Archive for mars 2012

Une orthophoniste tire la sonnette d’alarme

29 mars 2012

 » Orthophoniste en libéral depuis cinq ans dans une petite ville de province, je suis en colère de voir chaque semaine des enfants arriver au cabinet uniquement à cause de la méthode de lecture utilisée par leur enseignant.
Je ne jette pas la pierre aux instituteurs,  la plupart ne savent pas quelles sont les méthodes les plus efficaces. Mais certains n’acceptent pas non plus nos remarques, pourtant formulées avec le plus de délicatesse possible.

De nombreux orthophonistes s’accordent pour dire que l’immense majorité des enfants qui arrivent pour trouble de la lecture ne viendraient pas consulter si on leur apprenait à lire avec une méthode syllabique. Nous en avons assez de faire du soutien scolaire. Mais si nous ne le faisons pas, qui sortira ces enfants de l’illettrisme lorsque les instituteurs ne veulent pas changer de méthode? Je me permets de rajouter que cela se fait aux frais de la sécurité sociale. La société paie très très cher les errances pédagogiques d’un petit groupe qui a voulu tout révolutionner.

Bien sûr que si la méthode syllabique était de nouveau utilisée, je perdrais la moitié de mes patients venant pour troubles de lecture, mais je m’en réjouirais. cela signifie que ne viendraient chez moi que ceux qui en ont vraiment besoin (vrais dyslexiques, handicapés etc). Et cela réduirait les délais d’attente indécents que nous avons aujourd’hui.

Par pitié, revenons à la raison!!!!

(A.D., Haute Savoie)

Découvrez notre sélection de méthodes syllabiques en cliquant ici

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Les actes du colloque sont disponibles en vidéo !

28 mars 2012

Les actes du colloque sont disponibles en consultation sur le site, en pdf téléchargeable et désormais en vidéo !

Pour accédez aux vidéos du colloque cliquez-ici

Vaincre l’illettrisme, ça commence au CP : les actes du colloque disponibles en ligne

26 mars 2012

Vous avez été nombreux à nous demander les actes du colloque exceptionnel Vaincre l’illettrisme, ça commence au CP, organisé par SOS Éducation, en partenariat avec 6 associations.

Nous sommes très heureux de vous annoncer que les actes de cette journée sont disponibles en ligne, en cliquant ici. Vous pouvez soit les télécharger directement, soit consulter les différentes tables rondes.

En cliquant sur ce lien, vous aurez accès :

–  aux différentes interventions,

– à la présentation des intervenants

– aux échanges avec la salle mêmes les plus vifs

– aux photos des temps forts de la journée

– aux schémas et aux graphiques commentés par les intervenants

N’hésitez pas à nous faire part de vos réactions ou de vos suggestions sur ce blog, par email ou sur Twitter ou Facebook.

Très bonne lecture.

Retrouvez l’intégralité des actes du colloque en cliquant ici

Insulté par un élève, lâché par sa hiérarchie…

19 mars 2012

Victime d’insultes à caractère racistes de la part d’un lycéen, Augustin Legrand, assistant d’éducation dans un lycée professionnel du Loir-et-Cher n’a reçu aucun soutien de la part de sa hiérarchie. L’élève a simplement été exclu trois  jours.

Pas de conseil de discipline, pas de réaction du rectorat. En revanche, il est devenu la bête noire de sa hiérarchie, qui le juge trop « susceptible ». Pire : après avoir alerté le rectorat, l’inspection académique et le médiateur de l’Education Nationale, il s’entend répondre que « c’est comme ça dans tous les lycées de France ».

Aujourd’hui, la direction du lycée a pris position… contre Augustin Legrand : « puisque tu soulèves des problèmes que nous ne sommes pas en mesure de régler ou que nous ne pouvons pas régler, tu n’as qu’à démissionner ».

Ce dernier est maintenant en arrêt maladie et  a décidé de porter plainte contre le jeune homme de 18 ans.

