Archive for octobre 2010

Super Pédago est POUR l’examen d’entrée en 6e !

29 octobre 2010

Pétition : Non à la politique de l’autruche !

22 octobre 2010

Cher ami,

Il ne vous reste sans doute que quelques minutes pour consulter les pages du site Internet des lycées publics Delambre et Montaigne d’Amiens, où le courageux proviseur Catherine Guichet a publié les photos et comptes-rendus des actes de délinquance commis par des « lycéens » :

Perturbations du lundi 11 octobre 2010
Journee du 14 octobre 2010
Autruche autruche
Lundi 18 octobre 2010 Bilan de la situation

Il s’agit du seul exemple en France où un proviseur ait osé briser la loi du silence imposée par l’Éducation nationale.

Mais Catherine Guichet a subi de telles pressions qu’elle a été obligée, hier, de supprimer les liens vers ces pages à partir du site officiel du lycée.

A l’heure où je vous écris, elles sont encore trouvables mais elles vont être supprimées d’un instant à l’autre. Si vous arrivez trop tard, vous pourrez néanmoins encore les voir partiellement sur l’article précédent.

Cette affaire est emblématique de la folle politique menée par l’Éducation nationale, qui consiste à cacher au grand public ce qui se passe vraiment dans les établissements.

Dès le 18 octobre, Catherine Guichet faisait état des pressions qu’elle avait commencé à subir. Un « enseignant » l’accusait de faire « de la publicité pour le privé » en publiant les photos des incendies et des dégradations commises dans son établissement.

Nous avons alors réalisé que l’initiative de Catherine Guichet déplaisait fortement au Rectorat et à certains syndicats enseignants, et qu’elle allait être tuée dans l’œuf.

Nous avons donc immédiatement fait des sauvegardes des pages du site. Et en effet, quelques heures plus tard, les partisans de la chape de plomb avait déjà triomphé !

Nous organisons une « Lettre au Recteur d’Amiens », dans laquelle nous lui faisons part de notre soutien à la démarche de Catherine Guichet, qui seule sauve l’honneur de l’institution. Si vous le souhaitez, vous pouvez co-signer cette lettre en cliquant ici.

Il est important qu’un très grand nombre de personnes signe avec nous, pour montrer au Recteur que notre point de vue est bien celui de la majorité des parents et des professeurs. En tant qu’adultes responsables, nous ne nous voilons pas la face devant la réalité de ce qui se passe dans les écoles.

Nous ne pensons pas qu’étouffer les faits fera progresser les choses. Nous pensons que seule la transparence permettra de s’attaquer à la violence qui mine nos écoles.

Enfin, par principe, nous sommes opposés à toutes les tentatives du pouvoir de balayer sous le tapis les faits qui ne l’arrangent pas. La France n’est pas (encore), une dictature militaire ! Si vous partagez notre désir que le public soit correctement informé sur ce qui se passe dans les écoles de la République, merci de signer notre lettre au Recteur d’Amiens.

Vous pouvez également adresser un message de soutien au proviseur Catherine Guichet en cliquant ici.

(Merci de mettre l’association en copie de votre message : vous pouvez utiliser l’adresse électronique suivante : soutien@soseducation.com).

Enfin, continuez à nous envoyer vos témoignages des violences dont vous ou vos enfants avez été victimes ces derniers jours.

Bien cordialement,

Vincent Laarman
Délégué général

Pour signer la lettre au recteur :

Des proviseurs courageux, il y en a ! (suite)

22 octobre 2010

Voici l’ensemble des liens vers les articles, témoignant autant du courage du proviseur et des adultes de l’établissement, que de la violence qu’ils doivent subir…

Perturbations du lundi 11 octobre 2010

Le 11/10/2010

Lundi 11 octobre 2010, un incendie de poubelles spectaculaire a perturbé la journée des lycées Delambre-Montaigne

Aujourd’hui, deux incidents se sont produits, troublant la sérénité du climat des établissements.

