Archive for février 2011

Auctoritas

28 février 2011

Lâché seul dans sa classe, sans autre aide que des sanctions dérisoires qu’il doit en plus justifier par écrit, suscitant récriminations auprès des nouveaux spécialistes de l’écoute des élèves, ne pouvant s’appuyer que sur un discours moralisateur qui tourne autour de la valeur du respect ( réciproque , bien sûr !), inaudible pour des ados. La lecture de l’Emile, de jean jacques Rousseau était-elle interdite aux ministres de l’Education successifs ? Ils auraient été d’abord confortés par ce traité d’éducation « jeuniste » avant la lettre qui chante la pureté naturelle de l’enfance et engage l’éducateur à libérer les énergies.

Mais ils auraient appris qu’en cas d’excès, de débordement, seul le rapport de force est efficace ; la leçon morale est inopérante, son but s’en trouvant même perverti. Souvenons nous de son analyse inénarrable, vers par vers, de la fable Le Corbeau et le Renard qui aboutit, en fait, à la friponnerie des enfants ! Jack Lang, par exemple, s’il l’avait lu, aurait évité de répéter à l’encan jusqu’à en faire un slogan publicitaire , « Le respect, ça change l’école ! » avec le résultat prévisible que l’on sait !

Retrouvez l’article complet sur le site de l’observatoire du laxisme a l’école

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Super Pédago organise les jeux

25 février 2011

La méthode en question…

24 février 2011

Voici la lettre d’une mère inquiète par la méthode de lecture utilisée dans l’établissement de son fils.

« Je me permets de vous écrire afin de vous demander un conseil.

Mon fils fréquente une école publique de Paris où il y a de nombreuses nationalités.

L’apprentissage du français se fait sur 2 ans.

Au mois de septembre, la maîtresse nous a demandé d’acheter Super Gafi pour apprendre à lire aux enfants du CP.
Lorsque j’ai pris connaissance du contenu du livre, j’ai été indignée par la méthode suivie pour apprendre à lire aux enfants.
J’ai donc, en parallèle, continué à apprendre à lire à mon fils avec la méthode syllabique que j’avais eu enfant (« Je saurai lire vite  … et bien » de A. Décatoire et N.Tenoux  ). Il sait à présent lire  alors que nous avons avancé sans forcer.
Le principe de la  méthode syllabique a été si bien compris par mon fils qu’il apprend aussi à lire, sans confusion et sans difficulté aucune, une autre langue avec un alphabet non latin. Il a seulement 2 heures de cours dans cette langue. Il consacre  5 mn par jour à ses exercices de lecture. A la fin des 7 prochains cours, il saura alors parfaitement lire.
Mon fils n’a rien d’un enfant surdoué. C’est la régularité qui lui permet d’avancer.

Pour en revenir à ce qui se passe dans cette école. Les enfants de sa classe qui parviennent à se débrouiller dans l’apprentissage de la lecture en français le peuvent grâce à leurs parents. Ceux-ci les suivent à la maison avec une méthode syllabique qu’ils ont choisi de leur côté. D’autre part, le fait de leur avoir appris à lire de façon syllabique dans leur langue les aide un peu.
Depuis lundi, j’ai découvert que Super Gafi avait été dénoncé et retiré de nombreuses écoles.

Sachant que les résultats de cette maîtresse sont dus au travail fourni par les parents à la maison et qu’ils ne reflètent en aucun cas ce qu’elle fait avec eux, serait-il envisageable de demander à la maîtresse de changer de livre en cours d’année?
A votre connaissance, est-ce que sous la pression des parents ce genre de situation s’est-elle déjà vue?
Dans notre école, Gafi est là pour 2 ans vu qu’il a été choisi de leur apprendre à lire en français sur 2 années?
C’est, au passage, ridicule vu qu’avec leur 5 heures de cours de français  hebdomadaire, si les enfants avaient une  méthode syllabique, les enfants pourraient déjà au final de cette année scolaire lire.
Beaucoup de parents voudraient agir.

Auriez-vous des conseils à nous donner? »

 

Question écrite : apprentissage de la lecture

23 février 2011

Monsieur Philippe Meunier  (Rhône) remet en avant la question de l’apprentissage de la lecture.

Voir la question écrite

Aller sur le site Méthode syllabique

Bataille de chiffres

22 février 2011

Un article très intéressant sur la question des effectifs au Ministère de l’Éducation vient d’être publié par la fondation iFRAP.

Premier extrait : Le Ministère de l’Education nationale est-il fâché avec le calcul ?

« Réunie le mercredi 17 novembre 2010, sous la présidence de M. Jean Arthuis, président, la commission [des finances du Sénat] a procédé à l’examen du rapport de MM. Thierry Foucaud et Gérard Longuet, rapporteurs spéciaux, sur la mission « Enseignement scolaire ».

M. Gérard Longuet, rapporteur spécial. (…)Toutefois, en matière d’emplois, l’aspect le plus spectaculaire concerne le ministère de l’éducation nationale qui semble manifestement fâché avec la comptabilité. En effet, il nous propose, en 2011, un effort de suppression d’emplois comparable à celui de l’année précédente, soit 16.000 postes de moins à la rentrée prochaine, tout en réévaluant son plafond d’emplois de 20.359 ETPT. In fine, le plafond d’emplois augmente entre 2010 et 2011 de plus de 4.000 ETPT (*).

