La guerre parents-profs

Parmi les nombreux signes du pourrissement de l’Éducation nationale, on assiste à une montée des agressions de parents contre les professeurs. Le plus souvent, ces agressions se produisent quand un professeur a donné une mauvaise note ou une punition à un élève, ou encore quand il conseille de le faire redoubler.

Parents indignes ?

La première réaction est de condamner les parents : « Ils se mettent systématiquement du côté de leur enfant, entend-on. Ce sont des parents indignes, qui ne supportent pas qu’on touche à un cheveu de leurs « petits chéris », mais qui n’assument pas leur rôle éducatif. Autrefois, les parents avaient des principes, ils se rangeaient toujours à l’avis du professeur. Et si les enfants étaient punis à l’école, ils étaient punis une seconde fois, et beaucoup plus sévèrement, le soir à la maison ! ».

Cette explication a le mérite d’être simple, et implique une solution tout aussi simple : il faut donc punir les parents ! La proposition de Nicolas Sarkozy qui vise à sanctionner financièrement les parents d’élèves absentéistes va exactement dans ce sens.

Mais la vérité, c’est que les vrais coupables de cette situation sont les syndicats d’enseignants marxistes : SNI, SNUipp, SNES, et SGEN surtout.

Et nous allons le démontrer.

D’abord, ils sont responsables d’avoir fabriqué intentionnellement, beaucoup des « parents indignes » dont ils se plaignent aujourd’hui :

Depuis avant mai 68, ils cherchent par tous moyens à détruire le respect de l’autorité des professeurs. Ils ont exigé qu’on supprime les estrades, le vouvoiement et toutes les prérogatives des professeurs qui risquaient d’être ressenties comme une « violence symbolique » par les élèves. Ils ont fait interdire la plupart des punitions usuelles que les enseignants avaient l’habitude de donner pour maintenir la discipline (même les lignes d’écriture et les zéros de conduite et les punitions collectives, sont désormais interdits, depuis la circulaire Ségolène Royal de 2000).

Ils ont constamment milité pour « abolir les distances » entre professeurs et élèves, et accessoirement entre les parents et les enfants. Ils n’ont eu de cesse depuis quarante ans de vanter les vertus d’une éducation libre et sans contrainte dans les écoles. Les parents « démissionnaires » d’aujourd’hui sont le résultat direct de cette nouvelle forme d’éducation, hostile à toute forme d’exigence et de discipline envers les enfants.

Mais la culpabilité des syndicats d’enseignants marxistes ne s’arrête pas là.

Ce sont eux qui, depuis des dizaines d’années, ont obtenu, à coups de grèves et de manifestations, de rendre les professeurs totalement indéboulonnables. Compétents ou incompétents, ils restent en poste toute leur carrière s’ils le souhaitent, et la hiérarchie scolaire ne peut rien sur eux. Quand un parent est en désaccord avec un professeur, à tort ou à raison, il ne peut donc plus se tourner vers personne pour faire valoir ses griefs. Le chef d’établissement, en particulier, est impuissant.

La seule possibilité qui reste aux parents est donc d’aller s’expliquer eux-mêmes avec le professeur, en absence de toute autorité qui assume la responsabilité de trancher entre les deux parties. C’est une situation qui est explosive, et il n’y a rien de surprenant à ce que la confrontation dégénère parfois. Comme à la Poste ou à la Sécurité sociale, les parents peuvent se retrouver face à un fonctionnaire qui leur donne l’impression à la fois d’avoir un pouvoir discrétionnaire sur eux, et de mal remplir ses obligations. Réciproquement, le fonctionnaire se sent agressé par l’administré, qui formule des exigences qui lui paraissent aberrantes. Mais les deux sont condamnés à traiter malgré tout l’un avec l’autre. Très vite, des noms d’oiseau, et parfois pire, peuvent fuser.

Nous ne disons pas que ce soit toujours le cas, évidemment, mais c’est le cas parfois, et cela suffit à expliquer de nombreux conflits, aussi mal ressentis par les parents que par les professeurs. Et si les parents sont conduits, de plus en plus souvent, à porter plainte auprès de la Police, c’est précisément parce qu’ils ne veulent pas faire justice eux-mêmes. Pour compenser la vacuité du pouvoir à l’Éducation nationale, ils s’en remettent à la seule autorité sur laquelle ils pensent pouvoir encore compter pour obtenir justice (à tort ou à raison encore une fois, mais ce n’est pas la question).

Pour sortir de cette situation, l’Éducation nationale doit exiger que les chefs d’établissements et les inspecteurs assument leurs responsabilités, et leur donner les moyens de le faire. En cas de conflit entre un parent et un professeur, ce sont eux qui doivent juger, et trancher. S’ils le font, et s’ils assument ce rôle dans un esprit de justice, cela contribuera à restaurer des relations sereines et de confiance entre les parents et les professeurs.

Mais avançons un autre point de la culpabilité des syndicats d’enseignants marxistes :

Ce sont eux également qui ont exigé que soit étendu le « droit à l’éducation » à tous les élèves, quelle que soit leur situation, leur comportement, et jusqu’à un âge de plus en plus tardif. Ils ont exigé, à coup de grèves, de manifestations, et de manœuvres au ministère de l’Éducation, que soient rédigés des textes de loi qui obligent l’école publique à garder dans ses murs tout enfant jusqu’à seize ans, aussi mal-élevé, paresseux et même hostile à l’enseignement qu’il puisse être, voire agressif – et même dangereux ! – pour ses professeurs et ses camarades.

Cette législation insensée a créé la situation ingérable que nous connaissons actuellement. De nombreux parents, totalement déresponsabilisés, mettent au monde des enfants qu’ils n’assument absolument pas sur le plan éducatif. Mais ils s’en débarrassent dès l’âge de trois ans, et souvent même deux ans, en les mettant dans cette garderie gratuite que sont les écoles publiques : « Débrouillez-vous avec mon enfant, c’est votre boulot. »

Les syndicats se plaignent de cela, bien sûr. Mais que n’exigent-ils pas, alors, qu’on supprime enfin le « droit à l’éducation » sans condition ? Pourquoi n’acceptent-ils pas que l’on exclue des écoles les élèves hostiles aux professeurs, au savoir, et à l’institution scolaire dans son ensemble ?

Vu les dégâts terribles que causent la minorité de fauteurs de troubles que l’on s’acharne à maintenir dans les écoles, alors qu’ils empêchent souvent des classes entières de travailler, il n’y aurait aucune opposition populaire à ce qu’une telle mesure soit prise.

Les membres de SOS Éducation en particulier défendent une école publique qui exige que les parents assument leur rôle d’éducateurs. Et si certains ne comprennent pas que les enfants méritent parfois qu’on leur tire les oreilles, et s’ils jugent que leur « bout’chou » qui dit « nique ta mère » à son professeur ne doit pas avoir de punition, ils n’ont qu’a assumer eux-mêmes l’instruction de leurs enfants.

En conclusion, les conflits entre les parents et les professeurs sont le fruit de la situation explosive qui a été créée volontairement par les syndicats d’enseignants, où chacun dispose de droits exorbitants : les parents, qui ont un droit imprescriptible de mettre leurs enfants gratuitement à l’école même s’ils n’assument rien de leur éducation à la maison ; les professeurs, qui peuvent rester en place quel que soit la qualité de leur travail. Et ce sans autorité pour trancher lorsque les deux parties, inévitablement, entrent en conflit.

Annexe : Que faire des cas sociaux ?

Une objection courante à la suppression du droit universel et inconditionnel à la scolarisation est de demander ce que l’on fera de ces enfants que l’Éducation nationale refusera à ses portes – ou plutôt, des enfants qui seront exclus après plusieurs manquements graves à leurs obligations. Car alors, dit-on, beaucoup se retrouveront dans les rues. Livrés à eux-mêmes, ils s’adonneront à la délinquance.

Considérer que c’est le rôle de l’Éducation nationale que d’assurer l’ordre public, en maintenant dans ses murs les délinquants potentiels, c’est confondre l’école avec les maisons de correction. C’est aussi confondre les professeurs avec des policiers ou des gardiens de prison.

En réalité, les professeurs n’ont ni la fonction, ni la capacité d’assurer l’ordre public dans le pays. Les jeunes délinquants, quand bien même ils sont scolarisés, trouvent amplement le temps, en dehors des cours, de commettre des délits. Car rappelons que les écoles ne sont ouvertes, aujourd’hui, que 150 jours environ par an. Cela leur laisse 210 jours, sans compter les soirées et les nuits, pour s’adonner à la délinquance.

La situation serait bien évidemment encore pire s’ils n’allaient pas à l’école du tout. Mais il faut tenir compte du fait que, en classe, ils nuisent également fortement à la communauté, en perturbant les cours, en agressant camarades et professeurs, et en commettant aussi, à l’intérieur des établissements, des délits. Et ce sans que les professeurs ne disposent des moyens réglementaires pour l’empêcher.
La solution n’est donc certainement pas de les forcer manu militari à aller dans les écoles, comme le souhaite Nicolas Sarkozy, qui propose de les payer pour venir en cours, ou encore de sanctionner financièrement leurs parents en cas d’absentéisme. Oui au retrait des allocations familiales des parents irresponsables, mais pas pour que leurs enfants délinquants aillent dans les écoles. Les délinquants sont l’affaire de la Police et de la Justice (avec ses bataillons d’éducateurs et assistantes sociales plus ou moins efficaces), mais pas des professeurs, dont la responsabilité est de transmettre des connaissances aux élèves qui veulent effectivement apprendre, point barre.

71 Réponses to “La guerre parents-profs”

  1. Philippe Mérieux Says:

    Texte très juste. La fin met le doigt sur une croyance dont la remise en question est taboue dans l’ÉdNat : « faire apprendre à celui qui ne veut pas apprendre. »

  2. Philippe Mérieux Says:

    Et on dit que c’est « centré sur l´élève » !