A 10 h 30, au moment de la récréation, une vingtaine d’élèves du LP Montaigne ont tenté de mettre en place un blocage de l’entrée principale du lycée, pour manifester contre la réforme des retraites. D’autres élèves du lycée, surpris, ont voulu rentrer dans la cour et une bagarre rapide s’en est suivie.

En quelques minutes, tout est rentré dans l’ordre avec l’intervention des surveillants et des CPE.

A 13 h 30, une partie des élèves les plus jeunes du LP Montaigne était devant la porte, mais d’autres jeunes gens étaient aussi présents, issus du quartier et maîtrisant bien la technique de base du feu de poubelles.

Très rapidement, et sans aucune revendication, plusieurs grandes poubelles ont été enflammées et  jetées sur la grille d’entrée.

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Journée du 14 octobre 2010

Le 14/10/2010

Résumé de la journée du 14 octobre 2010 : un fonctionnement normal, des élèves en sécurité mais aussi des dégradations volontaires et une mauvaise interprétation du « droit d’expression lycéen »…

Ce matin, dès 8 heures, quelques jeunes gens mal intentionnés attendaient sur le trottoir situé en face de l’établissement.

Pour couper court aux attroupements devant le lycée, nous avons pris, hier, la décision de restaurer les zones fumeurs dans la cour de l’établissement pour protéger les élèves des agressions et des mouvements divers, donc, à 8 h 30, tous les élèves qui le souhaitaient étaient entrés normalement au lycée sauf un groupe d’une quarantaine d’élèves se tenait volontairement à l’écart, au milieu de la rue Montaigne.

La police municipale est passée en constatant avec satisfaction que l’entrée était absolument dégagée et en nous souhaitant « bon courage » pour la gestion du groupe qui commençait à remonter la rue.

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Autruche, autruche !

Le 16/10/2010

Faut-il – ou non – dire, et surtout montrer, la réalité des incidents que peut affronter un établissement scolaire ?

 » Mes sincères félicitations pour la bonne publicité que vous faites pour votre établissement en affichant, en première page, les évènements « flambants » neufs. Il ne manquerait que des liens vers les établissements privés du secteur. « 

Un enseignant qui faisait de la publicité pour son établissement de rattachement.

Il y a un an, se pratiquait, dans un collège de la banlieue d’Amiens, le « jeu de l’autruche » : un élève criait « autruche » et tous les autres devaient se cacher sous la table…

Je ne pense pas que nous puissions faire la même chose aujourd’hui, à un moment où le moindre évènement est photographié par des dizaines de téléphones portables, exporté sur des centaines d’autres appareils et commenté, en famille et aux alentours, avec une extraordinaire diversité d’interprétation, par des lycéens pleins d’imagination.

Les élèves communiquent, le lycée doit également communiquer et rendre compte de son actualité, même quand elle est « dérangeante ».

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Lundi 18 octobre 2010 – Bilan de la situation

Le 18/10/2010

Résumé de la journée du 18 octobre 2010

En dépit d’un vendredi assez calme, simplement marqué par un « blocage » symbolique de moins d’une heure, « blocage » abandonné par les élèves eux-mêmes, ce début de semaine s’est mal passé.

Une nouvelle fois, des élèves sont passés à l’attaque à 8 h 30, après le début des cours. Nous étions pourtant allés leur parler pour les dissuader de commettre des dégradations, mais ils n’ont rien voulu entendre, affirmant que tous les établissements étaient bloqués, qu’ils étaient venus pour casser et qu’ils le feraient.

Dès huit heures quinze, des pétards avaient été lancés et un climat de tension régnait devant l’établissement. A huit heures 30, les élèves ont mis, pour les plus déterminés, leur capuche et leur écharpe pour dissimuler leur visage et sont passés à l’assaut.

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Mardi 19 octobre 2010

Compte rendu de la journée et dispositions pour la fin de la semaine

Aujourd’hui, conformément aux conseils donnés, il n’y avait pas d’élèves aux lycées Delambre-Montaigne.

