Archive for mars 2011

9 mois d’attente !

30 mars 2011

Appel à tous les parents, grands-parents, professeurs et retraités de l’éducation.

Hier soir, SOS Éducation a lancé sa pétition sur internet pour que le ministre de l’Éducation Luc Chatel, qui avait déclaré agir pour renforcer l’autorité des professeurs signe enfin le décret contre la violence à l’école.
Le 17 juin 2010, c’est-à-dire il y a 9 mois jour pour jour, le projet de décret est arrivé sur son bureau, après avoir reçu l’aval du Conseil d’État.
Et depuis : rien.
Le projet est toujours à la même place… mais il ne le signe pas !

Et les profs !

29 mars 2011

La violence à l’école remonte sur le devant de la scène. Le gouvernement, à grand coup d’enquête sur le harcèlement scolaire, redécouvre des évidences. Les enfants sont violents et les chiffres publiés font frémir : 1 enfant sur 10 est harcelé à l’école ! Rappelons que cette violence s’est installée car l’autorité des adultes et en particulier celle du professeur est de plus en plus mise à mal dans nos établissements. Si le gouvernement décidait de lancer une grande enquête sur les professeurs, il en découvrirait des choses qui pourrait l’affoler.

Témoignage :  jet de bille du fond de la classe de science physique sur le professeur, heureusement raté . Résultat : « renvoi interne » de trois jours, pour un élève qui cumulait à ce moment là (fin septembre) déjà plus d’une quinzaine de rapports divers et variés. La même semaine, l’élève concerné se bat en étude avec un autre élève et frappe, « involontairement » bien sûr, la surveillante qui s’interpose : trois jours d’exclusion interne de plus, des « vacances » selon l’élève qui en sourit.

J’ai moi-même eu des problèmes avec une élève particulièrement pénible et injurieuse. Le principal a fait «enquêter» un surveillant sur les propos que j’aurais pu tenir sur cette élève pour « l’énerver ainsi » ! Après 15 jours d’arrêt (à bout de nerfs), j’ai obtenu son changement de classe. Cette élève, bien qu’avertie qu’on ne lui passerait plus rien, continue de jeter des objets sur ses professeurs. Jamais prise « formellement » sur le fait , elle poursuit son petit bonhomme de chemin en cumulant de nombreux rapports. Nous et surtout la direction, n’avons plus aucune crédibilité. Je ne parle même pas des propos antisémites, des insultes aux professeurs, des élèves qui entrent et sortent du collège comme dans un moulin, choses pour lesquelles la direction nous répète à longueur de temps « ne pouvoir rien faire de plus que ce qu’elle fait déjà », c’est-à-dire pas grand chose ! Merci de votre action qui nous fait du bien, bon courage.

Apprendre à lire

28 mars 2011

Interrogés sur les derniers manuels de lecture mis en circulation par les éditeurs, les participants au groupe de travail sur la lecture, qui s’est réuni ce jeudi 24 mars dans nos locaux se sont très vite arrêtés sur un élément qui leur paraît crucial.

Une méthode de lecture et particulièrement un manuel qui a vocation à être diffusé dans le plus grand nombre d’écoles possible ne devrait pas dès les premières pages proposer des textes entiers. Cette entrée dans la lecture est à bannir.

En effet, la démarche en classe est différente de celle de la maison. Les élèves sont là pour acquérir une lecture aisée. Ils doivent posséder ce bagage pour la vie. On doit considérer l’ensemble des élèves ni les plus avancés, ni les moins avancés et faire en sorte que cette acquisition soit possible pour tous dans les meilleures conditions possibles.

Partant de là, les membres du groupe de travail ont été unanimes : il ne faut pas faire visualiser un texte en classe aux enfants quand ils ne peuvent pas décoder toutes les lettres qui figurent dans ce texte.

Cela veut évidemment dire qu’au départ cet apprentissage, pour être structuré, doit proposer des textes seulement une fois qu’un nombre de lettres suffisant a été vu par l’enfant ; forcément les premiers textes vus et lus en classe par les élèves ne seront pas d’un très grand intérêt.

OUI, Mais.

Le plus important en travaillant sur ces textes simples dont toutes les lettres écrites ont déjà été vues en classe, c’est que l’enfant puisse lire un texte seul. Même si dans ce texte figure un mot nouveau, comme il connaît toutes les lettres, il peut le déchiffrer et l’énoncer correctement.