  3. Profdu93 Says:

    Bravo pour ce texte. Comme toujours, c’est bien écrit et c’est tellement vrai.
    Je sors à peine d’un conseil de classe de 3ème du collège Ambition Réussite dans lequel je travaille depuis 4 ans maintenant… Des profs qui avouent de pas pouvoir faire cours du tout (une classe qui reste debout toute l’heure à attendre un hypothétique silence), des avertissements travail, des avertissements comportement, des blâmes à la pelle… avec, commentaire de notre Principale: « Mais qu’est-ce qu’on peut faire?? »
    Eh bien voilà, que pouvons-nous faire??

  4. jehanne Says:

    Si vous punissez un élève qui se comporte mal, qui bavarde, si vous lui faites une remarque qui lui déplaît, dans la minute, il déjoue votre vigilance, il envoie un message à ses parents qui décrochent le téléphone et appellent le chef d’établissement pour se plaindre de vous! vive la délation!

    Dans mon établissement, sont considérés comme bons professeurs ceux qui font assez de démagogie pour ne pas avoir d’accrochages avec ces chers petits. cela évite au chef d’établissement d’ avoir à régler des problèmes. Les résultats sont tout à fait secondaires.

    Un ancien élève m’a dit un jour: « vous vous prenez trop la tête, les autres ils riaient avec nous! » Cette lâcheté existe à tous les niveaux, elle est un reflet de notre société. Je trouve par exemple que nos collègues masculins ne jouent pas le rôle qu’ils devraient tenir comme modèles et comme détenteurs de l’autorité et cela dans le public comme dans le privé.

    • Cyril paris Says:

      Autorité émane du savoir et n’a rien avoir avec la virilité ….petit nuance …ce ne sont pas les « grands » profs par la taille qui sont respectés.

  5. Florian Says:

    La réflexion est là. Mais on sens comme un colère latente qui enraille un peu l’analyse de fond.

    Oui, ce point de vue est peu défendu et c’est frustrant. Mais les enfants dont on parle sont ceux de la république, et il est un devoir républicain de trouver un moyen de les gérer, de s’occuper d’eux, voire de leur trouevr une voie.

    Il est évident que la passivité actuelle du système à leur égard est une solution bien misérable.

    Ils souffrent autant, voire plus de la situation que le professeur qui les subit. Alors certes, ils sont la cause du problème mais se débarrasser d’eux, via la justice, n’est une solution que pour le comfort des enseignant.
    Méritée sans doute, dans la mesure où cela ne fait de toute façon pas partie du métier d’enseignant de gérer ces cas.

    Mais tant qu’on ne cherche pas de solution aussi pour ces jeunes, même si certains sont certainement déjà perdus, alors on entre en contradiction avec des principes républicains et humanistes.

    Les finances ne permettrons sans doute pas la solution adéquate. Elle ne peut sans doute résider que dans un changement détat d’esprit de la société.
    Laisser les enseignant seul en première ligne, finalement c’est de la lacheté de la part du reste de la société.

    Tiens je tombe d’accord avec Jehanne sur ce point.

    J’irais juste un peu plus loin. Cette lacheté provient d el a déresponsabilisation de l’humain dans la société actuelle. C’est vraiment devennu un mode de pensé. On préfère cacher ou faire semblant de ne pas voir les problèmes, comme si le citoyen était devennu un consommateur de la vie en société et que le but suivi était de la satisfaire en ne lui montrant que ce qu’il veut voir.

    • Philippe Mérieux Says:

      Florian accuse le texte de SOS Éducation d’être gâché « par une colère latente ». Pour ma part je n’y vois cette « colère latente » nulle part, et je pense au contraire que c’est le texte de Florian qui est abimé par un certain utopisme (qui n’est pas conscient de lui-même) : quand il dit par exemple que la « passivité actuelle du système à leur égard est misérable », il faut répondre : misérable par rapport à quoi ? A quel système de réference ?
      « Les enfants dont on parle » : jolie tournure synonyme ici des « élèves en difficulté », « élèves faibles », « jeunes perdus », etc.

      Comme les pédagogistes, je pense que l’existence de ces « jeunes perdus » est inadmissible. Mais tandis que les pédagogistes croient qu’il s’agit d’une aberration due au hasard que Super Pédago va éradiquer en deux coups de cuiller à pot (des décennies de résultats dans le sens contraire ne sont rien dans la totalité du temps, n’est-ce pas), je crois au contraire que c’est le pédagogisme lui-même qui produit toutes ces aberrations.

      • Florian Says:

        Exprimer un sentiment de révolte contre une inertie, ou exprimer une inclinaison pour un idéal, n’est jamais que le moteur qui fait avancer un raisonnement.
        Je n’ai pas voulu dire que le texte était gâché, bien entendu. Il est sans aucun doute utile.
        Je remarque juste qu’il faudra aussi un analyse plus posée pour aller plus loin.
        Et la cause de la violence à l’école ne peut pas se résumer uniquement par l’échec de méthodes pédagogiques.

  6. Tasu Says:

    J’aimerai faire remarquer qu’au Royaume Uni où le système éducatif est géré différemment et le syndicat enseignant moins politisé, le résultat en termes de violence des élèves est identique. Cela dit, l’idéologie de « l’enfant au centre du système », si prégnante dans les pays anglo-saxons, est sûrement à blâmer.
    Mary

  7. jehanne Says:

    Certains enfants ne « dévieraient pas » du droit chemin s’ils ne se savaient pas intouchables, ceux-là seraient déjà protégés d’eux mêmes.

    Ainsi, depuis quelques années, il est interdit de faire apparaître les avertissements travail et conduite sur les bulletins afin de ne pas pénaliser les perturbateurs, afin de ne pas si j’osais parler la novlangue les « stigmatiser ».

  8. jehanne Says:

    Des élèves se battent, insultent les professeurs, mais on leur trouve toutes sortes d’excuses.

    Que des élèves pas gênants par ailleurs manquent, ils sont renvoyés!

    Pourquoi cette traque contre l’absentéisme et ce laxisme à l’égard des autres déviances? Je cherche l’explication, pour empêcher les malfrats potentiels de nuire à l’extérieur pendant les heures de cours, l’école étant considérée comme une garderie? Arbre qui cache la forêt et qui masque le refus de sanctionner toutes les autres déviances?
    Il faut toujours rechercher dans tous les domaines ce que cachent les écrans de fumée.

  9. yphirendi Says:

    Je me disais hier que l’école ne devrait plus être obligatoire. C’était avant un privilège, on en a fait un dû. Si les Français, entre autres, se rendaient compte de la chance qu’ils ont de pouvoir instruire leurs enfants, cela ferait peut-être avancer les choses. Et pour cela, si l’école n’est plus obligatoire, cela nous permettrait aussi de dégager des élèves qui n’ont visiblement rien à faire dans le système éducatif. Ils ne veulent pas apprendre ? Qu’ils restent chez eux. Ils auront obtenu ce qu’ils veulent, après tout. Et on les verra ensuite venir chouiner qu’ils n’ont eu aucune formation pour obtenir un métier. Eh ! oui, parce que ce devrait être donnant-donnant. Pour l’instant, on a l’impression de donner dans un sens et que rien ne vient de l’autre.

    • viviane Says:

      viviane à yphirendi entiérement d’accord avec vous, ceux qui ne veulent pas apprendre devraient rester chez eux et que leurs parents (dèmissionnaires) soient amenés à réaliser combien il est difficile de s’occuper d’enfants qui n’ont aucune envie d’étudier et qui ne respectent rien ni personne (d’ailleur je me demande ce qu’ils feront plus tard étant donné les difficultés de nos jours à trouver un emploi « quel qu’il soit » sans aucun diplôme).

    • ithaque75 Says:

      Très juste, cela me fait penser à ceux qui dégradent les biens publics et privés, en arguant pour se justifier qu’ils n’ont pas de travail. Et le fait est qu’ils n’ont souvent pas de diplômes. Et pourquoi n’ont-ils pas de diplômes ? Parce qu’en cours ils ont mis le bazar et n’en ont fichu pas une rame. Je sais c’est moche mais moi je ne les plains pas. Le plus grave ce n’est pas qu’ils sabordent leur vie (cela c’est leur choix et leur problème), mais qu’ils empêchent les autres de réussir (et accessoirement, mais cela tout le monde s’en moque, qu’ils pourrissent la vie des professeurs, qui eux ont des diplômes, gagnés par des années de labeur).

  10. Cuffi Says:

    J’ai signé plusieurs de vos pétitions, qui étaient raisonnables et censées.
    Votre dernier article (est-ce un poisson d’avril?) voue aux gémonies tout ce qui est de gauche, et ça,que vous soyez des réacs caricaturaux, je l’ignorais!
    C’est terminé!
    C’est physiologique, la droite et l’extrême droite, je ne SUPPORTE PAS.
    Alors, je ne signe plus rien venant de chez vous.

    • Philippe Mérieux Says:

      Cuffi : l’extrême gauche, Staline, Mao, tout ça, vous supportez mieux je suppose …

    • Jaja Says:

      L’important n’est-il pas que les propositions, articles et pétitions soient « raisonnables et sensés »? Facile de taxer de « réac caricaturaux » … Facile mais ni objectif, ni vrai. On peut dénoncer, avec raison, l’action néfaste des marxistes dans les idéologies pédagogistes sans être des réac caricaturaux. Etant donné l’orientation de la pensée unique qui sévit dans nos médias depuis de nombreuses années, pas étonnant qu’il y ait des réactions comme la vôtre : tout ce qui remet en question ces courants nés d’une gauche qui ne s’avoue pas extrême mais qui l’est, est aussitôt taxé par nos journalistes de « populiste » et de « réac », même si la forte proportion de personnes pensant comme nous ne votent pas extrême droite ! Cela dit, je crois que les caricatures et les réactionnaires sont de gauche comme de droite, il y a longtemps que je me méfie des uns comme des autres, mais quand des gens de droite ou de gauche font des propositions qui me semblent faire avancer les choses selon des valeurs en lesquelles je crois, je signe.

  11. Quercus Says:

    Sortir tout ça un 1er avril, est-ce bien raisonnable ?
    L’article, les commentaires, tout ça, c’est une énorme farce, non ?
    Remarquez c’est criant de vérité, et pour un peu, je vous aurais tous pris pour des fachos et des réactionnaires !
    Mais non, bien entendu, demain, on redevient sérieux, et vous recommencerez à entendre, comme vous l’avez toujours fait, que « mettre l’élève au cœur du système éducatif », en 1989, ça voulait dire tout sauf « en faire des enfants-roi ». que c’était en termes de stratégies d’apprentissage et de développement intellectuel que c’était écrit.
    Les enfants-rois, c’est dans les familles, pas à l’École !

