Archive for septembre 2010

Super Pédago excelle en chronobiologie

24 septembre 2010

(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Tabassé par son élève à quinze jours de la rentrée

22 septembre 2010

En pleine classe, l’élève se lève et assène gifles et coups de genoux à son professeur.

On est à quinze jours de la rentrée : les cours viennent à peine de reprendre au collège Jean-Perrin situé en plein cœur Vitry-sur-Seine, dans la banlieue parisienne. Le collège accueille chaque matin 600 élèves. Dans une des classes de quatrième, ce mercredi, le cours débute normalement. Dans la salle, deux professeurs sont présents. L’enseignant en charge du cours – un jeune qui débute cette année – et son tuteur, professeur de mathématiques, âgé de 31 ans. Il est 10 heures du matin quand tout à coup ce professeur-tuteur va se faire frapper par un des élèves âgé de 14 ans environ.

« Pendant le cours, un élève très excité et perturbateur a mis ses pieds sur la table et a commencé à provoquer son professeur, raconte un enseignant. Trois adultes, dont l’adjointe du principal, sont intervenus pour tenter de le calmer, mais rien n’y a fait. L’élève a été pris d’un coup de folie. Après une escalade verbale, l’adolescent s’est levé et a frappé mon collègue, lui assénant des gifles et des coups de genou », poursuit-il, évoquant « une scène très violente »
(LeParisien.fr)

«Très choqué, l’enseignant est décrit par ses collègues comme « très calme et très pondéré »»
(LeMonde.fr)

Ni manque d’effectifs – deux adultes étaient dans la salle -, ni manque d’expérience – celui qui a été tabassé est le tuteur chargé d’accompagner le stagiaire – ne pourront être évoqués dans cette affaire.

Jamais nous ne dirons suffisamment à nos députés et au ministre de l’Éducation, combien il est urgent d’agir pour rétablir l’autorité des professeurs. Rassemblons-nous pour que plus jamais des jeunes gens continuent à penser qu’un professeur n’est pas légitime quand il demande de retirer ses pieds de la table à un élève, quand il confisque un portable à un élève.
Appelez, écrivez à votre député sur wwww.soseducation.com. Chaque geste compte.

Les « commissions poubelles »

21 septembre 2010

Les “commissions poubelles” ont eu lieu.

De quoi s’agit-il ? Dans le jargon des enseignants, il s’agit de commissions chargées d’affecter dans les classes de 2de des lycées professionnels où il reste encore des places, les élèves réputés turbulents et perturbateurs qui, en raison de leurs résultats scolaires et de leur comportement, n’ont été acceptés nulle part ailleurs.
Ces élèves-là qui se savent soutenus par des parents irresponsables ou démissionnaires, sont incapables de se plier à la moindre discipline et ont, après quatre années (minimum) de collège, un niveau qui ne leur permet pas de suivre le programme – pourtant très léger – de 2de.

Mais comme le gouvernement préfère savoir les perturbateurs dans une classe (où ils ne s’en prendront qu’à un enseignant à la fois) plutôt que dans la rue (où ils risquent de faire des dégâts), ils sont coûte que coûte inscrits dans un établissement scolaire où dès leur arrivée ils retrouveront des copains avec lesquels ils formeront une bande capable d’imposer “sa” loi aux autres élèves et aux professeurs.

Au moment où, après la rentrée, la plupart des classes commençaient à prendre un rythme de travail et où certains élèves percevaient la nécessité de faire des efforts pour surmonter leurs difficultés, les élèves ainsi repêchés par les “commissions poubelles” arrivent pour tout désorganiser, pour tout déséquilibrer, pour démolir le travail déjà accompli par les enseignants et généralement apprécié des élèves motivés.