« Les premiers textes que l’ont fait lire à nos élèves ne sont pas intéressants, mais cela n’a aucune importance, au moins ils sont fiers, ils peuvent lire » témoignait une enseignante du groupe de travail de SOS Éducation «  et après, à l’oral, ils brodent dessus, ils racontent une véritable histoire développée et leur imagination travaille. Ensuite quand ils sont suffisamment avancés, je leur propose le vendredi après-midi une « lecture cadeau ». Ils apportent un livre à eux qu’ils aiment bien et je leur lis à tous, en classe. Ils écoutent. »

« Aujourd’hui en proposant aux enfants de lire directement des textes, avec des mots qui comportent des lettres qu’ils n’ont encore jamais vues, c’est comme si l’on demandait aux enfants de courir sans leur avoir jamais appris à marcher » témoigne une orthophoniste du groupe de travail.

Un certain nombre des nouveaux manuels qui viennent d’être mis sur le marché ne respectent pas ce principe de progression qui a pour objectif de structurer l’apprentissage tranquillement sans brûler des étapes.

Pourtant, on ne le répètera jamais assez : mélanger l’apprentissage du code et une approche directe et donc brutale du texte est destructeur.

C’est typique des méthodes qui mélangent les approches : syllabique et globale. On les retrouve sous le nom de méthodes mixtes ou sans nom du tout. Mais attention, lorsque l’on demande à un enfant de suivre ou de lire un texte alors qu’il n’a pas encore vu toutes les lettres qui figurent dans ce texte, c’est une approche catastrophique. Cela revient à le plonger dans un bain de mots. L’enfant n’a pas encore suffisamment de repères pour se débrouiller seul, pour être autonome. C’est pour cette raison que l’on continue à avoir 40% d’enfants qui sortent de l’école primaire sans savoir lire, écrire et compter correctement. Au départ de leur scolarité, on les aura entraînés à deviner et non pas à passer par un apprentissage méticuleux certes difficile au début mais au terme duquel ils peuvent déchiffrer n’importe quel mot et le lire correctement même s’ils ne l’ont jamais vus avant. Ils seront capables également de lire la définition du mot dans le dictionnaire. C’est ça l’autonomie et c’est ce vers quoi nous devrions tendre, or ce n’est pas encore le cas.

 

Détectez si votre enfant apprend à lire avec une méthode globale.

Super Pédago evoluchiône

25 mars 2011

Deuxième réunion du groupe de travail sur la lecture

24 mars 2011

Ce soir, dans nos locaux, se tiendra une nouvelle réunion du groupe de travail sur la lecture.

Ce groupe réunit des professeurs des écoles (en activité et retraité), des orthophonistes et un chef d’entreprise impliqué dans la rééducation orthographique des adultes.

Cette deuxième réunion portera en particulier sur l’analyse des derniers manuels de lecture à usage des professeurs et des élèves mis en circulation par les différentes maisons d’édition.

Pour rejoindre ce groupe de travail, n’hésitez pas à contacter directement Éric Galland, responsable des relations parents-professeurs à SOS Éducation :

Par mail : sos.education75@gmail.com
Par téléphone : 01.45.81.93.20.

Un nouveau groupe de travail verra bientôt le jour réunissant spécifiquement des parents.

Question écrite : Bernard Perrut récidive sur la méthode syllabique

23 mars 2011

En effet, le député du Rhône, Bernard Perrut, relance le Ministre de l’Éducation, de la jeunesse et de la vie associative.
Il lui demande quelles sont ses intentions pour les préparatifs de la rentrée prochaine de 2011 en ce qui concerne son choix de la méthode d’apprentissage de la lecture.

Il lui indique par la même que pour une majorité de parents la préférence est à un retour à la méthode syllabique.

Cliquez ici pour lire la question écrite sur le site de l’Assemblée nationale.

Dans sa précédente question écrite, Bernard Perrut formulait déjà cette demande sur les intentions du gouvernement.

Cette fois-là, il a insisté sur le fait que la méthode syllabique serait la solution aux difficultés croissantes des élèves de primaire et cite la Finlande (3ème au classement PISA 2009, devant la France à la 22ème place).
La Finlande a choisi la méthode syllabique comme unique méthode d’apprentissage.

Cliquez ici pour lire la première question écrite de Bernard Perrut au sujet de la méthode syllabique.

N’hésitez pas à lire toutes les questions écrites sur la méthode syllabique sur le site de l’Assemblée nationale :

Question écrite n°96406, parue le 21 décembre 2010 par Éric Straumann.
Question écrite n°96407, parue le 21 décembre 2010 par Élie Aboud.
Question écrite n°96408, parue le 21 décembre 2010 par Jean-Marc Roubaud.
Question écrite n°96409, parue le 21 décembre 2010 par Jean-Claude Lenoir.
Question écrite n°96410, parue le 21 décembre 2010 par Patrick Beaudouin.
Question écrite n°96411, parue le 21 décembre 2010 par Jean Grenet.
Question écrite n°97525, parue le 11 janvier 2011 par Bernard Perrut.
Question écrite n°97849, parue le 18 janvier 2011 par Renaud Muselier.
Question écrite n°97850, parue le 18 janvier 2011 par Antoine Herth.
Question écrite n°98323, parue le 25 janvier 2011 par Jérôme Bignon.
Question écrite n°98895, parue le 1er février 2011 par Jean-Pierre Nicolas.
Question écrite n°99496, parue le 8 février 2011 par Valérie Rosso-Debord.
Question écrite n°100641, parue le 22 février 2011 par Philippe Meunier.
Question écrite n°101661, parue le 8 mars 2011 par Patrick Lemasle.
Question écrite n°102932, parue le 22 mars 2011 par Bernard Perrut.

