Archive for septembre 2011

SOS Education sur BFM TV

30 septembre 2011

BFM Story recevait le 27 septembre Olivia Millioz, porte-parole de SOS Education, invitée à s’exprimer sur la grève des enseignants.

SOS Éducation ne s’associera pas à la grève du 27 septembre 2011

27 septembre 2011

Les 16 000 postes supprimés ne changent rien à l’état de souffrance de notre système éducatif.

Depuis quinze ans, tous les rapports et classements nous alertent : deux élèves sur cinq sortent du primaire sans savoir lire, écrire et compter correctement ; nous ne formons plus suffisamment d’ingénieurs, de médecins et d’artisans compétents ; nos universités régressent et mettent en place des cours d’orthographe et de grammaire.

« Notre école accueille 500 000 à 600 000 élèves en moins que dans les années 1980 et 1990, pourtant nous avons toujours autant de difficultés : le problème est donc ailleurs. » souligne Olivia Millioz, porte-parole de SOS Éducation.

Pour SOS Éducation, il est urgent de changer d’objectifs et de se focaliser sur du concret : la recherche de qualité et d’efficacité pour l’ensemble de notre système scolaire. Pour cela, le ministère doit jouer son rôle d’aiguillon. Les évaluations nationales peuvent permettre de repérer les professeurs et les écoles qui obtiennent les meilleurs résultats et faire bénéficier les uns et les autres de leurs conseils.

« Notre système éducatif a besoin de devenir plus performant et de ne plus échouer là où il n’a surtout pas le droit de le faire c’est-à-dire au début des apprentissages de l’enfant. Or faut-il rappeler qu’aujourd’hui encore 40 % des enfants sortent de l’école primaire sans savoir lire, écrire et compter correctement », note la porte-parole de SOS Éducation.

Notre école sévèrement jugée

22 septembre 2011

Deux tiers des Français ne font plus confiance à l’école.

Il vient à peine de paraître et a déjà l’effet d’une bombe : selon le sondage paru dans Marianne/L’Histoire, 64% des Français n’ont plus confiance dans l’école de la République. Pour la moitié d’entre eux, l’école doit régler en priorité un problème majeur : elle n’apprend plus à maîtriser le français, que ce soit à l’écrit ou à l’oral.

Couverture "Marianne l'histoire" hors-serie sept.-oct. 2011 Sondage "Marianne l'histoire" hors-serie sept.-oct. 2011 page 9

Écoles dévastées : une de plus !

21 septembre 2011

Après le Calvados en août, la Charente la semaine dernière, la Seine-Saint Denis compte, à son tour, une école ravagée.

Hier matin, peu avant 7 heures, un incendie s’est déclaré dans l’école maternelle Jacques Prévert, dans le quartier de la Villette à Aubervilliers, causant d’importants dommages dans une partie des bâtiments. Pour la police, l’origine criminelle du sinistre ne fait aucun doute, des traces d’effraction ayant été relevées. Si le Ministre de l’Education Nationale a tenu à exprimer « son émotion et son indignation face à cet acte inadmissible », les parents et les élèves, eux, sont atterrés. Située dans une zone en déshérence, entre commerces abandonnés, trafics de drogue et squats, l’école Jacques Prévert est un point d’ancrage et de stabilité pour les familles parfois en situation précaire.

France 3 Info – Aubervilliers, un incendie dans une école

Méthode globale vs méthode syllabique : témoignage d’une mère d’élève

15 septembre 2011

Mon fils est revenu de l’école avec des devoirs. Je m’attendais à des combinaisons de lettres afin de constituer des mots. Mais non, il est arrivé directement avec de grandes pages à lire, le pauvre ! Lorsque j’essayais de lui faire retenir les mots, il était complétement largué, je voyais la panique dans ses yeux! J’ai donc décidé de prendre les choses en main : je vais lui expliquer comment associer les lettres afin de constituer un mot.

Selon moi, la raison pour laquelle on pousse les enfants à étudier avec la méthode globale est toute simple : avec la syllabique, on « oblige » les gens à réfléchir, à se dire « Tiens si je mets ça avec ça, ça donne ce mot » et ainsi de suite. En revanche, avec la globale, un mot veut dire cela, s’écrit comme cela. Pourquoi? Parce que c’est comme ça et on ne pose pas de question… Ainsi on obtient un gentil peuple qui ne cherche pas à réfléchir et qui fait, machinalement, comme on lui ordonne de faire… Voilà ce que j’en pense :  du conditionnement dès la primaire ! Conclusion : je suis pour le syllabique !

Aurore

École saccagée : des vandales extrêmement jeunes

14 septembre 2011

« Les salles de classe ont été mises à sac. Près de 45 vitres ont été brisées à coups de marteaux ». Les faits remontent à vendredi dernier. La scène se déroule dans une école primaire de Charente à Soyaux. Les auteurs : deux enfants, le premier est âgé de huit ans, scolarisé dans l’établissement, le second en a 11. A eux deux, ils ont littéralement saccagé l’école de leur quartier. Les habitants sont sous le choc : « On a l’impression d’une tornade qui s’est abattue à l’intérieur des locaux ». Bilan : 80 élèves ont dû être recasés ailleurs dans le département seulement une semaine après la rentrée. Le 23 août dernier, c’était l’école d’Osmanville (Calvados) qui avait fait les frais d’actes de vandalisme d’une extrême violence. De très jeunes enfants, scolarisés dans cet établissement, auraient été à l’origine du forfait.

http://video.fr.msn.com/watch/video/calvados-une-ecole-saccagee/13qd2iu7m?cpkey=528f376a-2c2c-4671-9e79-0580199b99f7||||