Résultats : des professeurs qui, trois semaines après la reprise des cours, craquent nerveusement en imaginant les difficultés qu’il leur faudra surmonter ; des chefs d’établissement désemparés ou désabusés ; une montée en flèche des accrochages et des incivilités… en attendant pire; des recteurs d’académies sourds aux signaux d’alarme lancés par les professeurs ; des bons élèves qui annoncent déjà leur intention de quitter les établissements pour éviter d’avoir à supporter l’insupportable…

Le gouvernement se félicite de l’ouverture de quelques établissements “spéciaux” où des élèves particulièrement difficiles seront remis sur les rails – du moins l’espère-t-on – grâce à une discipline efficace. Mais qu’attend-on pour remettre cette même discipline dans l’ensemble des établissements scolaires puisqu’on la dit efficace?
“Discipline” et “sanctions” sont deux mots qui apparaissent dans la “lettre” que M. Sarkozy avait envoyée à tous les enseignants et éducateurs au lendemain de son élection à la présidence de la République.
“Rien que des mots…” chantait Dalida!

Un professeur de Lettres en lycée
(envoyé par mail)

Super Pédago est pour le droit à l’oubli

17 septembre 2010

[pétition]Le professeur préfère se laisser massacrer

10 septembre 2010

Lundi 6 septembre 2010 : nous sommes dans un paisible collège du Limousin. La fin de l’été approche, mais le soleil éclaire encore les lieux d’une lumière radieuse. Pourtant, dans la cour de récréation, les élèves sont attroupés autour d’une scène stupéfiante, effroyable : un professeur de sport, spécialiste de boxe et de close-combat, est en train de se faire massacrer par quatre maigrichons de 15 ans. Les jeunes se déchaînent sur lui – mais le professeur se laisse faire, sans réagir. Commment est-ce possible ? Tout a commencé quelques heures plus tôt…

Un professeur à la « Jean-Claude Vandamme »

À 60 ans, Jean-Pierre*, professeur de sport en collège, commence à connaître le métier, c’est le moins qu’on puisse dire. Des élèves, il en a vu défiler des milliers. Il sait encourager ceux qui ont du mal, obtenir des bons qu’ils se surpassent, et remettre les perturbateurs à leur place – même les plus violents. La discipline n’a jamais été un problème pour lui. Il faut dire que Jean-Pierre pratique assidûment la boxe… et le full-contact.

Lundi dernier, le 6 septembre, Jean-Pierre vient de faire sa rentrée, au collège Firmin Roz de Baubreuil, près de Limoges. Il le sait, c’est peut-être une de ses dernières années de carrière. C’est donc avec émotion qu’il découvre la nouvelle classe de 4e. Les élèves sont heureux, eux aussi. Ils ont mis leur jogging et leurs baskets toutes neuves, pour beaucoup, qui sentent encore l’odeur des boîtes à chaussures.

Mais voilà que, au milieu du cours, quatre garçons de 15 ans s’approchent, menaçants. Ils n’ont rien à faire là : ce sont des anciens élèves, et aucun d’entre eux n’a laissé de souvenir impérissable. Que viennent-ils faire ? Personne n’en sait rien, mais ils se mettent à invectiver brutalement une jeune élève de 13 ans.

En plein cours, une lapidation !

Rien qu’à leur voix, ils font peur : leurs injures sont immondes, dégradantes. Et ils ne s’en tiennent pas aux mots. Un des voyous se met à ramasser des pierres et les jette sur la jeune fille. Les autres l’imitent. La pauvre est violemment touchée au visage.

C’est bien à une véritable lapidation, en pleine cour de récréation, qu’assistent les témoins de la scène ! Heureusement, parmi eux, il y a Jean-Pierre. Dès qu’il voit cela, le prof de sport se précipite vers la jeune fille pour la protéger, faisant fuir les agresseurs comme de vulgaires moineaux.

