Archive for avril 2010

Super Pédago se mouille

30 avril 2010


Toute ressemblance avec Philippe Meirieu serait purement fortuite.

Retrouvez Super Pédago sur Facebook et sur son blog.

Un petit mot sur la « transversalité« , pour éviter que ça ne tourne à une private joke entre profs : l’idée est que « l’apprenant » doit expérimenter tout dans tout.
Quand il va à la piscine (pardon, quand il participe à une « action-piscine »), c’est autant pour exercer une activité motrice (nager, pourrait-on imaginer) que pour s’initier à de nouveaux mots, à lire, à calculer… Marc Lebris note même dans son livre « Et vos enfants ne sauront pas lire ni compter » que certains inspecteurs voient d’un mauvais œil les « actions-piscine » qui visent explicitement à apprendre à nager !
GEP

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Super Pédago entend sourdre l’émergence des cultures nouvelles

23 avril 2010

Toute ressemblance avec Philippe Meirieu serait purement fortuite.

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[Communiqué de presse] Les internats spécialisés sont une nécessité

22 avril 2010

Le président de la République Nicolas Sarkozy annonce la création, « dès la rentrée prochaine, des établissements spécialisés qui permettront d’accueillir des jeunes de moins de seize ans qui perturbent gravement la vie scolaire par leur comportement ».

SOS ÉDUCATION prend acte avec satisfaction de cette décision préconisée depuis des années par ses 84 000 membres et attendues par des milliers de professeurs.

Cette annonce est la seule mesure courageuse suite aux États généraux sur la sécurité à l’école.

SOS ÉDUCATION
rappelle toutefois que les établissements spécialisés pour élèves perturbateurs ne résoudront pas loin s’en faut à eux seuls les problèmes d’indiscipline et de violence dans les écoles.

L’association appelle le gouvernement à :

    – faire respecter l’autorité des professeurs et restaurer leur prestige,
    – réintroduire la fonction pleine et entière de surveillant général dans les écoles,
    – créer de vrais cours de morale et de civisme,
    – supprimer la réintégration automatique d’un élève après son exclusion d’un établissement
    – rétablir prix et récompenses pour les élèves méritants.

Le mythe de la « faute aux parents » (version 2)

21 avril 2010

La faute des parents est constamment évoquée pour expliquer les problèmes d’indiscipline à l’école. Au nom de leurs petits droits individuels, ils refuseraient toute autorité extérieure. Ils n’enseigneraient même plus aux enfants à respecter leurs maîtres d’école. D’où le chaos dans les classes.

Ce constat a le mérite de la simplicité… et de ne pas remettre en cause le fonctionnement de l’Education nationale.

La réalité, c’est que les parents se sont désintéressés de l’école parce que l’Education nationale les a mis à l’écart.

Quiconque a des enfants scolarisés et a déjà essayé de s’impliquer dans une école a compris à quel point les parents sont considérés comme indésirables par l’administration.

Même élu représentant des parents d’élèves et invité à siéger dans les instances des établissements, le parent doit faire preuve d’une prudence, d’une docilité humiliantes. D’emblée, il est entendu qu’il n’a le droit de discuter ni les choix pédagogiques, ni les programmes, ni les manuels, ni la composition des classes, ni les compétences de qui que ce soit dans l’établissement. Restent les questions d’intendance, d’infirmerie et de cantine, de voyages scolaires, et encore…

Alors effectivement, quatre générations après Jules Ferry, beaucoup de parents ont fini par conclure qu’à eux revient l’alimentation, le logement et les loisirs des enfants. A l’Education nationale revient l’éducation. Et certains vont jusqu’à s’en laver les mains complètement… et à s’essuyer les pieds sur les professeurs.

Alors quelle solution ? Donner aux parents plus de droits dans la gestion des établissements, comme le réclament les fédérations de parents d’élèves ?

Certainement pas. Cela ne ferait qu’aggraver le chaos, et la guerre parents-profs.

Le seul moyen de les responsabiliser, tout en évitant de les faire sortir de leur rôle, serait de leur donner la liberté du choix de l’établissement scolaire de leurs enfants.

« Les enfants appartiennent à la République avant d’appartenir à leurs parents ». Ce slogan de Danton a servi de fil directeur et de justification aux fondateurs de l’école publique. C’est à ce titre qu’ils se sont considérés en droit de taxer la population, et d’utiliser l’argent ainsi récolté pour éduquer les enfants selon leurs propres vues.

Et aujourd’hui, beaucoup sont réticents à donner ce libre choix de l’école aux parents, sous prétexte qu’ils seraient incapables de choisir, et que la plupart, de toutes façons, se désintéressent de l’éducation de leurs enfants.