Combien faudra-t-il encore de professeurs insultés, méprisés, pour que l’Education Nationale se décide à avoir une position ferme ?
Combien de temps les professeurs devront-ils se laisser humilier avant que les chefs d’établissement ne décident de réagir ?
Faut-il vraiment attendre que plus personne ne veuille ni enseigner, ni surveiller ces élèves pour faire quelque chose ?

Lire l’article sur rue89.com

La Planète des Alphas à l’Atelier du Mercredi

15 mars 2012

Nous avons été très heureux d’accueillir hier 10 enseignantes de primaire lors d’un nouvel Atelier du Mercredi, consacré à la Planète des Alphas.

Toutes sont, ont été ou souhaitent travailler en CP ou en grande section de maternelle. Les interrogations sont nombreuses et partagées entre ces deux années charnières dans la scolarité d’un enfant.

Toutes étaient d’accord pour souligner l’importance du travail de préparation avant d’aborder l’apprentissage de la lecture proprement dit :  faire parler les enfants, enrichir leur vocabulaire, leur faire prendre conscience que les mots sont composés de sons différents.

Si toutes s’accordent sur la théorie, les moyens d’y parvenir dans une classe sont loin d’être évidents, notamment dans les ZEP.

Si vous êtes enseignant et souhaitez participer à nos prochains ateliers, n’hésitez pas à vous renseigner sur les prochaines dates sur www.soseducation.org.


Les ravages des méthodes semi-globales : le témoignage d’une orthophoniste.

12 mars 2012

Françoise Cousin exerce à Paris depuis plus de 32 ans.

« Je vois beaucoup d’enfants qui viennent pour des problèmes d’apprentissage du langage écrit. Je vois aussi des enfants qui viennent pour des problèmes logico-mathématiques. Aussi bizarre que cela puisse paraître, ce sont ces problèmes logico-mathématiques qui m’ont amenée à me poser des questions.

La première question que je pose à un enfant qui vient pour un problème logico-mathématique, que ce soit au CP, en CE1, en sixième, en cinquième, c’est s’il se souvient de la méthode avec laquelle il a appris à lire. Et là, c’est assez confondant : je retrouve toujours une méthode semi-globale. Pour moi, semi-globale ou globale, même problème !

Parmi ces enfants, il y en a qui sont réellement dyslexiques, dysorthographiques, et là c’est un autre problème. Sauf qu’une méthode semi-globale les fait plonger trois fois plus : ils ont déjà la tête sous l’eau, et on appuie dessus.

Ceux qui viennent parce qu’ils ont un problème pour appréhender l’écrit, on ne devrait pas les voir  s’ils avaient été formés avec une autre méthode. Ce n’est pas notre rôle.

On est formé pour rééduquer des pathologies, on n’est pas formé pour faire du rattrapage scolaire. Sauf que si on laisse ces enfants comme ça, ça finit par devenir pathologique.

En ce moment, je vois les élèves qui ont démarré le CP dans l’enthousiasme. J’en ai 4 qui viennent d’arriver. Ils ne comprennent pas. Le stock de mots appris par cœur est complet. Ils n’arrivent pas à en rajouter. Ils n’ont pas compris qu’ils pouvaient jouer avec les sons, avec les lettres. Ils sont en train de se créer un « catalogue de la Redoute » dans la tête, au lieu d’avoir un mécano avec plein de pièces et avec lequel on construit, on peut faire des mots qui existent ou qui n’existent pas. »

Retrouvez bientôt Françoise Cousin ainsi que les autres témoignages du colloque SOS Education « Vaincre l’illettrisme, ça commence au CP » en vous inscrivant ici

Quand le rectorat de Lille dit enfin la vérité…. et la cache aussitôt!

9 mars 2012

Une fiche de recrutement de professeur pour un collège de Boulogne-sur-mer (Pas-de-Calais), mise en ligne sur le site du rectorat de Lille, dépeint notamment les parents d’élèves comme « laxistes ».