    Enfin, c’était un 1er avril marrant sur votre site, quand même !

    • Philippe Mérieux Says:

      Nuance : dans les familles, c’est l’enfant-roi (ou éventuellement deux ou trois enfants-rois), et à l’école c’est la meute d’enfants-rois qui écrase les sâles fachos d’élèves qui voudraient apprendre. Aussi connu sous le nom de « démocratie lycéenne ».

  12. Cuffi georges Says:

    Cette phrase:
    « Mais la vérité, c’est que les vrais coupables de cette situation sont les syndicats d’enseignants marxistes : SNI, SNUipp, SNES, et SGEN surtout. »
    est absolument INADMISSIBLE.

    je ne suis pas à proprement parler « marxiste », mais je vote socialiste ou Front de gauche selon les circonstances.Je suis prof de lettres retraité, et j’étais au SNES durant toute ma carrière.
    Je répète, l’évocation des énormes problèmes de l’école est juste et pertinente, mais SNI,SNES, SGEN, etc, partagent cette constatation et n’en sont aucunement responsable!

    SOS Education semble être dans la mouvance SNALC, très minoritaire à l’école, et heureusement!

    • mamadou Says:

      oui tu as tant raison Mais que dire si les syndicats autres laissent le terrain libre à des syndicats tel le SNALC dont on connait les accointances se prevaloir de certaines positions. Etre de gauche n’exclue absolument pas de prendre certaines positions fermes. Cela a été une tres grave faille de la vision et de l’orientation des syndicats. Meme concernant cet article, je suis sideré de voir que les syndicats n’ont pas reagi a ces propos. on voit bien que cette position rien que par le debut meme de l’article se splace d’emblée dans la position de detruire les soixantuitards et leur ideologie de mai 68 comme sarkhosy s’est promis des son election. Lui il n’a pas oublié ce qu’il a dit et il avance methodiquement et pas a pas son ideologie quasi fasciste mais es autres deviennent complice en osant pas s’affirmer ou en defendant meme ce qui n’est meme pas a defendre

  13. Denis GRENIER Says:

    Que de colère stérile et de manque de discernement !!!

    Je lis avec effroi cet article et je me pose la question de savoir si je suis manipulé ou pas de m’être intéressé de près à l’avenir de mon école ou je suis enseignant. En effet, stigmatiser les syndicats marxistes (marxiste n’est d’ailleurs pas un gros mot que je sache) de tous les maux et de la totale responsabilité de la situation m’amène à penser que l’association « SOS éducation » pour laquelle je signe régulièrement des pétitions, est bien noyautée par des pensées peu recommandables et peu ouvertes au dialogue et au respect des valeurs des autres et de la république.
    Je suis tout à fait d’accord pour dire que la dérive est là et que nous perdons peu à peu le sens du respect de l’adulte et de l’enseignant mais malheureusement l’analyse me semble bien plus complexe et les responsabilités bien plus partagées et multiples.
    Il me semble qu’en d’autre période de notre histoire nous avons pensé aussi que le retour à l’ordre absolu serait le chemin de la fin de la crise et cette même histoire nous a montré que l’ordre absolu, nous privant de toute action à commencer par celle de contester, nous emmenait tout droit vers quelque chose qui ressemble au pire.
    Je crois que la situation actuelle tient avant tout à une crise économique et sociale majeure qui dure depuis plus de trente ans et qui fait que plus personne ne respecte la classe dirigeante qui nous gouverne et ce bien au delà de l’état et de ses administration.
    Confiant cependant dans l’homme et sa capacité à inventer de nouvelle façon de fonctionner pour s’adapter à la mouvance perpétuelle des civilisations je reste certain que la crise trouvera une issue si nous arrivons à dialoguer entre personne de bonne moralité.

    • Jaja Says:

      Merci pour votre conclusion (« Confiant cependant…bonne moralité »)
      D’accord pour dire que la crise qui dure depuis 30 ans est aussi en cause, mais l’éducation à la maison comme à l’école », avec la perte de la responsabilité personnelle, la perte du sens de l’effort, et la mise en avant du plaisir immédiat, y sont pour une bonne part. Et si les familles sont si démunies pour élever leurs enfants, c’est parce que ces idéologies – née de mai 68, qu’on le veuille ou non !- leur ont fait perdre tout repère.
      D’autre part, je suis persiste à penser que, si « marxiste » n’est pas un gros mot, l’idéologie qui porte ce nom n’est pas plus recommandable ni ouverte que celle que vous soupçonnez chez SOS éducation. Je suis d’ailleurs toujours étonné de cette indulgence – voire cette sympathie- pour l’extrême gauche, (dont les ravages reconnus et constatés n’ont rien à envier à ceux de l’extrême droite) qui existe chez la plupart de membre de l’éducation nationale. Peut-être par méconnaissance, ou par habitude, le formatage programmé en ce sens dans les milieux étudiants qui forment les profs existant depuis longtemps sans que personne n’ose l’avouer. Je trouve que c’est dommage.

  14. Denis GRENIER Says:

    Pour un poison d’avril c’est plutot de la taille d’un requin baleine :

    Je sais que plus les canulard sont lourd et mieux il passent mais il est des formes d’humour qui sont à proscrire lorsque l’on veux rester crédible.
    Comme le disait le regrété Coluche entre autre :  » on peut rire absolument de tout mais pas avec n’importe qui « .
    J’espère de tout coeur que ce poison est bien un poison mais je reste vigilant sur la suite du parcours d’ SOS éducation afin de ne pas me fourvoyer.

  15. ithaque75 Says:

    Je signe systématiquement vos pétitions et soutiens vos actions. Je me suis hélas laissé prendre à votre poisson d’avril ; c’était trop beau pour être vrai ! Cela dit, je trouve votre article anti-marxiste un peu excessif : on peut avoir des idéaux humanistes de gauche, et pour autant faire preuve de bon sens. Je suis pour le droit à l’éducation pour tous, et en même temps refuse de me faire insulter et frapper par des ignares, des demeurés et des barbares. L’idéologie de 68 a conduit à des dérives, même si elle partait d’un bon sentiment, c’est vrai. Mais le problème avec certains parents d’élèves, ce n’est pas mai 68 qui en est responsable, c’est le fait qu’eux-mêmes étaient mauvais élèves, et encouragent leur progéniture, tout aussi nulle, dans la haine de la culture et du savoir. Ce sont eux qui doivent être pénalisés. Les professeurs doivent être soutenus, ainsi que les élèves désireux d’apprendre, et les parents responsables. Et il y a de très bons professeurs de gauche, j’en connais, qui ne laissent passer aucun incivilité. Cordialement.

  16. picardet Says:

    Bonsoir,

    Joli poisson d’avril!
    Il n’en demeure pas moins que la fin du monopole de l’éducation serait une excellente chose pour tout le monde.
    Le système de financement par vouchers en serait une autre.
    La fin du modèle unique dans la conception des programmes des examens…serait bienvenue.
    Concurrence comme au Moyen Age entre les universités européennes!
    Libre choix pour les administrateurs de leur direction, recrutement libres des enseignants par les directeurs d’établissements.
    Fin du statut unique des enseignants métier qu’on devrait pouvoir exercer avec un statut de salarié (droit commun ou privé!), ou de profession libérale.
    Fin des recrutements, à l »Ed. Nationale mise en concurrence,de salariés au statut de fonctionnaires (l’Etat doit se recentrer sur des missions uniquement régaliennes, et encore ! vu les résultats dans le domaine de la criminalité et de la fiscalité (10 fois plus de fonctionnaires qu’en Suède, à population corrélée)

  17. Sissi Says:

    Pourquoi tout politiser ????
    Élever un enfant, lui apprendre le respect des autres, des règles de vie en société, du matériel, lui donner des limites pour sa propre sécurité et celle des autres (ce qui le rassure d’ailleurs !) … tout ça n’a rien de politique ! C’est une question de bon sens !!!! Il ne faut pas tout mélanger.
    En revanche, il faut prendre en compte le fait que notre société d’aujourd’hui, n’est pas celle d’hier. Il faut faire avec des gens de culture, d’origine, de croyance, de mode de vie, et de vécu très différents, ce qui n’était pas (ou beaucoup moins) le cas il y a 30 ans. D’où l’importance des limites, des principes, du dialogue et de la tolérance … sans pour autant tolérer les excès !
    Dans notre vie d’adulte, toutes les erreurs sont sanctionnées, et de + en + ! Autant habituer dès le départ, nos enfants à cette relation de cause à effet. C’est les préparer à la vraie vie, à leur future vie d’adulte, ne pas en faire des « protégés », des « assistés ». L’abolition des privilèges datent du 4 août 1789 !!!!!

  18. BONZON Says:

    Je suis ravie de la réactivité de nos politique concernant la violences à l’école même si je trouve que c’est tardif. ENfin mieux vaut tard que jamais.

    Je tiens à remarquer qu’il y a aussi la forte démission des parents de nos jours qui font l’ambiance de nos écoles! EUX aussi doivent prendre conscience des problèmes rencontrés par leurs enfants (délaissés) et par les professeurs! Ils ne sont pas la pour éduquer mais pour instruire, chacun son rôle, bon sang!! Par contre le fait d’enlever les allocations ne me semble pas une solution efficace pour tous mais ce n’est que mon avis. Il y a surement d’autres moyens en +.
    Le mal gangrène aussi les îles. J’ai entendu un prof me dire que dans son établissement il faisait 80% d’écucation le reste en instruction. c’est malheureux d’en arriver la!
    Je regrette aussi le service militaire qui recadrait certains jeunes en dérive. Ils apprenaient un travail et on pouvait au moins détecter les cas d’illetrisme.

  19. Cuffi georges Says:

    Je vois que plusieurs d’entre vous se posent désormais des questions sur l’orientation idéologique de SOS éducation!
    Et Mamadou, nous sommes exactement sur la même ligne!