Pourtant, des indices concordants montrent que l’intérêt des parents pour l’éducation n’a jamais été aussi fort qu’aujourd’hui. Et que si on les responsabilisait, en leur rendant le droit de faire des choix réels pour l’éducation de leurs enfants, la plupart des parents s’impliqueraient autant que le leur permettrait l’Education nationale :

1) Les sujets de conversation : l’école, l’éducation des enfants, sont des sujets qui reviennent constamment dans les conversations des Français, actuellement. Pas un dîner, pas une après-midi entre amis n’est possible sans que la question des enfants ne soit abordée. Avec les radars sur les routes, le football, et l’insécurité, c’est LE sujet qui obsède nos contemporains, qui sont d’ailleurs en général inquiets pour l’avenir.

2) Le seul domaine où les parents gardent leur mot à dire concernant la scolarité de leurs enfants, à savoir le choix des fournitures scolaires, est, malgré son caractère dérisoire, l’objet du plus vif intérêt à chaque rentrée, au point de faire des jours durant la une des journaux. Combien les parents s’impliqueraient-ils plus, alors, s’ils pouvaient, s’ils devaient, choisir l’établissement scolaire le mieux adapté à leur enfant ?

3) Le secteur des jeux éducatifs, et de la littérature jeunesse en particulier, n’a jamais été plus florissant qu’actuellement. En fait, l’édition ne survit que grâce à la locomotive toujours plus puissante des livres pour enfants. Comment prétendre, avec ça, que les Français se moquent de l’éducation ?

4) Le marché immobilier, tous les professionnels le savent, est fortement corrélé à la qualité de l’établissement scolaire dont dépend le logement. Cela prouve que, lors d’un choix aussi important que le choix d’une résidence, beaucoup de parents actuels donnent la priorité à l’éducation de leurs enfants. Ce n’était pas le cas jusque dans les années 80, à de rares exceptions près (le 5e arrondissement de Paris, à cause de la proximité des lycées Henri IV et Louis-le-Grand).

Alors, démissionnaires, les parents ?

Les jeunes de la FIDL au service de Luc Chatel

16 avril 2010

Faire diversion : le ministre de l’Education en rêvait, avec sa campagne contre l’homophobie à l’école.

Depuis des semaines, il était embourbé dans des problèmes graves de violence, face à des syndicats d’enseignants qui ne veulent pas entendre parler de fermeté.

Alors, pendant que les écoles continuent à brûler (une enseignante a encore été gravement agressée mercredi 14 avril 2010 à Mantes-la-Jolie), Luc Chatel espérait faire enfin parler d’autre chose en mettant des affiches dans tous les collèges et lycées pour aider les élèves qui « s’interrogent sur leur orientation sexuelle ».

Pour l’instant, l’effet tardait à se faire sentir dans les médias. Mais, divine surprise, les jeunes du « syndicat lycéen » FIDL se mobilisent soudain eux aussi pour lancer une grande campagne contre l’homophobie !

Et ils mettent le paquet : « On est allés dans l’osé pour toucher les lycéens », a expliqué la vice-présidente lors d’une conférence de presse hier.

Et de fait, elle n’a pas hésité à payer de sa personne en s’exhibant en soutien-gorge de nylon sur les affiches, le corps tatoué de termes supposés « briser des tabous » (on se demande lesquels) : « kiffe la vie », « accro au shopping », « lesbienne » et « athée », pour les plus recherchés.

Malgré déjà d’innombrables reprises dans la presse, des spots radio, des affiches et le soutien d’une batterie de partenaires hypermédiatiques, les apprentis-militants de la FIDL n’ont pour l’instant réussi qu’à provoquer… 2 commentaires sur leur site Internet.

Mais ils ne se découragent pas et annoncent d’autres actions d’envergure, pour les jours qui viennent, en particulier demain 17 avril.

Que cherchent au juste Luc Chatel et la FIDL ? A couvrir, pour quelques heures, le bruit toujours croissant des appels à l’aide des professeurs et des parents concernés par l’avenir des élèves.

Et sans doute à se racheter quelques instants l’illusion que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, et que l’écroulement du niveau, la vague de violence, la montée de l’illettrisme et le chômage des jeunes, sont finalement sans importance…

Expérimenter les méthodes classiques dans les zones défavorisées

12 avril 2010

Le ministre de l’Education Luc Chatel a annoncé jeudi 8 avril 2010 que certains chefs d’établissements difficiles pourront recruter librement leurs équipes et mener des « expérimentations pédagogiques innovantes ».