Sanctionner les violences à l’école

22 mars 2011

Neuf mois d’attente et toujours rien.

Neuf mois après la convocation du ban et de l’arrière-ban de l’éducation aux « états généraux de la sécurité à l’école », le Ministre a toujours sur son bureau un décret qui pourrait aider les professeurs à se faire respecter. Mais il n’en fait rien.

Il ne le signe pas.

Qu’attend-il ?

Le décret relatif à la discipline dans les établissements scolaires est tapé, imprimé et posé sur le bureau de Luc Chatel depuis le mois de juin. Il n’est toujours pas signé. Pourtant, ce texte prévoit des mesures dont nos professeurs ont besoin pour faire respecter leur autorité. Il permettrait notamment de sanctionner automatiquement les violences verbales : bref de ne plus tolérer les injures dans nos établissements. Quand elles sont dirigées contre le professeur, le couperet tomberait. Sans nécessité pour ce professeur de se justifier, de faire un rapport, un contre-rapport et de finir comme c’est le cas dans certains établissements par un abandon pur et simple de la hiérarchie.

Cette signature du ministre serait un signe. Un petit signe mais un acte enfin en direction des enseignants pour leur dire : je ne vous laisse pas tomber. Encore faudrait-il que le ministre arrive à le signer sans l’édulcorer totalement. La dernière discussion, qui a eu lieu à ce sujet avec les syndicats, a duré plus de dix heures et chaque point a été remis en question. Tous –syndicats d’enseignants, syndicats lycéens, fédérations de parents – présents n’ont cessé d’ergoter.

Sommes-nous à ce point tombés sur la tête pour ne pas entendre la voix des professeurs en souffrance dans nos établissements ? Injuriés dans leur classe, menacés dans l’exercice de leur fonction, ces actes graves n’ont rien d’événements isolés, atypiques. Des milliers de témoignages nous sont parvenus à SOS Éducation pour dire combien il est difficile dans certains établissements de faire cours plus de cinq minutes sur une séance de cinquante-cinq minutes : le reste n’est que rappels à l’ordre, joutes verbales mais parfois aussi menaces physiques.

Un exemple récent : nouveau conseil de discipline en lycée professionnel parce qu’un parpaing a volé en pleine classe et est passé à deux centimètres de la tête du professeur. Vous imaginez ce qu’il lui serait arrivé s’il n’avait pas eu le temps de se baisser… mais le ministre, lui, ne bouge pas. Il se demande toujours si oui ou non, il a raison de faire en sorte que la sanction soit automatique dans nos établissements quand un élève s’attaque à son professeur. Que lui faut-il de plus pour agir ? Sûrement une invitation en bonne et due forme à notre groupe de travail pour écouter des professeurs avec de vrais problèmes !

Le décret que le Ministre n’arrive pas à signer

La colère des orthophonistes (suite)

21 mars 2011

Ouvrons les yeux : nos enfants qui consultent des spécialistes des troubles du langage ne souffrent pas tous de dyslexie, de dysorthographie ou de dyscalculie. Beaucoup d’entre eux souffrent simplement de DYSPÉDAGOGIE ! Parce que les méthodes choisies ne sont pas les bonnes et qu’elles génèrent des troubles là où au contraire elles devraient poser les bases … À lire de toute urgence, le nouveau témoignage d’une orthophoniste.

Orthophoniste, je constate tous les jours les méfaits des méthodes à départ global. Le souci est que dès la maternelle, on formate le cerveau des enfants sur ce mode de lecture qui considère le mot comme une image et amène donc le cerveau droit à travailler au lieu du gauche.

Si l’on revient enfin au syllabique pour le bonheur des enfants (ça videra sûrement une grande partie de nos cabinets et fera faire des économies à la sécurité sociale), il faut aussi traiter le problème en maternelle. Petite, je me souviens que chaque enfant au lieu d’écrire son prénom sur ses dessins, signait son travail avec un tampon : il est donc possible de faire disparaître le global en maternelle aussi.