  20. Brochard Alain Says:

    Oui, un peu inquiétante, cette dérive droitière. voilà de nouveau sur la selette Mai 68 comme fondement de tout ce qui se passe de pire dans ce pays depuis 4 décennies.
    çà fait des années que j’entend ce discour sur les barbus gauchisants responsables de tous les maux dans l’éducation national, mon beau père, frontiste avéré et fier de l’être, ne tient pas un autre langage.

  21. Cuffi georges Says:

    « mon beau père, frontiste avéré et fier de l’être,  »

    On choisit pas sa famille! :-))

  22. hélène Says:

    très déçue du ton  » politique de droite qui donne du bâton sur les syndicats de gauche »!. j’ai toujours soutenue les positions de ces mêmes syndicats et ils ne portent pas la responsabilité de la démission de beaucoup de parents.
    que chaque agression verbale, physique ou autre de leur rejeton soit systématiquement sanctionnée avec amende à la clé (à définir) et ils seraient moins laxistes.
    ce bon vieux cliché de nos parents qui nous retournaent « une baffe » si on se plaignait de nos professeurs devraient revenir à la mode et en usage. je ne suis pas nostalgique du passé, mais force est de reconnaître que dans les années 60 il n’y avait pas autant d’incivilités. l’instruction civique est à remettre au goût du jour!!

  23. hélène Says:

    et moi aussi je ne signerai plus de pétition venant de SOS éducation, jamais, en aucun cas je ne cautionnerai des idées fascisantes!
    je trouverai sûrement un autre moyen pour défendre mes idées et soutenir ceux et celles qui subissent les actes strictement inadmissibles de certains « voyous »
    je reste vigilente quant à la suite des articles de SOS éducation!

  24. Claude Naves Says:

    Intéressants, tous ces commentaires. Mais il en ressoert un manque de tolérance. S

  25. francorital Says:

    – Abolir le numéro vert « SOS enfant battu. »
    – Réinstaurer la fessé dès l’école maternelle !
    – Débouter systématiquement tous les parents qui se plaignent de la sanction infligée à leur rejeton !
    – Sanctionner lourdement le parent qui agresse un enseignant, quel que soit le motif !
    – Supprimer les allocations familiales aux parents qui démissionnent !
    – Soutenir de manière inconditionnel tous les enseignants qui assument leur autorité !
    – Abolir les associations de parents d’élèves !
    – Et, effectivement, limiter les pouvoirs de ces syndicats qui ont contribué à la décadence de notre Education Nationale !

    A mon avis, voilà en gros ce qui devrait permettre de restaurer l’autorité des enseignants et l’efficacité de notre Education Nationale.
    Mais il y aura du boulot…
    Cordialement.

  26. JOUY Aline Says:

    Pauvre Marx… confondre un certain gauchisme « peace and love » (et sa récupération par le néo-libéralisme) avec le marxisme révèle deux caractéristiques possibles chez celui qui fait un tel amalgame
    – soit il est très jeune et sa culture politique est aussi lamentable que celle de la grande majorité de sa génération: déplorable pour quelqu’un qui prétend réveiller les consciences, mais à la rigueur tolérable.
    – soit il n’est plus très jeune et là cela devient très grave et relève de la manipulation démagogique digne de notre droite « décomplexée ».
    Dans les deux cas, cela imposerait à l’auteur, s’il veut avoir une audience légitime d’être plus explicite sur ses positions politiques (dans le sens noble du terme et non partisan)
    En effet, ses différents revendications, si elles ne sont pas intégrées dans un argumentaire plus large, peuvent « séduire » des sensibilités politiques très diverses et radicalement opposées
    Donc, pour l’instant, je ne signerai plus vos pétitions.

  27. Claude Naves Says:

    Intéressants, tous ces commentaires. Mais il en ressoert un manque de tolérance. Sans être de gauche ou de droite, il faut reconnaître qu’il y a un réel problème à l’Education Nationale ! Il me semble être le résultat de nombreuses erreurs depuis mai 68. De belles intentions ne font pas forcément de bons fruits.
    Je ne crois pas qu’il soit « fasciste » de vouloir remettre de l’ordre, dans quelque domaine que ce soit. Et toute vie sociale demande un peu d’autorité agissante.
    Prétendre que SOSEducation relève du FN, comme certains le susurrent, me parait pour le moins exagéré ! SOSEducation constate seulement des déficiences grevant lourdement l’avenir de nos enfants et cherche des solutions. Mais toute proposition qui ne vient pas de la gauche est à rejeter pour certains !
    Pour ma part, je continue et continuer à soutenir SOSEducation.
    Quand au rôle des syndicats, si celui qui leur est prêté n’est pas le bon, qu’ils le prouvent. Il ne s’agit pas de faire de la surenchère démagogique, de soutenir n’importe quelle nouveauté ( en matière pédagogique, en matière de programmes, …) pour être efficace.
    Il me parait essentiel de revenir aux fondamentaux, lecture, écriture, calcul, français, … et non de vouloir tout enseigner. Quelqu’un a écrit : « Une tête bien faite vaut mieux qu’une tête bien pleine. »
    Enfin, concernant les élèves « difficiles », il est nécessaire de les sortir des classes qu’ils perturbent (au grand dam des élèves qui souhaitent progresser). mais les jeter à la rue ne peut que les desservir; il importe de créer des établissements adaptés à leurs besoins, ayant un personnel expérimenté pour les accueillir. Je ne crois pas aux élèves irrécupérables, mais aux élèves mal orientés, qui ont besoin d’une autre forme d’école que celle qui leur est proposée. Et que l’on ne me dise pas que je propose des « établissements disciplinaires » quand j’écris « adaptés ».
    Ne nous cachons pas la face, nous parents, notre responsabilité est aussi engagée. Mais il est vrai que nous y sommes souvent mal préparés, et trop souvent désarmés devant une société où la violence semble prendre le pas sur la raison, où il n’est plus bon parler « morale », où nous proclamons des valeurs de République que nous ne respectons pas, où nous sommes les premiers à bafouer la loi (sports national numéro 1, a dit quelqu’un).
    Alors, au lieu de nous invectiver, regardons ce que nous avons en commun, et nos enfants.

    • Jaja Says:

      Un grand merci à vous, Claude. J’approuve entièrement, vous exprimez ce dont je suis convaincu, en tous points.

  28. BOYER Says:

    les masques tombent :
    « les syndicats d’enseignants marxistes : SNI, SNUipp, SNES, et SGEN »
    Connaissant ces syndicats et d’autres qui mériteraient peut-être mieux cette dénomination, je suis mort de rire! Sans être moi-même ni marxiste ni anti-marxiste, je remarque que cette phrase complètement décalée montre le fonds de votre pensée, bien enrobée par ailleurs…
    Je lirai dorénavant vos articles d’un autre oeil, bien plus suspicieux, et j’y réfléchirai désormais à deux fois avant de signer quoi que ce soit qui émane de vous…

    • Vincent Says:

      Boyer,
      Veuillez m’excuser mais vous me semblez manquer de culture politique. Le SNUipp et le SNES appartiennent à la FSU, qui se revendique elle-même comme communiste, et négocie en ce moment même un rapprochement avec la CGT. Le SNI (aujourd’hui Unsa) et le SGEN sont socialistes officiellement. Or, socialisme et communisme sont deux traductions politiques de la philosophie marxiste. Les deux croient à la lutte de classe, au matérialisme historique, etc. Je ne vois pas en quoi il est choquant de qualifier ces syndicats de marxistes. Posez- leur la question, vous serez surpris de leur réponse…

  29. Cuffi georges Says:

    Certains d’entre vous (ceux inscrits sur la liste)ont sans doute reçu par mail une circulaire édifiante.
    Voici quelle a été ma réponse:

    « vous êtes au minimum proche du SNALC, le blog m’a ouvert les yeux.
    J’ai été dupé jusque là,ça n’arrivera plus.
    Je vous rappelle que 80 pour cent des profs sont de GAUCHE, et que fort heureusement, votre tentative d’infiltration va faire long feu, maintenant que vous avez attaqué nommément le SNES et les « marxistes » sur votre blog, et que vous vous êtes ainsi démasqués.

    Bonsoir, messieurs et mesdames les réacs!

    • Vincent Says:

      Cuffi,
      Même remarque qu’à Boyer. Si le SNES n’est pas communiste (donc marxiste), qu’est-il alors ??
      En quoi serait-il choquant que SOS Education dise une vérité que tout le monde connaît, et qui est revendiquée par les intéressés eux-mêmes ?
      Décidément, nos contemporains souffrent d’un mal bien étrange : « Ils ont les yeux ouverts, mais ils ne voient pas ; ils entendent, mais ils n’écoutent pas » disait quelqu’un. Cela rappelle l’affaire Zemmour.

  30. Cuffi georges Says:

    « Cela rappelle l’affaire Zemmour. »
    SUPER!
    En voila une belle référence! :-))

  31. clau91 Says:

    Hm ! Il me semble que l’on voit ici le problème par le petit bout de la lorgnette :

    «  »Mais avançons un autre point de la culpabilité des syndicats d’enseignants marxistes :

    Ce sont eux également qui ont exigé que soit étendu le « droit à l’éducation » à tous les élèves, quelle que soit leur situation, leur comportement, et jusqu’à un âge de plus en plus tardif. Ils ont exigé, à coup de grèves, de manifestations, et de manœuvres au ministère de l’Éducation, que soient rédigés des textes de loi qui obligent l’école publique à garder dans ses murs tout enfant jusqu’à seize ans, aussi mal-élevé, paresseux et même hostile à l’enseignement qu’il puisse être, voire agressif – et même dangereux ! – pour ses professeurs et ses camarades. » »

    Tsss tsss ! Si l’on maintient les enfants à l’école jusqu’à 16 ans au moins,ce n’est pas grace aux syndiquats… c’est pour les empêcher d’être dehors à faire les cons, puisqu’il n’y a plus d’apprentissage ou mettre les ados en formation sous la responsabilité d’un adulte. Fondamentalement, les élites dirigeantes n’en ont rien à faire d’essayer d’instruire des gamins qui ne le veulent pas. Mais ça les arrange drôlement qu’ils soient coincés dans un bâtiment sous la surveillance d’adultes. Les syndicats ont trouvé, malgré eux, le prétexte que les élites dirigeantes cherchaient pour cadrer les gamins.