SOS Education souhaite que, pour une fois, l’expérimentation repose sur des méthodes structurées.

« Depuis des années, les seuls à profiter de méthodes classiques, logiques et progressives, sont les élites et les écoles pour riches*. Ne pourrait-on pas rétablir l’équilibre en les proposant aussi aux plus défavorisés ? », demande Vincent Laarman, délégué général de SOS Education.

Dans les zones difficiles, les méthodes dominantes sont celles du néo-pédagogisme, avec une orientation accentuée sur le « vivre ensemble ». Mais ces projets, qui ont été mis en œuvre depuis 1981, lors de la création des ZEP, n’ont pas tenu leurs promesses.

Non seulement on observe dans ces zones une violence et une absence d’intégration accrues, mais ces méthodes laissent sur le carreau chaque année des centaines de milliers d’élèves sans les bases minimales en lecture, en écriture et en calcul.

C’est pourquoi SOS Education souhaite qu’on expérimente enfin, dans les zones difficiles, un enseignement de qualité.

* Sait-on que, pendant que les élèves de ZEP se coltinent des méthodes aussi abstruses que Ratus, Picbille et Gafi, les primaires triés sur le volet des meilleurs établissements parisiens (Stanislas et Franklin par exemple) apprennent dans les manuels classiques de la Librairie des Ecoles (www.lalibrairiedesecoles.com) ? Comment s’étonner du fossé qui séparent les deux catégories d’enfants en fin de primaire ?

Les professeurs ne sont pas des geôliers !!

9 avril 2010

Le ministre de l’Éducation Luc Chatel a annoncé hier aux États généraux de la sécurité à l’école, qu’il allait limiter radicalement le recours aux exclusions, et compliquer les procédures des conseils de discipline, afin de dissuader les professeurs d’y recourir.

Seuls les élèves « les plus dangereux » continueront à pouvoir être exclus des écoles et être placés, comme c’est le cas actuellement, dans des « structures adaptées » (allusion possible aux centres éducatifs fermés ? Luc Chatel n’a donné aucun détail sur ces « structures »).

Autrement dit, tant qu’un professeur ne pourra pas prouver concrètement qu’un élève représente un danger physique, il sera désormais obligé de le garder dans sa classe et de trouver le moyen de faire cours malgré sa présence !

SOS Éducation rappelle que l’enseignement nécessite toujours une part minimale de bonne volonté de la part des élèves. Le professeur seul ne peut pas transmettre des connaissances à des élèves qui ne souhaitent pas apprendre ni faire des efforts, et encore moins à des élèves qui refuseraient de respecter leur professeur.

Nul n’est besoin pour un élève perturbateur d’être dangereux physiquement pour ruiner l’atmosphère de travail dans une classe, et réduire à néant tous les efforts d’un professeur pour faire cours.

SOS Éducation s’oppose donc avec la plus grande fermeté à cette nouvelle restriction apportée à l’autorité des professeurs. Ceux-ci ont déjà été privés de la plupart des moyens d’assurer la discipline. Ils sont déjà largement abandonnés par leur hiérarchie, qui ne les soutient pas suffisamment face aux élèves perturbateurs. Trop de professeurs se retrouvent même sanctionnés, voire poursuivis en justice, pour avoir pris leurs responsabilités éducatives (voir le cas de Claudine Lespagnol, persécutée pour avoir voulu interdire les portables en classe, ou celui de Thérèse-Marie Cardon, sanctionnée pour avoir giflé un élève qui mettait de grands coups de pied dans la porte de sa classe en hurlant). Les professeurs enfin, sont de plus en plus victimes des agressions des parents, et de l’impertinence des élèves qui ne se privent ni de leur rappeler leurs devoirs (« Vous n’avez pas le droit de faire ça, M’sieur »), ni de les injurier, ni même parfois de les frapper.

Il est donc totalement décalé et contreproductif de vouloir prendre aujourd’hui de nouvelles mesures contre les professeurs qui essayent d’instaurer la discipline dans les classes.

La volonté de Luc Chatel d’interdire les exclusions provient en réalité du fait que de plus en plus d’élèves sont exclus de classe, et qu’ils se retrouvent souvent très nombreux à errer dans les couloirs des établissements, à commettre toutes sortes de dégradations et de violences (voir le rapport d’Alain Bauer publié mercredi 7 avril 2010 sur la violence scolaire). Mais pour remédier à cette situation, il est absurde de vouloir obliger les professeurs à reprendre ces élèves en cours !!