Alphabet phonétique : double peine pour les élèves

6 septembre 2011

Apprendre un alphabet n’est pas évident pour un élève de CP. En apprendre deux relève de la gageure. C’est pourtant ce que proposent certains manuels de lecture. En effet, pour traduire le son produit par les lettres, est indiqué, de façon très visible sur la page, son équivalent en phonétique.  Commun à toutes les langues, l’alphabet phonétique permet de transcrire les sons du langage parlé. Par exemple, le son U en phonétique, s’écrit [y], le son ch-,[ʃ]… S’il est très utile dans nombre de cas, dans les manuels de lecture, il pose problème. Ainsi, les orthophonistes voient affluer des élèves qui, systématiquement, remplacent les e par des a. En phonétique, le son e s’écrit [ə], une sorte de « a » à l’envers en somme. L’élève qui apprend à reconnaître et non à déchiffrer peut facilement faire l’erreur.

Aussi, Mesdames et Messieurs les auteurs et éditeurs de livres scolaires, s’il vous plaît, n’embrouillez pas les élèves ! Bannissez l’alphabet phonétique des manuels destinés aux enfants. Ils n’apprendront que plus facilement à lire.

Communiqué de presse : Le vrai scandale de la rentrée scolaire

2 septembre 2011

Ne pas savoir si nos enfants apprendront à lire grâce à l’école

Pour SOS Éducation, « savoir si son enfant saura lire ou ne saura pas lire » est la seule vraie question qui angoisse les parents du primaire. En France, 40% des enfants arrivent en classe de sixième sans savoir ni lire, ni écrire correctement. Ce scandale dure depuis des années. Il touche toutes les catégories de la population mais surtout les plus défavorisés.

« Rien n’est fait au niveau national auprès de l’ensemble des professeurs pour changer effectivement la donne et on s’étonne que les inégalités se creusent à l’école ! », souligne Olivia Millioz, porte-parole de SOS Éducation.

Quand l’école ne vous permet pas d’apprendre à lire et à écrire correctement, c’est, pour SOS Éducation, un échec total. Aucun syndicat, aucun parti politique ne prend la mesure de ce problème.

« Aujourd’hui, on a sous les yeux les résultats des expériences écossaises et anglaises menées depuis plus de dix ans. Les méthodes syllabiques et exclusivement syllabiques permettent d’éradiquer l’illettrisme à l’école, y compris dans des écoles accueillant des enfants issus de milieux extrêmement défavorisés. Qu’est-ce que le Ministère attend pour le faire savoir à tous les professeurs ? », s’interroge la porte-parole de l’association.

SOS Éducation demande que l’on ouvre les yeux sur ces réussites obtenues dans des pays qui ont une langue aussi difficile que la nôtre. En Angleterre et en Écosse, des écoles entières sont revenues à des méthodes traditionnelles d’apprentissage de la lecture. Les enfants ont sous les yeux d’abord des lettres, ensuite ils forment des syllabes, après ils lisent des mots et enfin le professeur leur présente des phrases. Bref, des méthodes syllabiques qui permettent aux enfants même défavorisés d’apprendre à lire.

« Dans nos salles de classe et dans nos manuels, on continue à tout mélanger. C’est pour cela que les enfants ne s’en sortent pas. Ce n’est pas la faute des professeurs, ils sont assaillis de supports et de directives qui entretiennent la confusion. Tous les enfants n’arriveront pas à apprendre à lire grâce à l’école. C’est cela le vrai scandale de cette rentrée scolaire et pas autre chose» souligne la porte-parole de l’association et d’ajouter « quand on sait lire, on n’oublie complètement combien ce processus n’est ni évident, ni immédiat et combien il nécessite un apprentissage méthodique et structuré qui ne met pas la charrue avant les bœufs ».

Trop d’école tue l’école ?

1 septembre 2011

La rentrée s’annonce agitée. Les cloches de la rentrée n’ont pas encore sonné que SOS Éducation reçoit les doléances des enseignants, parents, orthophonistes atterrés par les problèmes et les difficultés liés à l’école et à l’apprentissage. Petit florilège recueilli au cours de ces dernières semaines :

Écriture :

Une orthophoniste déplore : les élèves  « tiennent leur crayon comme une cuiller à tourner la confiture. Pas étonnant qu’ils ne sachent pas tracer les lettres ».

Un élève de maternelle arrive chez l’orthophoniste,  à laquelle il déclare avec le plus grand sérieux : « je suis nul en graphisme ». Il a quatre ans et demi, la vie devant lui et pourtant, il considère déjà que son avenir scolaire est compromis !

Une dictée de CP, truffée de fautes (« te » pour « et », ii chaque fois qu’un mot contient la lettre i) a obtenu une bonne note et porte l’appréciation «  tout est juste, les erreurs sont toujours les mêmes ».

Lecture

Un parent d’élève de CP se sent perdu : « au mois de janvier, il s’est complétement écroulé. Il savait lire et maintenant il ne sait plus. »

Calcul

Une enseignante de primaire se justifie : « On apprend les tables de multiplication dans le désordre puisqu’on les récite dans le désordre »

Un autre parent, désemparé : « ma gamine ne suit pas bien en classe. On lui mélange tout, tout le temps », ce que confirme une orthophoniste : « On leur disperse la tête », avant de citer un élève d’origine africaine : «  En Afrique, on ne change pas de grammaire tous les deux ans ».

Et si on remettait un peu de bon sens dans tout cela en suivant,  à nouveau, des méthodes, des recettes et des principes qui ont fait leurs preuves : syllabique, dictée, par cœur, persévérance, etc. En deux temps, trois mouvements, on pourrait tout remettre en place et changer leur fameux « climat scolaire » !