M. Jean Arthuis, président. Pourtant le calcul fait partie des fondamentaux [à l’école]…

M. Gérard Longuet, rapporteur spécial.Oui, Monsieur le Président, mais pas la comptabilité ! »

Source : Rapport Longuet

(* ETPT -> Équivalent Temps Plein Travaillé, unité Orwellienne de décompte du temps de travail effectué)

Deuxième extrait : Accuser la France de ne pas financer l’enseignement des jeunes est à relativiser

Dans la part de la richesse nationale consacrée à l’éducation, la France se situe légèrement plus haut que la moyenne des pays de l’OCDE (6% contre 5,7%). La dernière enquête PISA montre d’ailleurs que la France, consacre 74.600 dollars par élève de 6 à 15 ans, contre 69.100 dollars en moyenne dans les pays de l’OCDE. Et pourtant, dans le classement PISA, la France perd des places. Ne serait-ce pas lié à une gestion hyper-bureaucratique de l’Education nationale ? Tellement bureaucratique qu’on ne sait plus où sont les professeurs, qu’on a finalement plus de personnes à rémunérer mais qu’on nous brandit toujours ces fameux 16.000 postes soi-disant supprimés. Mais en fait ? Bienvenue en absurdie.

Article publié par Agnès Verdier-Molinié

Retrouvez l’article complet sur le site de l’iFRAP.

Les orthophonistes en colère

21 février 2011

Lettre adressée à l’Éducation nationale

L’apprentissage de la lecture du français conditionne toute la suite des apprentissages. Au lieu de prendre les cabinets d’orthophonie pour des déchetteries, utilisez donc la méthode phonétique et gestuelle de Borel-Maisonny en classe de CP (en 36 ans de carrière, je n’ai jamais eu d’échec), plutôt que de réserver à vos classes de rattrapage, en ayant l’air de découvrir le dernier Goncourt, cette méthode qui date des années 1960 ! C’est facile de voir des « dys… » partout chez les élèves : dyslexiques, dysorthographiques, dysgraphiques, dyscalculiques (et j’en oublie !) et d’envoyer les enfants en rééducation ensuite.

Madame B – orthophoniste à Marseille

 

Super Pédago milite chez les militaires

18 février 2011

 

3 questions à … Françoise Cousin, orthophoniste

17 février 2011

Certains disent que la méthode globale d’apprentissage de la lecture n’a jamais été utilisée. Votre expérience clinique de plus de 30 ans le confirme-t-elle ?

Ce n’est pas vrai. La vraie méthode globale a probablement été peu utilisée, mais elle a été remplacée par des méthodes semi-globales. Et d’après les constats que j’ai pu faire, elles ont la même nocivité.

Y a-t-il vraiment des bonnes et des mauvaises méthodes d’apprentissage de la lecture ?

Je le vois quotidiennement. De même qu’on apprend à marcher avant de courir, on part du petit élément pour aller vers le grand.
Ce n’est pas le cas de la méthode globale, qui fait l’inverse. Elle voudrait faire sauter une étape essentielle à l’enfant, et le rendre lecteur, avant de savoir déchiffrer.

De plus, une méthode de lecture doit faire appel à tous les sens de l’enfant. Une méthode semi globale demande essentiellement un travail visuel : que fait-on lorsque l’on est partiellement ou essentiellement auditif ?

Partir de la mémorisation de mots par cœur n’est pas de la lecture. Il y a tromperie pour l’enfant à qui l’on fait croire qu’il sait lire. Je préconiserais une méthode qui part du son et de la lettre avec lesquels on construit des mots plutôt que des mots que l’on stock de prime abord. Le stockage vient après lorsque l’on sait lire.

Quel rôle a la méthode de lecture dans l’apprentissage général de l’enfant ?

Pour ma part et toujours en fonction des constats que j’ai pu faire lors de ces 30 ans d’exercice, je remarque qu’un enfant qui aborde de façon globale la lecture, entame de façon globale les autres matières. Ce qui me frappe lorsque je rééduque des enfants qui ont de problèmes logico-mathématiques, c’est de voir le parallèle entre l’abord de la lecture et celui des maths. On a la réponse ou on ne l’a pas, ce n’est pas le fruit d’une recherche. C’est comme pour les mots lus, on les a « en stock » ou on ne les a pas.

Je précise qu’il y a des enfants qui arriveraient malgré tout à apprendre à lire avec des étiquettes sur des bouteilles, mais ceux-là je ne les vois pas à mon cabinet… et ceux que je vois sont trop nombreux.

La culture de l’excuse fait des ravages au sein de l’Education nationale

16 février 2011

Alors que Carole, surveillante âgée d’une trentaine d’années au collège Yves Montand de Vinon-sur-Verdon (Var), essayait de séparer des adolescents en train de se bagarrer dans la cour pendant la pause méridienne, elle a été projetée au sol puis rouée de coups de pieds. Après examen médical de ses blessures, 11 jours d’interruption de temps de travail lui ont été prescrits…(lire la suite sur le blog de Véronique Bouzou).

Retrouvez également la liste des faits de violence à l’école sur le site de SOS Éducation.

Fatals Picards (Sécurité de l’emploi)

15 février 2011