    En même temps, si cela peut ouvrir la voie à certains que les parents refuseraient d’envoyer à l’école, ce n’est peut être pas si mal que ça… Leur donner la possibilité de faire autre chose de leur vie que nettoyer la merde des autres, leur donner un principe de futur que leurs parents ne pourraient pas leur donner. Après, si les gamins ne veulent pas prendre cette chance…c’est autre chose. Mais au moins, on leur aura donné la possibilité de choisir un morceau de leur vie.

  32. Florian Says:

    Serieux ?
    C’est un poisson d’avril ou un texte « polémique » ?
    Il est du 30 mars, pas du 1er avril.

    Soyons lucide. C’est un texte intéressant car dérangeant…

    ça fait réflechir sur notre vision personnellement de l’enseignement, soit parcequ’on n’est pas vraiment d’accord et qu’on se sent obligé de défendre sa vision, soit parcequ’on est à la fois partiellement convaincu et choqué de l’être et qu’on se demande pourquoi.

    Je ne traite que le point de vue de personnes « de gauche ». Je ne fais pas spécialement exeption à la règle des 80%.

  33. Bernard Says:

    Je m’étonne que l’on puisse traiter Sos Education d’organisation de droite voire d’extrème droite comme cité dans l’un de vos commentaires….
    Cette réaction est bien révélatrice du malaise qui sévit, non pas seulement à l’école mais dans notre société toute entière.
    On ne peut pas s’insurger contre la violence, on ne peut pas défendre une victime contre ses agresseurs sans être taxé d’affreux réactionnaires…
    La politique qui sourt dans plusieurs commentaire pourrit tout et neutralise toute avancée. Pourtant la dictature militaire au Chili n’a rien eu à envier au communisme qui a tant fait pour le bonheur des peuples qu’il a dû bâtir un mur pour que les gens heureux ne puissent pas fuir…..
    Votre association, que j’ai découvert au hasard d’une petition qui est tombée sur mon ordinateur après un nième transfert, et que j’ai trouvée pertinente au point de la signer, démontre que tous les enseignants ne sont pas des gauchistes…c’est une révélation pour moi !
    C’est aussi un espoir que les choses puissent un jour s’améliorer.
    En fait je vous imagine comme une braise, et malgré un âge où la capacité respiratoire diminue, je crois que je vais régulièrement souffler dessus…merci

  34. Jibe Says:

    « syndicat marxiste » qu’est ce que cela veut dire?
    Pourquoi apporter ce qualificatif? Quel est l’intérêt dans la démonstration?

    Doit on opposer « syndicat marxiste »
    à « SOS éducation sous-marin de l’UMP »?

    Serez-vous présent et complice des « Etats Généraux sur la sécurité à l’école » ?

    Ou serez vous avec nous le 7 avril au matin pour les dénoncer devant la Sorbonne?

    préférant l’Education à la répression, pour des états généraux de la prévention et contre des états généraux sécuritaire!

  35. Jean Says:

    « -80% des enseignants sont de gauche »

    Eh bien voilà tous les problèmes des écoles et collèges s’expliquent: le manque de pluralisme façonne toujours des gens bornés.

    Mais puisque vous êtes si sûr d’avoir raison malgré votre échec généralisé, croissant à mesure que le temps passe, eh bien oui….
    Continuons ainsi.
    Après tout on s’en fout. C’est vous qui y vivez dans ce cloaque de l’EN. Il est le fruit de ce que vous en avez fait.
    Vous êtes incapables du plus petit courage de vous remettre en question.

    Ce sont les enseignants qui se pourrissent eux mêmes leur vie de femme et d’homme et la traversent avec si peu de satisfaction avant le temps de la vieillesse et de la mort.

    Nous avons choisi d’autres solutions pour nos enfants….

  36. Anne Says:

    Bonjour,

    Issue d’une double culture (franco suédoise), j’ai eu l’immence chance d’aller à lécole en suède. Mes deux fils parcontre , 18 et 15 ans n’ont connu que l’education nationale française.
    C’est bien mon grand regret et quand je vous lis, je me dis que nous sommes encore très éloignés d’une école où l’enfant prime.
    Vous êtes tellement sclérosés dans un système archaïque( épreuves de bac, grèves à répétition, notation dès la maternelle…) que vous ne percevez même pas qu’il y a des méthodes alternatives. Ouvrez vous oreilles, vos yeux, informez vous de ce qui se passe ailleurs et inspirez vous des résultats sur le terrain. Non, vous êtes encore aujourd’hui dans des discours de principes et bien souvent c’est le prof qui prime et non l’élève. Difficile de généraliser…biensur il y a des profs engagés qui prennent leur travail à coeur. Malheureusement ils sont minoritaires. Une excéption très intéressante reste l’implication relativement élévée des professeurs dans des lycées techniques. A contrario, l’implication au collège est quasi inexistante. Pourquoi ces différences? Comment se fait il qu’un prof de lycée technique arrive à être disponible pour les parents et rarement les profs de collège? Vous parlez des parents « indignes », mais que dites vous des profs qui sont alertes par les parents et qui ne répondent pas? Que faire en tant que parent face à ce silence absolu? Avez vous déjà évoqué les erreurs commises par l’éducation nationale où les conséquences retombent directement sur l’enfant? Mon fils, suite à une erreur de SAISIE informatique- reconnue verbalement par la directrice – n’au pas aller en bac mais il faut qu’il se contente d’un cap. Merci l’Education Nationale!!! Cette même directrice après avoir reconnu l’erreur s’est empressée de me dire qu’elle ne l’écrirait jamais. Quel bel exemple pour les élèves. Malheureusment ce tout petit exemple n’est vraiment ‘rien’ dans les méandres de cette institution. Vous avez parlé de l’enfant au centre??? Permettez moi d’avoir des doutes!! Pour l’instant vous êtez plus doués pour les discours que les actes.
    Je vous souhaite bien du courage. En attendant l’avenir de la France – les enfants – paye le prix chèrement.

  37. Sissi Says:

    En réponse à Jean: Je suis d’accord avec vous, surtout quand les enseignants en question sont mariés avec un autre enseignant ou si ils sont célibataires !!! Ils sont dans leur monde et coupés des vrais problèmes de la vie économique et sociale. En fait ils n’en sont que spectateurs en quelque sorte ! Je suis moi-même enseignante en primaire public mais …. atypique ! D’ailleurs je ne vis pas avec un enseignant et ne pourrais pas en supporter un chez moi, et pour cause !!!

    En réponse à Anne : Je suis également d’accord avec ce que vous dites pour ce qui est du secondaire. En primaire, c’est un peu l’inverse. Les enseignants, qui eux ont les mêmes élèves toute l’année au quotidien, informent régulièrement les parents de ce qu’ils remarquent à propos de leur enfant. Mais là, très souvent, ce sont les parents qui ne veulent pas entendre !!! C’est bien dommage car c’est dit dans le but d’aider l’élève.

  38. Bern. Says:

    Et me voici tout simplement indignée après la lecture de moult niaiseries empreintes de rancoeur voire de méchanceté !!!!
    Quécrire de plus ? …Rappeler les grandes luttes syndicales qui ont permis à grand nombre de ceux qui signent ces articles qu’ils ont pu bénéficier de belles largesses ( intégration ds certains corps …chgt d’indices ….etc… ) mais sans doute leur incompétence à gérer les nouveaux élèves d’aujourd’hui les aveugle-t-ils !!!

  39. Bern. Says:

    CORRECTIF :  » …les aveugle-t-ELLE !!!! »

  40. philippe Says:

    j’apprécie le plus souvent vos prises de position marquées tout simplement par le bon sens le plus élémentaire .
    Je veux croire en l’indépendence politique de votre association , gage de sa force . C’est pourquoi la répétition du terme syndicats  » marxistes » (dans l’article  » Guerre Parents Profs  » )me semble en contradiction avec cet apolitisme : cela donne immédiatement une tournure politique à un combat qui doit rassembler tous les enseignants soucieux de l’avenir de notre système éducatif au delà des sensibilités politiques . Tous les profs « de gauche » ne sont pas , loin s’en faut , les pédagogistes démagogues que vous fustigez, souvent à juste titre . gardons -nous des étiquettes , cela risquerait vite de s’avérer contre-productif .

  41. Cuffi georges Says:

    Bien vu,excellemment exprimé, Philippe, mais c’est trop tard.
    L’association SOS éducation a fait son coming out.
    C’est au minimum le SNALC, donc la droite.Je dis bien « au minimum »

    J’avais une collègue du SNALC,dans ma ZEP de Vallauris.
    A un conseil de classe, cette femme droite et rigide (c’est Thatcher qui me vient à l’esprit) déclare « je n’ai pas à leur plaire! »
    (« leur » ce sont les élèves)
    Cette dame n’a RIEN compris.Il faut absolument obtenir l’adhésion des élèves, sinon on a raté sa mission.

  42. Le blog de Marcel Ferry Says:

    A propos de la syndicalophobie de certains articles de SOS éducation.

    De quel bord est l’antipédagogisme ?

    Je crois qu’il faut sortir du clivage traditionnel séparant les profs de droite, républicains, partisans de la transmission des connaissances… et syndicalophobes, d’un côté, et les profs de gauche, voire gauchistes, pédagogistes, partisans de “l’épanouissement perso” de l’élève, et encartés dans des syndicats complaisants au foutoir ambiant.

    En réalité, il existe des pédagogistes de droite (le libéralisme s’accommode très bien du foutoir ambiant) et des républicains de gauche (transmettre les connaissances est profitable aux enfants du peuple). Il existe même des profs de droite qui sont des branleurs et des profs de gauche qui font bien leur métier.

    Quant au syndicats, il faut cesser de tous les confondre avec la tendance pédagogiste, dont l’expression la plus caricaturale est le SGEN-CFDT. Il existe aussi des syndicats qui ne peuvent pas encadrer les positions effervescentes de Philippe Meirieu et qui militent en faveur d’une restauration et des connaissances et d’un climat de sérénité et de sécurité des enseignements.