Jean-Pierre réconforte la jeune fille et prend les mesures qui s’imposent dans ce type de situation : aller à l’infirmerie, avertir les autorités. Déjà sonne la fin du cours. Les élèves se dispersent, très secoués par ce qui vient de se passer. Jean-Pierre reste seul et se dirige vers le portail du collège…

C’est alors que les quatre voyous surgissent derrière lui. À quatre contre un, ils n’ont aucun mal à le frapper de tous les côtés. Coups de pieds, coups de poings, ils déchaînent leur rage sur ce professeur qui a osé s’interposer, alors qu’ils venaient régler son compte à une petite fille…

Mais c’est là que se produit le plus incroyable

C’est alors qu’intervient le plus incroyable de cette histoire. Jean-Pierre, en réalité, garde la tête parfaitement froide alors que pleuvent sur lui les coups. Il réfléchit posément à ce qu’il va faire : car il a l’habitude du combat au corps-à-corps. Il connaît tous les gestes de self-défense et les clés de bras qui lui permettraient de mettre immédiatement les délinquants hors de combat. MAIS JEAN-PIERRE DÉCIDE SCIEMMENT DE LES LAISSER FAIRE !!!

En effet, il sait quelles seraient les conséquences pour lui, s’il osait réagir : « Il valait mieux que je ne réplique pas. J’aurais été en tort », a-t-il expliqué ensuite à la presse.

Et de fait, il a eu raison.

Pour des jeunes comme ceux-là, agresser un professeur ne comporte aucun risque : ayant moins de seize ans, aucune mesure judiciaire sérieuse ne peut être prise à leur encontre. Ils le savent. Et ils en usent.

Le professeur, lui, n’aurait pas manqué d’être traîné en justice s’il avait égratigné un seul de ces quatre « bout d’choux » : visite de l’Inspecteur, convocation au rectorat, mises en cause dans les médias, sans parler bien sûr d’une garde-à-vue, voire d’une possible mise en détention provisoire.

Quoi qu’il arrive, sa réputation aurait été gravement entachée. Sa carrière aurait été brisée. Il aurait été muté, voire rétrogradé. Voilà pourquoi Jean-Pierre a décidé de se laisser démolir…

Réagir, ENFIN !

Et c’est la raison pour laquelle SOS Éducation vous appelle vous, et tous les citoyens, parents, professeurs, grands-parents, à se mobiliser enfin, aujourd’hui, pour changer radicalement de politique éducative dans nos écoles, vis-à-vis de la violence et des délinquants.

Je vous demande de signer d’urgence la pétition que nous avons préparée au ministre de l’Éducation Luc Chatel (voir plus loin).

Il faut avoir le courage de le reconnaître : on est allé trop loin dans la volonté de laisser les élèves exprimer librement leurs pulsions, leur agressivité, leur violence dans les écoles.

Les adultes ne doivent pas avoir peur d’exiger un minimum de respect et de mesure de la part des enfants.

Le mot « autorité » n’est pas un gros mot

Le mot autorité ne doit plus être considéré comme un gros mot. Et c’est pareil pour le mot discipline.

Car la vérité, c’est que l’autorité des adultes est indispensable pour protéger les élèves eux-mêmes. On le voit : le laxisme est la voie la plus rapide vers l’injustice, la dislocation sociale, la brutalité généralisée.

Ce n’est pas ce que nous voulons pour nos élèves, ni pour nos professeurs, ni pour nos écoles.

Il est faux de dire que les parents sont contre l’autorité des professeurs. C’est tout le contraire.

Tous les parents responsables savent que l’autorité des professeurs est nécessaire pour le bien de leurs enfants. Et les parents qui refusent cela n’ont aucun droit d’imposer à nos enfants la violence de leurs enfants.

Près de 140 députés déjà avec nous

La mobilisation de notre association contre la violence à l’école, depuis un an, a déjà permis de faire considérablement bouger les lignes. Non seulement près de 140 députés se sont déjà associés à notre appel au ministre de l’Éducation pour l’application de nos 8 mesures contre la violence à l’école, mais Luc Chatel lui-même a commencé à changer de discours, profondément.

Depuis la rentrée, il affirme (enfin !) une volonté ferme de sanctionner toute violence verbale dans les écoles, et de mettre en établissement disciplinaire les élèves trop menaçants pour rester dans des classes normales.
Vous pouvez faire une différence, maintenant :

C’est une première étape, qui est très loin d’être suffisante. Mais si nous voulons obtenir plus, il est indispensable de recueillir plus de signatures, et plus de soutien à notre mouvement. Alors s’il vous plaît, signez et faites signer autour de vous la pétition que vous trouverez ici ou sur le lien suivant : http://www.soseducation.com/sanction/signe.php

Transférez ce message à tout votre carnet d’adresses.
Et n’oubliez pas de contacter votre député, si vous ne l’avez pas encore fait, pour lui demander d’accroître la pression sur le ministre de l’Éducation, pour qu’il prenne ses responsabilités, en cliquant ici.

