Archive for octobre 2011

Les ravages des méthodes semi-globales : témoignage d’une mère de famille

25 octobre 2011

La méthode globale ou semi-globale est une catastrophe et elle est toujours d’actualité dans les écoles. Je n’en reviens pas que quelqu’un puisse affirmer le contraire !

J’ai 3 enfants. Ma fille aînée de 21 ans ne sait pas écrire, dyslexique depuis la primaire; mon fils, 20 ans, idem, alors qu’au sein de nos deux familles, personne n’a souffert de problème d’apprentissage auparavant. L’Éducation nationale s’est opposée au redoublement en CP que je souhaitais pour ma fille. Elle est passée en CE1 en dépit de son illettrisme. C’est une catastrophe éducative mais surtout psychologique. Pendant 2 ans, elle était l’élève trop lente et idiote.

Par chance, mon troisième enfant a suivi sa scolarité à l’étranger et a appris à lire en anglais avec la méthode syllabique. De mon côté, je lui apprends à écrire en français. À 10 ans, elle fait moins de fautes que ses aînés et ne souffre d’aucune dyslexie !

Ma mère, âgée aujourd’hui de 75 ans, a quitté l’école avant 16 ans et ne fait aucune faute, ma grand-mère non scolarisée, qui a appris à lire dans les champs avec un prêtre, non plus ! Cherchez l’erreur… Je suis profondément choquée que mes enfants soient plus ignorants que la génération de leurs parents, grands-parents et arrière-grands-parents !

Christine

« C’est pour vous »

14 octobre 2011


Le professeur qui s’est immolé hier était sans doute « très fragile psychologiquement ». La perte de son enfant a dû jouer un rôle crucial dans le désespoir de cette femme.

Lycée Jean Moulin de Béziers où le professeur de mathématique s'est immolée.Et pourtant elle est loin d’être le seul professeur à vouloir mettre fin à ses jours.

La détresse profonde des professeurs prend des proportions tragiques. Et si le malaise se manifeste de manière de plus en plus spectaculaire, ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Oui, les professeurs souffrent, non pas parce qu’ils aiment se plaindre, mais parce qu’ils sont broyés par un système inhumain.

Jetés devant des élèves qui n’ont pas appris à les respecter et qui n’ont souvent pas les connaissances pour s’intéresser au cours ;  sans formation suffisante ; devant affronter l’incompréhension parfois hostile des parents et surtout l’abandon de leur hiérarchie, les professeurs doivent faire preuve d’héroïsme au quotidien.

Les grèves à répétition pour demander plus de moyens ne sont pas la solution. Elles permettent aux syndicats de récupérer le malaise enseignant.

Nous sommes désormais plus de 136 000 à le dénoncer dans la pétition au ministre Luc Chatel.

Car il ne s’agit pas d’un manque de moyens, mais de la sclérose du système. Les professeurs vont mal, les élèves en pâtissent. Il est temps de prendre de vraies mesures pour redresser l’École.

Pétition soutenue par plus de 136000 personnes

Beaucoup d’autres professeurs vont mal et en témoignent sur l’Observatoire de la souffrance des professeurs.

Ça se passe comme ça, dans les lycées tranquilles

7 octobre 2011

Avez-vous déjà reçu des coups de poings au visage, dans le cadre professionnel ?

En se levant, cette enseignante ne devait pas se douter qu’elle en ferait la douloureuse expérience, le matin même. Elle est allée travailler, comme d’habitude, dans son lycée. Elle est reconnue, chevronnée et aimée de ses élèves. Car les élèves apprécient une classe bien tenue. Quand cette jeune fille lui a tenu tête, malgré de justes remontrances, elle l’a exclue de la classe. Et c’est là que tout a dérapé. Piquée au vif par cette autorité, l’élève plaque son professeur au mur et la frappe au visage avec ses poings, avec une telle furie qu’il a fallu deux personnes pour la ceinturer !

Un fait « isolé »… comme tant d’autres, dans un établissement dit « tranquille ».

Vous aussi, êtes-vous dans un établissement « sans problème » ? Vous aussi, venez témoigner sur souffrancedesprofs.com.

Par l’Observatoire de la souffrance des professeurs, SOS Éducation reçoit des centaines de témoignages. Ces professeurs ne se plaignent pas : ils racontent tout simplement ce qu’ils vivent…

Nous en avons compilé dans un ebook :

La vérité sur la souffrance des professeurs

La formation « gestion de classe » selon le Ministère : Rue89 en parle

5 octobre 2011

« Ce qui m’a le plus impressionné dans cette « formation », finalement, c’est de voir le formateur arriver les mains dans les poches, nous faire tous parler, donner deux ou trois pistes (des lieux communs bien souvent, qui fonctionnent en théorie mais qui sont pas évidents à appliquer), et dire au revoir au bout de trois heures. Ça donne envie d’essayer de s’en inspirer pour pas trop se fouler en cours ! « 

Lire l’article :
http://www.rue89.com