Archive for août 2011

La morale au primaire, une nécessité ?

31 août 2011

L’émission Europe 1 midi du 30 Août 2011 avait pour sujet « La morale à l’école ». Olivia Millioz, porte-parole de SOS Éducation y était.

Europe 1, 30 Août 2011

Article paru le même jour :

Les enseignants ont reçu pour consigne pour la rentrée de proposer chaque jour une maxime.

« Il est indispensable que l’école réaffirme son engagement dans la transmission de références communes qui permettent de penser, vivre et agir ensemble », c’est l’une des consignes adressées aux enseignants du CM1 et CM2 dans la circulaire pour la rentrée, dont des extraits sont publiés dans Le Figaro . Parmi les conseils signifiés : « recourir à l’exercice classique de commentaire quotidien d’une maxime ».

« J’ai l’impression de revenir aux années 50 »

Cette consigne, qui date de 2008, n’est pas assez bien appliquée déplore l’inspection générale de l’Education nationale. La raison ? Travailler sur « qui vole un œuf vole un bœuf », « pierre qui roule n’amasse pas mousse » ou encore « bien mal acquis ne profite jamais » est généralement jugé passéiste par les enseignants. C’est le cas notamment de Leslie, professeur des écoles à Paris et qu’a rencontrée Europe 1.

La jeune femme ne se voit pas réintroduire la maxime journalière. « Je ne me vois pas arriver dans ma classe et dire : ‘pierre qui roule n’amasse pas mousse, ça vous dit quoi ?’. J’ai l’impression de revenir aux années 50. Or, on a évolué dans nos mentalités. On n’a plus du tout le même public qu’avant à l’école », assure l’enseignante.

« L’école doit être de plus en plus séduisante » :

« Ce n’est pas en passant par autant de rigueur qu’on arrive à séduire les élèves », assure Leslie. Pour inculquer des valeurs, l’institutrice a choisi d’adapter les fables de Jean de La Fontaine. Et ce, avec un seul objectif : donner aux enfants le goût de l’école.

« Quelque chose d’extrêmement simple et très concret »

Tout le monde ne s’oppose pas à cette nouvelle consigne. Olivia Millioz, porte-parole de SOS éducation y est complètement favorable. « Il est proposé de revenir au cours de morale via la maxime. C’est quelque chose d’extrêmement simple, de très concret, que l’on peut saisir facilement et que l’on arrivera à retenir toute sa vie », explique-t-elle sur Europe 1.

« C’est une entrée pragmatique sur des problèmes concrets qui se posent à l’homme », renchérit-elle. « Que doit-on faire, quelles sont les limites à s’imposer, quelles sont les règles à aller de l’avant dans la vie et à l’école ».

Retrouvez l’article sur le site de Europe 1.

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Persécutée pour cause d’emploi de méthode syllabique

30 août 2011

Difficile à croire, et pourtant, c’est l’histoire de Brigitte Guigui, institutrice en CP à Provins. Pendant plusieurs années, l’inspection lui a reproché d’enseigner la lecture à ses élèves en utilisant la méthode Boscher. Soutenue par les parents d’élèves, elle n’en démord pas : pour apprendre à lire, rien ne vaut la méthode syllabique.

Institutrice depuis les années 1980, elle a enseigné à tous les niveaux de maternelle et d’élémentaire. Au cours de cette conférence, organisée par le SLECC sur le lien entre école maternelle et école élémentaire, et accessible en ligne sur le site  lire-ecrire.org, elle explique, à travers son expérience, l’importance de préparer les enfants de maternelle à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture.

Super Pédago entretient le relationnel

26 août 2011

 

 

 

 

Super Pédago entretient le relationnel

Il a vaincu l’illettrisme chez les plus défavorisés

25 août 2011

Tom MacKay est le héros du West Dunbartonshire. Grâce à lui, ce petit comté, le deuxième plus pauvre d’Ecosse, est la première région anglo-saxonne au monde à avoir totalement éradiqué l’illettrisme.

Jusqu’en 1997, 28% des enfants quittent l’école primaire là-bas sans savoir lire couramment. Tom MacKay est alors psychologue scolaire. Il a cette idée folle que tous ces enfants, issus de milieux défavorisés, peuvent apprendre à lire. Prenant son bâton de pèlerin, avec le soutien des autorités du comté, il se rend dans chaque école primaire pour leur proposer de participer à une expérience.

Le principe fondamental : utiliser exclusivement la méthode syllabique pour apprendre à lire.
Avec ce cadre, les  enfants sont initiés dès la maternelle à la lecture ; les parents sont impliqués dès le départ ; les enfants en difficulté sont rapidement repérés et bénéficient d’un soutien renforcé et personnalisé.

Résultats : en 2006, seulement 6% des enfants quittent l’école primaire sans avoir des bases solides en lecture. Last but not least, le coût de l’opération : 13£/ an et par élève, soit, environ 0.5% du budget pour l’éducation du comté.

Inscriptions en hausse dans les stages de révision

23 août 2011

SURFANT SUR LES EXIGENCES de performance scolaire et sur les angoisses des familles, les stages de prérentrée se développent. Lorenzo, 12 ans, rentre en 5e. C’est un garçon plutôt inquiet et qui n’aime pas avoir de mauvaises notes. Sa mère l’a inscrit à un stage de prérentrée au Cours Legendre, à Paris. Il lui en coûtera 725euros pour un stage de sixjours où il tra- vaillera trois matières (mathémati- ques, anglais et français). Il reverra les notions de 6e en petits groupes. «Cette perspective lui a permis d’être plus détendu pendant ses vacances. On a évité les devoirs de vacances et ça le rassure. Il est beau- coup moins angoissé de reprendre l’école », commente sa mère.

Les officines de cours particuliers (Cours Legendre, Acadomia, Complétude, etc.) enregistrent une augmentation de ces stages qui s’étalent sur les deux semaines précédant la rentrée. Les inscriptions sont en hausse de 30 % à Paris pour les Cours Legendre, qui proposent trois formules sur six ou neuf jours allant de 12 à 54heures pour 251 euros (primaire) et jusqu’à 1032 euros (lycée). L’augmentation est plus forte pour le lycée (+47 %) du fait de la réforme de 2010, viennent ensuite le collège (+41 %) et le primaire (+ 11%).

Qu’espèrent y trouver les familles ? « Les parents considèrent qu’une remise en route est utile à quelques jours de la rentrée pour remobiliser les acquis après la longue coupure d’été. Il s’agit principalement d’élèves moyens à bons », considère Sophie Boutet, responsable pédagogique des Cours Legendre.

par Martine Laronche dans Le Monde du 23 août 2011