« Carence éducative, culturelle, laxisme, (les familles) ne véhiculent pas les valeurs de respect du travail, de l’effort et couvrent souvent les absences ou les incivilités de leurs enfants », est-il écrit pour décrire ce « collège de quartier » où les enfants sont à près de 83 % dans des familles « défavorisées ».

« Les parents ne voient souvent pas l’intérêt de travailler à l’école et de s’engager dans des études », est-il ajouté.

Dès sa publication, branle-bas de combat : la FCPE demande des excuses au rectorat de Lille, le Ministère s’émeut.

Résultat : l’annonce incriminée a aussitôt disparu du site. Visiblement il n’est pas conseillé de dire la vérité à l’Education nationale.

http://www.leparisien.fr/lille-59000/cherche-professeur-pour-collegiens-aux-parents-laxistes-la-fcpe-indignee-08-03-2012-1897016.php

Communiqué : Un livre traumatisant lu à des élèves de CM1, des mesures s’imposent.

7 mars 2012

Ce lundi, la France entière a été alertée par un collectif de parents d’une école de l’Essonne. Le professeur de leurs enfants leur a lu en classe un livre aux passages choquants narrant un viol.

L’enseignant a pu choisir ce livre inapproprié pour des élèves de CM1 âgés de 9 à 10 ans parce qu’il n’existe pas de liste validée d’ouvrages dans laquelle les professeurs puisent sans s’en écarter.

La seule chose qui existe au niveau du ministère est une liste de référence.

SOS Éducation réclame qu’un comité de sages soit à l’origine de listes validées et exhaustives, diffusées dans toutes les écoles pour chaque âge afin qu’aucun professeur ne puisse faire étudier une œuvre qui peut nuire à ses élèves.

Ces listes validées et exhaustives doivent rester des outils évolutifs et vivants : tout ouvrage pourra faire son entrée dans la liste sur simple demande d’un professeur mais après validation du comité des sages.

« La liberté pédagogique sera respectée en même temps que l’on s’assurera du bon développement des enfants », souligne Olivia Millioz, porte-parole de SOS Éducation. « Cette dernière affaire est trop grave pour que le ministère ne se décide pas enfin à accompagner positivement les professeurs. »

Contact presse : Olivia Millioz – 01 45 81 22 67

Tous les candidats oublient l’école primaire !

2 mars 2012


A cinquante jours de l’élection présidentielle, SOS Éducation a lancé jeudi 1er mars une grande campagne de mobilisation sur Internet pour permettre à chaque électeur de rappeler à son ou à ses candidats que l’essentiel des efforts de notre République doit porter sur la réussite de ses élèves à l’école primaire.

« La priorité des priorités est de s’assurer que chaque enfant qui arrive au collège sache lire, écrire et compter correctement », souligne Olivia Millioz, porte-parole de SOS Éducation. « Les différentes propositions faites pour l’école ne sont que des rustines sur un système qui prend l’eau !»

« Si vous n’êtes pas sûr que votre enfant apprenne à lire, à écrire et à compter grâce à l’école, comment pouvez-vous faire confiance à l’école ? Comment pouvez-vous respecter les professeurs et l’institution ? », rappelle la porte-parole de l’association.

Pour SOS Éducation, c’est le problème prioritaire.

« Plutôt que de faire toujours appel aux mêmes experts, les candidats devraient un peu plus écouter les professeurs sur le terrain qui connaissent les difficultés réelles de leurs élèves » rappelle SOS Éducation.

Selon un récent sondage, réalisé par l’IFOP pour SOS Éducation, 67 % des enseignants du secondaire sont favorables à l’utilisation de méthodes d’apprentissage de la lecture purement syllabiques.

Les professeurs quelle que soit leur appartenance politique ou syndicale sont prêts au changement : 89 % des enseignants du primaire sont prêts à apprendre de nouvelles méthodes si le ministère propose une formation appropriée.