    Bref : en aucun cas, les enseignants de droite ne doivent s’arroger le monopole de l’antipédagogisme. Les républicains les plus à gauche sont largement aussi mordants que les républicains de droite lorsqu’il s’agit de réfuter le pédagogisme ; et même plus mordants puisque le républicain de gauche n’a aucun complaisance vis à vis des suppressions de postes, alors que le libéral-droitier moyen s’en fout un peu (selon lui, il faut réduire le nombre de fonctionnaires, car cela coûte cher aux riches, n’est-ce pas).

    Il en est de même du débat sur la laïcité. Les positions de fermeté institutionnelles vis à vis des communautaurismes et des fanatismes religieux ne sont pas l’apanage d’une pensée droitière. Bien au contraire, la politique droitière, à force de supprimer des postes de fonctionnaires, y compris répressifs, finit par désarmer l’État de ses capacités à réagir contre ces dérives sociétales. Alors qu’une pensée républicaine de gauche finit toujours par poser la question des moyens matériels et, surtout, humains que doit utiliser la République pour faire régner un ordre légitime.

    On en revient bien toujours à la même idée : gauchiste et libéraux sont des alliés objectifs ; le républicanisme de gauche est viscéralement hostile au libéralisme comme au gauchisme.

    Et je précise qu’il m’arrive de signer des pétitions de SOS éducation, ce qui prouve bien que mon point de vue est nuancé et pas sectaire.

  43. jehanne Says:

    Les « profs de gauche » ont débarqué sur le blog. Avec eux la pensée unique et l’anathème.

    De discussion point, ce serait trop enrichissant,, ils préfèrent condamner, pour eux la tolérance ne s’applique qu’à ceux qui partagent leurs opinions. Ils se déchainent lorsqu’ils veulent masquer les problèmes, depuis le siècle dernier ils ont véhiculé sans même sans rendre compte les idéologies du système.

    Que les syndicalistes de base n’aient pas voulu en arriver où nous en sommes, c’est possible, mais que penser des appareils? Il n’est qu’à voir leur mollesse devant la réforme que nous concocte le gouvernement actuel.
    Que dire de leur aveuglement devant une détérioration du niveau qui ne portait préjudice qu’aux plus démunis alors que l’ascenseur social ne fonctionne pratiquement plus? Ils ont réclamé toujours plus de moyens, mais les conditions de vie et de travail des professeurs n’ont fait que se détériorer au point qu’ils sont discrédités.

    Je dirais enfin qu’à la place de certains qui signaient naguère les pétitions de SOS éducation, je m’inquièterais, je courrais au plus vite chez mon psy préféré,’ne seraient-ils pas des « réacs », que dis-je des refoulés « fascistes » qui s’ignorent?

    En d’autres époques et d’autres lieux, on peut imaginer le doux sort qu’ils auraient fait à leurs adversaires. Ils doivent bien regretter le bon vieux temps de la guillotine, du goulag, des hôpitaux psychiatriques qui permettaient de remettre au pas tous les « mal pensants ».

    PS Le SNALC serait minoritaire, disons que c’est le syndicat qui n’est jamais appelé à témoigner par leurs amis les journaleux qui véhiculent la même idéologie que la leur.

  44. Cuffi georges Says:

    « Les « profs de gauche » ont débarqué sur le blog. Avec eux la pensée unique et l’anathème.  »

    PAS DU TOUT!

    Les questions de discipline, d’agressions de parents ou d’élèves sont des thèmes consensuels entre tous les enseignants quelle que soit leur couleur politique.

    L’agression scandaleuse est le fait de celui qui a évoqué dans l’article initial: »la CULPABILITÉ des syndicats d’enseignants MARXISTE  »
    C’est cela qui a marqué irrémédiablement, et définitivement la rupture du consensus.

  45. azabache Says:

    Je suis également sous le choc de cette phrase bien que je ne sois pas comme « marxiste » (ou alors « à l’insu de mon plein gré », pour citer un sportif célèbre) et plus encore de celle qui suggère la « punition » des parents par suppresion des allocations familiales : quelle belle façon de les aider à reprendre les rennes de l’éducation de leur enfant !

    Pourtant, je suis aussi confrontée à des parents que je ne vois pas « démissionnaires » mais prêts à tout pour justifier les attitudes de leur enfant. C’est à mes yeux assez différent.

    Et c’est compréhensible, MAIS NON EXCUSABLE, puisque ce sont eux-mêmes qui se sont visés dans l’éducation ou la « mauvaise » éducation de leur enfant. Logique imparable.

    Je ne sais quelle est la BONNE solution à tous ces problèmes :

    1 – je trouvais un peu facile le raccourci qui accusait dans un premier temps Meirieu de tous les maux (ce qui resemble, pardon de le dire, à un règlement de compte personnel…) sans considérer le fait que d’autres ont pris ses propositions pour argent comptant et les ont parfois appliquées sans discernement.

    2 – je ne comprends pas pourquoi au 1er avril cette culpabilité est rejetée en bloc sur les « syndicats et enseignants marxistes » ???

    3 – j’ai signé de nombreuses pétitions venant de SOS éducation malgré quelques réserves sur le côté un peu rigide de certains articles, considérant qu’il faut être avant tout solidaire et tolérant.

    4 – je ne suis pas marxiste,

    5 – je réprouve la consommation de « joints » et tout autre type de substances du même type, dans les toilettes ou ailleurs.

    6 – je n’ai pas de Tshirt de Che Guevara : mais si tel était le cas, je n’autoriserais personne à me dire si je dois ou non le brûler.

    CONCLUSION : je regarderai désormais SOS éducation avec un autre oeil. Je suis déçue et consternée.

  46. Jean Says:

    J’adore voir s’étaler la suffisance sectaire et la vanité impuissante de toute cette racaille gauchiste incapable de concevoir notre monde autrement que celui dérisoire qui gravite autour de leur nombril.
    « déçue, consternée », c’est un peu daté, maintenant dans les médias qui « pensent bien » on dit: choqués….à mettre à toutes les sauces comme pour le racisme c’est mieux; ainsi on croit impressionner le bon peuple !

    Ah la fameuse « rupture du consenus » !
    Et depuis quand le progrès, la science, avancent t-ils par consensus ?
    Galilée, Darwin, Einstein ont eu raison tout seuls contre les clergés des profiteurs de l’Etat de leur époque…..

    Et dire que les profs de gauche s’imaginent que leur opinion a une quelconque importance !!

    « – Dis moi qui te paie et je te dirais qui te commande. »
    C’est la réalité des métiers de fonctionnaires. Vous pouvez braillez toutes les élucubrations dont vous êtes encore chichement capables, au sein de l’EN vous avez déjà perdu… Ils semble que certains ne le savent pas encore.
    Pour Air France et France Telecom c’est déjà fait. La Poste c’est en train de se faire. Pour l’Education Nationale le début est prometteur et viendra le tour de la SNCF.

    Alors il est vain de taper sur le rédacteur de ce texte très bien fait d’ailleurs ! S’il vous donne des boutons, il y a pour vous d’autres sites qui distillent une information « de confiance ».
    Et qui savent pratiquer une féroce censure des commentaires, pour que l’illusion perdure encore un peu.
    Avez vous gouté cette liberté de parole ici ?
    Qui est le plus nauséabond ?
    Profitez, profitez encore de notre générosité ! Les gens comme moi sont conscient de vos faiblesses.
    Ceux du secteur protégé ont du verbe mais c’est tout. Ils seront toujours dépendants des richesses créées par ceux du secteur exposé… qui ont gardé la liberté d’aller les créer ailleurs !

  47. jehanne Says:

    A Jean,

    Les professeurs paient aussi des impôts, des gens du privé partent parfois très tôt à la retraite anticipée ou ont de longues périodes de chômage, nolens volens, d’aucuns vous en conviendrez en profitent bien, j’en connais! Nombreux sont aussi ceux qui sont maîtres dans l’art de dissimuler leurs revenus! Aux dires de certains de mes amis qui s’en désolent, les bureaux sont vides le vendredi, les autres jours, les gens arrivent tard et partent tôt .
    En tant que fonctionnaire je ne puis dissimuler mes revenus, mon salaire n’a pas été revalorisé ou si mesquinement depuis bien des années. Vos propos outranciers me blessent, d’ailleurs gardons nous de l’outrance de peur de nous fourvoyer.

    Je suis la première à subir le rejet et l’ostracisme dans mon établissement car je suis considérée comme mal pensante. Je conçois que les diverses actions politiques ( peu soucieuses des intérêts des gens qu’ils étaient censés représenter) souvent démesurées et mal ciblées des syndicats ont de quoi agacer. Cependant démembrer les services publics comme on l’a fait en Grande Bretagne, sans trouver de solution de rechange qui vaille, sans proposer d’alternative sans réflexion ne résoudra pas les problèmes qui sont ailleurs.

    Le « libéralisme économique » et le marxisme ne sont-ils pas les deux faces d’une même pièce, le matérialisme destructeur? Les professeurs de gauche par aveuglement, par angélisme ou hypocrisie ont été complices de la destruction du système dont se repaît le libéralisme. Les inégalités n’ont jamais été si grandes.

    Ne vous réjouissez pas trop car j’ai bien l’impression que tout part en quenouille dans ce pays, les exportations sont en berne, les emplois du privé filent ailleurs, nos industries disparaissent et si certains chefs d’entreprise ont le verbe bien haut, le secteur ne me semble pas si efficace que cela. Ne serions-nous pas dans une même galère?

    Pour ce qui est de la réforme de l’Education Nationale actuelle dont vous semblez vous réjouir, elle est catastrophique, elle est, le savez-vous le fruit de la collusion de syndicats de gauche comme l’UNSA, le SGEN , de la FCPE et du gouvernement ainsi que du MEDEF. Quel joli cocktail!

    • Toni Says:

      En réponse à jehanne, vous avez écrit: « Pour ce qui est de la réforme de l’Education Nationale actuelle dont vous semblez vous réjouir, elle est catastrophique, elle est, le savez-vous le fruit de la collusion de syndicats de gauche comme l’UNSA, le SGEN , de la FCPE et du gouvernement ainsi que du MEDEF. Quel joli cocktail! »
      Vous n’avez pas entendu parler de l’affaire Denis gauthier Sauvagnac. Une des filiales du MEDEF a payé des pots de vin aux autres syndicats. Ce que l’on a jamais su c’est combien de pots de vin ont touché nos syndicats.