Cette situation est la conséquence des problèmes gravissimes de discipline qui gangrènent un grand nombre d’établissements, et qui sont dus à l’échec éducatif massif de l’Éducation nationale depuis trente ans, causé par la perte d’autorité des enseignants, l’abandon des surveillants professionnels, et la culture de l’excuse qui conduit à tolérer des comportements toujours plus inacceptables de la part des élèves.

Ces élèves exclus doivent être pris en charge autrement. C’est un problème extrêmement grave pour la société dans son ensemble, et il n’est pas sûr qu’il existe de solution simple et réjouissante pour eux. Mais il est certain, en revanche, que ce n’est ni de la capacité, ni de la responsabilité des professeurs, que de gérer, dans leurs classes, ces cas difficiles.

Leur imposer de le faire malgré tout, ce n’est pas seulement dévoyer leur mission et les prendre pour des gardes-chiourmes (sans les moyens disciplinaires de la fonction). C’est aussi compromettre l’instruction de l’ensemble de leurs élèves, qui ne peuvent plus bénéficier de cours dans une ambiance de travail normal.

Alors au nom de l’éducation du plus grand nombre, au nom de la vocation des professeurs et du respect du à leur fonction, SOS Éducation demande à Luc Chatel de renoncer à lier encore plus les mains aux enseignants, et attend au contraire que des mesures fortes soient prises en urgence pour restaurer leur prestige et leur autorité.

Demain : 2 émissions TV et 1 émission radio

6 avril 2010

Mercredi 7 avril (demain):

De 7h15 à 7h30 sur France 24 :
Aldric Boulangé, porte parole de SOS Éducation participera à l’émission télévisée Focus, version française ;

Vincent Laarman, délégué général de SOS Éducation participera à l’émission télévisée Focus, version anglaise.

De 19h15 à 19h30 sur RFI :

Olivia Millioz, responsable de la communication et de la coordination de SOS Éducation, représentera l’association dans le débat du jour.

SOS Éducation sur Sud Radio

6 avril 2010

Aujourd’hui, sur Sud Radio à 12h40

Aldric Boulangé, le porte parole de SOS Éducation, participe à une table ronde sur la tenue vestimentaire à l’école.

Enfin une bonne nouvelle !

1 avril 2010


Cher ami,

Êtes-vous au courant qu’un professeur s’est fait tirer dessus hier au lycée Jean Monnet à Strasbourg ?

Eh bien ça y est, le ministre de l’Éducation nationale a enfin compris qu’il fallait faire quelque chose.

Il vient de donner une conférence de presse d’urgence au ministère, rue de Grenelle : « Vous n’êtes plus seuls ! » s’est-il écrié à l’attention de tous les professeurs. « Le ministère de l’Éducation va enfin prendre ses responsabilités. »

« Les petites crapules ne feront pas la loi »,
a renchéri Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur.

Et le résultat est en effet époustouflant !! Voici les premières mesures annoncées pour restaurer le prestige et l’autorité des professeurs :

1) A la première insulte à un professeur, exclusion immédiate. Pour obtenir sa réintégration, l’élève devra faire lui-même les démarches (lettre d’excuse, demande d’entretien avec le chef d’établissement, engagement signé en présence de ses parents de ne jamais recommencer) ;

2) Au premier acte de violence grave, exclusion définitive. L’élève sera intégré d’office en internat spécialisé, avec suppression des allocations familiales pour ses parents, qui seront mis à contribution pour financer les frais d’internat ;

3) Un corps de surveillants professionnels va être créé, dont la seule mission sera de faire respecter le calme dans les établissements. Les CPE reprendront le titre de surveillants généraux, et abandonneront toute fonction « d’animation pédagogique », pour se concentrer uniquement sur la discipline ;

4) Cours de morale obligatoires dans toutes les classes de la grande section de maternelle, jusqu’au CM2. Les enfants y apprendront la politesse (dire « Bonjour, Madame », « Merci, Madame », vouvoyer les adultes, ne pas dire de gros mots), ainsi que les règles de base de la vie en société (respecter la propriété d’autrui, tenir ses engagements, travailler, économiser, etc).

5) Dépénalisation de la fessée : en cas de nécessité (hurlements en classe, jets de projectiles, bagarres…), les enseignants auront de nouveau le droit d’intervenir (sans risquer de garde à vue), de tirer les oreilles, et même de mettre une fessée aux élèves mal élevés !

Cliquez ici

pour vous joindre à notre Lettre Collective de soutien à Luc Chatel, pour le féliciter de sa clairvoyance et de son courage, qui mettent enfin un terme à quarante ans de démagogie psycho-pédagogique dans nos écoles.

Un grand merci,


Super Pédago