Aujourd’hui, on demande aux enseignants de ne pas donner de travail écrit à faire à la maison. Au cours de ma scolarité, je me souviens avoir eu de nombreux exercices à faire (bled et mathématiques) à l’école et le soir, ce qui permettait l’automatisation des règles, sans parler des vraies dictées quasi quotidiennes. Or aujourd’hui, exit les exercices et les dictées d’où une absence d’automatismes en écriture. Il paraîtrait à chacun absurde d’attendre d’un automobiliste les bons réflexes de conduite lors d’un accident, si on ne lui a donné que l’enseignement théorique de la conduite, 2 ou 3 heures de cours et qu’il ne conduit quasi jamais ! Eh bien, c’est pourtant ce que les pédagogues responsables des programmes et manuels scolaires attendent des enfants. Alors revenons aux fondamentaux, apprendre à lire, écrire, compter et réfléchir sans fioriture, n’ayons pas peur de parler d’instruire les enfants et de reconnaître que l’adulte possède le savoir et doit le transmettre ce qui sécurise les enfants

Tous les enseignants n’utilisent pas les mêmes méthodes et il serait indispensable de soutenir ceux qui ont fait le choix, parfois à leurs risques et périls, de lutter contre le système. C’est grâce à ceux-là que j’ai appris il y a 25 ans à lire avec la méthode BOREL couplée avec du Montessori. J’en garde un très bon souvenir. Je dois beaucoup à la directrice ce l’école qui contre vents et marées a lutté pour maintenir cette méthode dans son école, partant du principe que si ça aidait les enfants en difficulté ça ne ferait aucun mal aux autres.A  l’époque sur 2 classes ( = 45 élèves) d’un même niveau, seuls 2 enfants étaient suivis en orthophonie ! Aujourd’hui sur une classe de 20 élèves, il n’est pas rare que 5 ou 6 soient suivis par le RASED, l’orthophoniste et même en soutien scolaire. Orthophoniste aujourd’hui, je m’étonne que certains de mes collègues ne voient pas le problème mais aussi que des enseignants ne remettent pas en cause leur méthode quand la moitié de leur classe de CP est suivie en orthophonie!

Je me permets aussi de remarquer que les travaux de Mme Nuyts, dont il n’est pas fait référence sur ce site, pousse l’analyse des difficultés scolaires bien plus loin et incrimine aussi les méthodes d’enseignement de la grammaire et des mathématiques. Je peux témoigner de la véracité de ses propos et de l’efficacité des moyens qu’elle propose. Nombreux sont les enfants qui souffrent de dyspédagogie et non de dyslexie, dysorthographie, dysgraphie ou dyscalculie !

J’espère que le combat de SOS Éducation aboutira mais ne se cantonnera pas à la méthode de lecture même si elle est la base de tout.

Madame C., orthophoniste, dans le Nord

Note de la rédaction :

Vous aussi vous pouvez agir !

Vous pouvez comme cette orthophoniste nous transmettre votre témoignage ou vous pouvez passer à l’action, directement en écrivant à votre député. . Ils ont besoin de savoir que vous êtes nombreux à demander l’utilisation de la méthode syllabique dans nos écoles pour agir. Alors n’hésitez pas, faites leur savoir.

Super Pédago affronte l’Avalanche de questions écrites

18 mars 2011

Super Pédago affronte l'Avalanche de questions écrites

Retrouvez quelques-unes de ces questions écrites sur notre site Pour la méthode syllabique.

Il fait bouger les lignes

17 mars 2011

Découvrez l’article de Natacha Polony paru dans Le Figaro Quotidien du 9 mars 2011 sur un professeur de collège, Marc-Olivier Vidal-Sephiha, qui fait bouger les lignes.

En voici un extrait :

Un professeur de la banlieue parisienne travaille à une méthode pour enseigner les bases de l’écriture à ses élèves de 6e et de 3e.

Il est de cette génération de jeunes professeurs qui sont arrivés là sans a priori idéologique. Juste par amour des lettres et par envie de transmettre. Quand Marc-Olivier Vidal-Sephiha est arrivé au collège Georges-Pompidou de Villeneuve-la-Garenne, classé en «prévention violence», il avait certes lu quelques livres sur la question scolaire, mais il ne savait pas réellement à quoi s’attendre. «Le premier choc, explique-t-il, s’est produit à la lecture des copies.» Au départ, une dictée à destination de ses élèves de 6e, extraite de L’Étranger de Camus. Et cette phrase, «Lui est entré dans l’eau doucement», qui devient sous la plume des élèves, au choix, «I rante doume», «lui tétentré dans l’eau» ou «lui tentré doucement».

Lisez l’article complet en ligne sur Le Figaro.fr.

Découvrez également l’article écrit par Marc-Olivier Sephiha, Dysorthographies au collège sur Skhole.fr.