      Jehanne a écrit : »Le « libéralisme économique » et le marxisme ne sont-ils pas les deux faces d’une même pièce, le matérialisme destructeur? Les professeurs de gauche par aveuglement, par angélisme ou hypocrisie ont été complices de la destruction du système dont se repaît le libéralisme. Les inégalités n’ont jamais été si grandes. »
      L’hypocrisie est une qualité bien partagée par la gauche et la droite.

      Jehanne a écrit : »Nombreux sont aussi ceux qui sont maîtres dans l’art de dissimuler leurs revenus! » 50% de prélèvement obligatoire sur son salaire explique peut être ce comportement. Je ne l’excuse pas pour autant. Avec un tel taux de prélèvement obligatoire, j’estime que l’on est en droit d’avoir des universités aussi grandes que Oxford ou Harvard.
      Autre chose jehanne, 50% de prélèvement obligatoires, ça fait une petite somme ? A mon avis ça doit attirer la convoitise de pas mal de charognards gauche et droite confondues.

  48. jehanne Says:

    Bien d’accord avec vous pour ce qui concerne les impôts, d’ailleurs je peste à l’idée de l’utilisation qui en est faite, mais là encore à droite comme à gauche, il est interdit de parler de certains tabous. Moi aussi je souhaiterais que mon argent soit mieux utilisé. Mais pour attirer les élites vers l’enseignement, il faudrait les payer mieux. J’aime bien l’idée que les pilotes de ligne soient bien payés et efficaces…

    Vous citez les universités d’Oxford et de Harvard, elles sont payantes. nous avons les classes préparatoires et Normal Sup, ce n’est pas mal. D’ailleurs aux Etats Unis et en Grande Bretagne, le système scolaire est encore plus catastrophique que chez nous!

    Le problème est que trop de professeurs se croient à l’avant garde des idées nouvelles et qu’ils propagent depuis des générations des dogmes, qu’il est interdit de remettre en cause. Certains n’ont pas compris qu’un élitisme intelligent et juste servirait à tous. ils refusent trop souvent d’admettre qu’il n’est pas de capacités qu’intellectuelles.

    Trop d’enfants placés dans un système qui ne leur convient pas se retrouvent dans une situation d’échec dévalorisante, il ne faut pas s’étonner de la réaction de certains dans un monde où l’adulte n’est plus respecté. Ils réagiraient probablement différemment si l’on valorisait les dons de tous. Vouloir n’avoir qu’un système engendre inévitablement l’échec auquel nous sommes confrontés. Tous pâtissent de se retrouver dans le même moule inévitablement niveleur.

    • Toni Says:

      Jehanne a écrit : »Vouloir n’avoir qu’un système engendre inévitablement l’échec auquel nous sommes confrontés. Tous pâtissent de se retrouver dans le même moule inévitablement niveleur. »
      Et bien oui, tous les enfants n’ont pas les mêmes aptitudes… Ceci est un tabou parce que vouloir plusieurs types d’écoles remettrait en cause le principe d’égalité à la Française et de république une et indivisible. Inutile de vous dire que le résultat est catastrophique, cette façon de faire mécontente tout le monde.

  49. Cuffi georges Says:

    Tout à fait d’accord avec le dernier paragraphe.
    J’ai participé à plusieurs expériences pédagogiques au Collège de Vallauris, « groupes de niveau », « groupes aide et soutien » qui obtenaient des résultats encourageants.Mais toutes les expériences étaient abandonnées trop vite, chaque nouveau ministre de l’éducation voulant « marquer son territoire » et lancer ses propres recettes pédagogiques.
    D’autre part, les réductions drastiques d’effectifs ne vont certainement pas dans le sens d’un suivi personnalisé des élèves!

  50. ANDRE Says:

    J’ai 75 ans et ce que je viens de lire plus haut me laisse pantois.
    C’est la traditionnelle « guéguerre » gauche/droite ou droite/gauche.
    Que vous soyez d’un bord ou de l’autre, ne croyez-vous pas sincèrement que nos hautes instances devraient pendre des mesures draconiennes pour arrêter toutes formes de violences dans les écoles, les collèges et les lycées ? Beaucoup de commentaires ci-dessus sont truffés de bonnes paroles… bien écrites….. « LE MAL FRANÇAIS » comme dirait l’autre !
    et rien de concret pour juguler ce mal qui empire de jour en jour.
    La lecture de la rubrique « LA GUERRE PARENTS-PROFS » confirme bien ce que je penses. Bon nombre de parents sont responsables du manque de respect de leurs enfants envers leurs professeurs, en prenant position aux côtés de leurs « petits-chéris » pour rejeter les sanctions infligées pour mauvaise conduite, impolitesse ou autre fait.
    A mon époque, à l’école ou au lycée, lorsque j’avais une mauvaise note ou une punition, mes parents, après s’être renseignés auprès du prof., et quel que soit me motif, me punissaient en me privant de tout ce qui pouvait m’être agréable.
    Je terminerais mon commentaire en rendant hommage à nos instituteurs et professeurs de cette époque. Nous étions 40/45 élèves par classe, ce qui n’a pas empêché la réussite de beaucoup d’entre nous.
    Cordialement.

    • Toni Says:

      ANDRE a écrit :  » Bon nombre de parents sont responsables du manque de respect de leurs enfants … »
      Beaucoup de parents justement auraient du/devraient s’abstenir d’avoir des enfants. Sinon une mauvaise note peut quand même arriver, l’essentiel est de travailler dur et de remonter sa moyenne ensuite.
      La violence dans les écoles? Les gamins sont le reflet des adultes. Parents et enfants ont des exemples de corruption aux plus hauts sommets de l’état pratiquement tous les jours. Ils ont oublié que l’on dormait mieux en restant sincère et intègre.
      Si vous souhaitez que la violence s’arrête dans les écoles, encouragez déjà l’état à se débarrasser de la corruption.

  51. ouai Says:

    je n’ai lu que les titres :
    titres de fachos sectaires … cela donne une idée du site et des textes … donc au revoir, pas plus de temps à perdre avec de telles reflexions …

    mort à l’éducation nationale, vive l’instruction publique !!!

  52. DELACROIX Says:

    Madame, Monsieur,
    J’ai beau réfléchir : je ne m’explique toujours pas la différence de salaire entre professeurs du primaire et les professeurs des collèges. Le corps auquel j’appartiens (celui des professeurs des écoles) est très défavorisé par rapport à son homologue du collège (juste homologue pour le mot parce que pour le reste..). Les professeurs des écoles ou des collèges ont une licence (nous avons le même niveau : BAC + 3)!!! La grille de salaire est la même mais nous ne bénéficions pas du même traitement !!!! Nous faisons plus d’heures (au moins une fois et demi de plus) et nous sommes payés moins. Pourquoi ? Je sais qu’il est très malvenu d’évoquer tout ceci dans ce contexte de crise mais je tiens à l’évoquer quand même.
    Voilà ce qui motive mon propos :
    PAR RAPPORT A L’ARGENT
    Nous devons (cela va de soi) participer à toutes sortes de réunion : conseil des écoles, conseil des maîtres, conseil de cycle, entretiens avec les parents et enfin équipes éducatives : en tout 108 heures (j’allais oublier de préciser que toutes ces réunions ne sont pas payées). Il est vrai que, parfois, les équipes éducatives se déroulent sur le temps scolaire (parce que l’orthophoniste ou la psychologue… ne peuvent pas faire autrement). Lors de ces réunions, nous n’intervenons pas de manière passive mais de manière active : nous sommes censé(e)s connaître l’élève sur le bout des doigts (il faut ajouter que nous avons en moyenne 25 élèves par classe et que nous devons connaître les « points forts » et les « points faibles » de chaque élève). Pour les professeurs des collèges, ce n’est pas la peine : ils ont trop d’élèves. Certaines heures de réunion sont payées en plus pour les professeurs des collèges !!!!
    « Les possibilités sont peu nombreuses dans le premier degré, où les heures supplémentaires n’existent pas. Les enseignants doivent effectuer 27 heures par semaine, dont une est officiellement consacrée aux conférences pédagogiques (conseil d’école, conseil des maîtres, réunions avec l’inspecteur…).Un enseignant effectue un service supplémentaire quand le nombre d’heures qu’il totalise dans une semaine est supérieur à celui dont sont redevables les enseignants de son grade. Lorsque ce dépassement est exceptionnel (remplacement d’un collègue…), le fonctionnaire effectue une suppléance. »
    Je pourrai ajouter que ces professeurs des collèges peuvent donner des cours plus facilement que nous (on recherche souvent des profs de math, des organismes tels que PROFADOM adorent les professeurs d’EPS …) alors que nous non. Il est vrai que nous pouvons faires les études le soir mais ces dernières sont en moyenne bien moins gratifiantes et surtout moins nombreuses !!!!
    De plus, il est exigé, dans certaines matières, d’avoir des photos couleurs (donc l’imprimante est indispensable et surtout si les élèves n’ont pas effectué la recherche demandée) : c’est plus agréable pour les élèves … Le coût des cartouches à l’unité peut aller jusqu’à 15 euros (pas toujours remboursé par la coopérative, cela dépend de l’école, et donc pris sur nos propres deniers. Personnellement j’ai payé 100 euros) ou alors il est exigé de faire des jeux pour que l’enfant apprenne mieux mais cela nécessite de plastifier notre matériel pour que l’enfant puisse effectuer des manipulations donc certains enseignants du primaire ont investi dans l’achat d’un plastifieuse et de feuilles pour plastifier !! Heureusement, ce n’est pas toujours le cas : il y a des écoles où il y a une plastifieuse.
    Selon une enquête du CEPREMAP :
    « La logique du marché matrimonial conduit également à des différences de niveau de vie entre enseignants du primaire (les plus féminisés) et du secondaire (un peu moins féminisés) plus faibles que les différences de rémunération individuelle entre ces deux groupes d’enseignants. En 2005, selon les fichiers de paye de la fonction publique, un enseignant du secondaire gagne en moyenne près de 28% de plus qu’un enseignant du primaire »

    Communiqué du SNUIPP
    Quand Xavier Darcos « communique » sur la revalorisation du métier d’enseignant, les enseignants du premier degré sont amers car ils sont oubliés.
    Si avec la création du corps de PE en 1990, l’ambition de l’unification des carrières des enseignants (premier et second degré) était affichée, où en est-on dix-huit ans après ? En matière de salaires le rapport Pochard (mars2008) pointe une première inégalité : la rémunération globale moyenne des enseignants du premier degré s’élève à 1 900 € contre 2 700€ dans le second degré. Les rémunérations accessoires (heures supplémentaires et indemnités) bénéficient plus aux enseignants du second degré qu’aux enseignants du premier degré (de 10 à 15% du traitement pour les premiers contre 5 % pour les seconds).
    Le « travailler plus pour gagner plus » trouve son illustration dans la rémunération des stages de remise à niveau durant les vacances. La différence de rémunération entre les corps, pour le même travail, est injuste : 23,90 € pour un professeur des écoles (certifié ou pas) , et 36,77€ pour un certifié.