Cependant, il faut préciser que les lycées sont ouverts et les personnels non grévistes à leur poste.

Les élèves demi-pensionnaires et internes bénéficieront, pour les journées de lundi et mardi, d’une remise d’ordre.

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Super Pédago use les euphémismes

22 octobre 2010

Des proviseurs courageux, il y en a !

20 octobre 2010
Un « incident devant (ou proche) d’un établissement »  est souvent une synecdoque pour parler d’un fait grave dans l’établissement.
Et encore, la plupart des proviseurs n’osent pas communiquer les informations et imposent le silence à leur équipe, pour ne pas entacher la réputation de l’établissement.
Pourtant certains brisent la loi du silence.
L’une d’eux tient son blog à jour avec courage. La journée du 18 octobre 2010 est assez édifiante :
En dépit d’un vendredi assez calme, simplement marqué par un « blocage » symbolique de moins d’une heure, « blocage » abandonné par les élèves eux-mêmes, ce début de semaine s’est mal passé.
Une nouvelle fois, des élèves sont passés à l’attaque à 8 h 30, après le début des cours… (lire l’article)

Cramer son école : une idée pas si neuve…

19 octobre 2010

Un peu partout des écoles brûlent.

Au Mans, la nuit dernière.

A Paris, ce matin.

Déjà en août Marseille avait connu le saccage d’une maternelle.

L’idée que l’école doive être détruite est prônée par des « pédagogues » très sérieux à travers des contes pour enfants.

« Ainsi les enfants ont allumé plusieurs incendies en même temps et le feu s’est rapidement propagé à toute l’école, faisant retentir l’alarme.

Tout le monde est sorti sain et sauf et dans le calme en croyant qu’il s’agissait de l’une de ces innombrables fausses alertes. Tout le monde, sauf la maitresse qui était morte. Ainsi on a supposé-e qu’elle était morte dans l’incendie et personne n’est allé-e en prison.

Moralité : Brûle ton école ! »

Super Pédago organise la manif lycéenne

17 octobre 2010

Grève du 12 octobre : Non à l’instrumentalisation des lycéens [communiqué de presse]

12 octobre 2010

Paris, le 12 octobre 2010

SOS Éducation condamne la position des syndicats lycéens d’appeler à la grève ce jour et de tenter d’instrumentaliser les élèves, qui plus est, dans un débat qui n’a pas trait à l’école.

Certains jeunes gens mineurs battront ce jour le pavé plutôt que d’aller étudier. Il ne s’agit en aucun cas d’une action civique, comme certains le laissent entendre, mais d’une action politique, où les jeunes ne sont que les jouets d’activistes.

Dans ce contexte, il est important de rappeler que nos écoles ne doivent servir aucun parti, aucune centrale syndicale.

La responsabilité de chaque adulte est de préserver les siens, la responsabilité de la Nation est de préserver sa jeunesse et ne pas laisser certains la transformer en « chair à manif’ ».

Pour SOS Éducation, il est impératif que nos écoles redeviennent des lieux où la neutralité s’exerce, des lieux de formation intellectuelle et non de repérage et de formatage politique.

« Laissez notre jeunesse grandir, apprendre et user de son libre arbitre sans parti pris, ni a priori », c’est tout ce que les 80 000 membres de SOS Éducation demandent.

Des cours de lutte à l’école ?

12 octobre 2010

Le sociologue suisse Sandro Cattacin proposait dans Le Temps d’introduire des cours de lutte à l’école :

S’exprimant au sujet d’une rixe collective organisée dans la commune genevoise de Meyrin et déjouée par la police, le professeur affirmait que «nous vivons dans une société surpacifiée, où le système scolaire est féminisé.»

Ce qui est vrai en Suisse ne l’est-il pas chez nous ?

Super Pédago prend soin de son petit

8 octobre 2010