Un grand merci d’avance,

Vincent Laarman
Délégué général

* Le prénom a été changé.

Super Pédago aime la rentrée

10 septembre 2010

Une grève de plus… pour rien (communiqué de presse)

6 septembre 2010

Collèges et lycées: une grève pour réclamer plus de moyens ne changera rien.

A l’heure où le système éducatif échoue de plus en plus dramatiquement à instruire correctement les élèves pour qu’ils s’en sortent, le SNES, syndicat d’enseignants présent dans les collèges et les lycées, appelle une fois de plus à la grève ce lundi 6 septembre 2010. Il est fort à parier que cette grève sera peu suivie. Parents et professeurs ont d’autres revendications que de réclamer toujours plus d’argent.

En effet, en cette rentrée des classes 2010/2011, c’est un appel de bon sens que parents et professeurs qui soutiennent SOS Éducation souhaitent lancer. Ils tiennent à rappeler que : aucune grève, aucune ligne budgétaire ne règlera les problèmes qui minent nos écoles en profondeur.

Nos collèges et nos lycées manquent avant tout de moyens réglementaires pour faire respecter la discipline dans les classes d’une part, et d’autre part de concentration des élèves sur le travail à fournir et les efforts à produire pour réussir.

Se centrer sur ces valeurs fondamentales, voilà un programme de base pour nos gouvernants et nos écoles pour la réussite de tous les élèves dans les années à venir. Il n’est besoin d’aucune grève pour l’appliquer mais de courage à tous les niveaux de la hiérarchie : du ministre aux professeurs en passant par les chefs d’établissements, les recteurs et les inspecteurs.

Super Pédago prépare le bac

4 septembre 2010

Comment tenir sa classe : conférence SOS Éducation au GARAC

1 septembre 2010

Hier au GARAC, l’Ecole nationale des Professions de l’Automobile, plus d’une centaine de professeurs ont écouté avec intérêt Aldric Boulangé, Porte-parole de SOS Éducation, lors d’une conférence sur « comment tenir sa classe » – inspirée du livre d’Olivier Leroy*.

Le GARAC (la référence des filières Auto, Moto, Poids Lourd) est un établissement privé créé et financé par le Secteur de la Distribution et des Services de l’Automobile, qui regroupe un Lycée polyvalent sous contrat et un CFA. Il est dirigé par Liliane Rivière, Directeur général, et Laurent Roux, Directeur Académique. Il se trouve qu’un de ses professeurs s’est inscrit à notre newsletter Internet. Découvrant le livre d’Olivier Leroy, il a envoyé un message à Laurent Roux lui indiquant : « un livre à mettre entre les mains de tous nos professeurs ! ».

Voilà comment nous avons fait connaissance avec cette équipe, qui nous a fortement impressionnés par son dynamisme et sa détermination à remettre sur le chemin de la réussite des jeunes gens qui arrivent chez eux, souvent en situation d’échec. Ce fut une très belle rencontre qui s’est prolongée par cette intervention d’Aldric pour motiver et donner un cadre aux professeurs à la veille de la rentrée scolaire. Une grande première pour SOS !

A la tribune, Aldric Boulangé et Laurent Roux, directeur académique du GARAC.


* Olivier LEROY, Comment tenir sa classe, Publié par SOS Éducation aux Éditions F-X de Guibert, 80 pages, 9,50 euros. Disponible auprès de SOS Éducation.

Ce livre, entreprend de rappeler les règles fondamentales dont tous les enseignants ont besoin pour « tenir leur classe ». On y trouvera un concentré de la sagesse accumulée par des générations de professeurs, exprimé dans un style vif et enjoué.