereaux de dépôt à la poste des attestations fiscales concernant les dons permettent d’avoir une preuve de ce que l’on annonce : « 80 000 membres actifs à ce jour », et sont à la disposition de quiconque souhaiterait les consulter.

80 000 membres, c’est beaucoup, c’est évidemment beaucoup plus que bon nombre de syndicats et partis politiques dits représentatifs et nous sommes très fiers de pouvoir compter sur leur soutien constamment renouvelé.