    Voilà pour nos homologues du secondaire (sont en particulier concernées dans le second degré ):
    Les heures supplémentaires annuelles (H.S.A.)
    Une heure supplémentaire hebdomadaire (payée en Heure Supplémentaire Année) : les professeurs des écoles ne peuvent pas en faire bien sûr.
    Cette heure supplémentaire-année n’est pas nécessairement la 19ème heure mais bien celle qui est imposée une fois que toutes les minorations de service ont été calculées.
    Rémunération de la première H.S.A. : le taux de la première heure supplémentaire annuelle est majoré de 20% par rapport aux suivantes. Ce taux s’établira désormais à :
    1 274 €/an pour un certifié de classe normale, soit 35,4 € par heure supplémentaire ;
    1 822 €/an pour un agrégé de classe normale, soit 50,6 € par heure supplémentaire.
    Rémunération des H.S.A. suivantes
    1 062 €/an pour un certifié de classe normale, soit 29,5 € par heure supplémentaire ;
    1 519 €/an pour un agrégé de classe normale, soit 42,2 € par heure supplémentaire.
    Les heures supplémentaires effectives (H.S.E.)
    Par ailleurs, à compter de l’année scolaire 2008-2009, une prime supplémentaire de 500 € sera versée aux enseignants du second degré réalisant au moins 3 heures supplémentaires (H.S.A.) chaque semaine pendant toute l’année scolaire. Ce qui correspond à un horaire de 21 heures de cours par semaine pour un certifié (au lieu de 18 heures par semaine) et de 18 heures par semaine pour un agrégé (au lieu de 15 heures par semaine).
    Les heures supplémentaires effectives (HSE) sont attribuées notamment dans le cadre de l’accompagnement éducatif (après les cours), des stages pendant les vacances ou des remplacements de courte durée pendant l’année scolaire. Pour ces HSE, les heures supplémentaires effectives, les professeurs des écoles n’y ont pas droit bien sûr.
    Le taux de l’ H.S.E. s’établit à :
    36,88 € par heure supplémentaire pour un certifié de classe normale ;
    52,74 € par heure supplémentaire pour un agrégé.
    Depuis octobre 2007, les heures supplémentaires réalisées par les enseignants sont exonérées d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales. Cette double exonération se traduit par un gain de revenu moyen supplémentaire équivalent à 28% de la rémunération perçue.
    La participation au conseil de classe est, en principe, une obligation de service rémunérée par l’ISOE, (le conseil de classe se déroule en principe une fois par trimestre dans l’année scolaire bien que le Chef d’établissement puisse en théorie le réunir quand il le juge utile). A cette occasion, vous êtes tenu de remplir le relevé trimestriel de note ainsi que les appréciations qui les accompagnent.
    « un forfait de 10 heures de vie de classe, soit-disant « comprises dans l’ISOE du prof principal », donc dues par les PP, obtenir leur légitime paiement en HSE c’est quand même récupérer 10 X 36.88 euros pour un certifié, ou 10 X 52.74 euros pour un agrégé ! »
    Mais à l’école primaire, tout cela n’existe pas (pas de rémunération ISOE) : pourquoi n’avons-nous pas droit à l’indemnité de suivi de l’élève (ISOE) comme au collège : cela veut dire que les professeurs des collèges suivent les élèves et pas nous les « minables professeurs des écoles ». Nous essayons de trouver des moyens pour aider les élèves en difficultés pendant les heures de soutien, nous remplissons des livrets et nous rencontrons les parents : cela prend encore du temps en plus. Ce n’est pas du suivi ça ???? Il est vrai que le professeur des collèges a plus de livrets à remplir mais ……..Il a une ligne à remplir avec un petit commentaire. Nous, nous avons tout un livret à remplir avec des commentaires !!!!!!!!!
    Evidemment, ces professeurs sont doublement privilégiés puisqu’ils ne paient pas d’impôts sur ces heures supplémentaires (non imposables).
    Les heures de coordination et de synthèse (au collège) : Bien sûr, cela n’existe pas en primaire !!!!
    Ce sont les heures auxquelles sont astreints les professeurs affectés dans les sections d’enseignement général et professionnel adaptés (SEGPA) et les établissements régionaux d’enseignement adapté (EREA), soient 1 heures de coordination et 1 heure de synthèse. Ces heures étant imposées à ces professeurs par une circulaire, elles restent facultatives et doivent être rémunérées en heures supplémentaires (HSE). Mais nous avons (professeur des écoles) également des rendez-vous avec des professionnels comme les orthophonistes ou autres …
    En résumé, je fais (nous faisons) 27 heures par semaines à cela j’ajouterai 10 heures de correction dans la semaine avec une préparation d’environ 12 heures hebdomadaires plus les rendez-vous, les photocopies (une heure et demie de préparation pour chaque matière ) si je débute dans un niveau (trouver des documents, les modifier, les photocopier, monter des expériences, inventer des jeux et faire des affiches) donc 47 heures (au moins !!!) pour un salaire de 1 770 euros environ car j’en suis à ma huitième année d’enseignement. Quant au professeur de collège, 18 heures et s’il a trois heures supplémentaires, cela fait 21 heures. Pour les corrections, on arrondit à 5 heures par semaine et 10 heures de préparation (Deux heures et demi pour un cours réservé à des sixièmes, même temps pour les cinquièmes, même temps pour les 4ème et pour les troisième comme le même cours peut se répéter trois à quatre fois dans la semaine !!!) C’est à peu près 100 euros par mois et pour l’indemnité de suivi. Donc pour 36 heures, le professeur des collèges est payé 2312 euros (mon salaire 1770 plus 12 fois 36, 88 grâce aux heures supplémentaires plus 100 euros environ d’indemnités de suivi mensuelles). Et ils peuvent encore faire des heures en plus à l’extérieur (non imposables encore). Cela est vraiment inadmissible. Il faut rappeler que nous sommes tous certifiés en principe : même s’il est vrai que certains sont agrégés. Je ne suis pas une personne à reculer devant le travail. J’ai fait différentes classes : à chaque fois cela a nécessité de tout recommencer ( emploi du temps, programmations, progressions, nouveaux manuels) mais en tant que remplaçante j’ai pu bénéficier d’indemnités (certes moins importantes que mes homologues du secondaire mais je suis franche)…

    PAR RAPPORT A LA DISCIPLINE /AUTORITE
    Enfin, les élèves de CM2 aiment parfois les démonstrations de force (il est à noter que pour certains ou certaines prof des écoles, nous sommes loin de faire le poids mais s’il y a une bagarre on est bien obligés d’empêcher les deux belligérants de se taper et si on se prend un coup ce n’est pas grave !!!! Cela m’est arrivé : la mère du garçon a ri quand je lui ai dit que je m’étais pris un coup). Au collège, ces mêmes élèves peuvent être renvoyés après avoir eu des heures de colle…. Nous, rien de tout cela : nous devons les garder !!!!!!!!!!!! Traduction, s’il y a un problème de discipline (éducatif) Qui doit intervenir ? Le professeur des écoles. Dans une autre école, une enseignante n’a pas osé porté plainte contre un de ses élèves parce qu’il lui avait cassé le doigt (Et oui !!!) : elle n’a pas osé porté plainte alors qu’elle aurait dû. Cette enseignante adorable avait peut-être peur des conséquences à son encontre ? Enfin , il ne faut pas exagérer !!!!Au collège, il y a un conseiller principal d’éducation et des surveillants qui prennent en charge les élèves récalcitrants à la discipline. Il est vrai qu’en moyenne les élèves sont plus grands et plus nombreux au collège mais il y a plus de personnels. Et nous, on se débrouille. J’ai travaillé avec des CE2 et la courageuse maîtresse de CM1 (qui était à côté) avait souvent des problèmes avec ses élèves. Qui n’en aurait pas eu avec des élèves pareils. Il m’est même arrivé de prendre un de ses élèves parce qu’il n’obéissait pas en le maintenant fortement. Ensuite, les autres élèves ont dit : « On va dire que la maîtresse de CE2 a failli étrangler l’élève. Eh bien, quand il est arrivé dans ma classe, il n’avait pas l’air essoufflé à cause de l’étranglement que je lui aurais fait subir !!!!! Vous voyez un peu la mentalité qui régnait dans cette classe de CM1 !!!!!!!! Fallait-il que je laisse ma collègue toute seule ???? Non, je ne suis pas courageuse moi-même ou gentille. C’est normal d’aider !!!! Je sais très bien qu’il y a aussi des enseignants en difficultés au collège et que les élèves sont plus grands mais le personnel est plus nombreux.
    Gare à ceux ou à celles qui laissent échapper un enfant à 16 h 30 (alors que celui-ci ne doit pas sortir et doit rester à l’étude!!!!!) Nous encourons de graves conséquences si un élève sort et qu’on a oublié de l’inscrire à l’étude !!! Nous n’avons pas de prime de risques !!!!! Mais il y en a qui trouvent des stratagèmes pour se sauver sans qu’on puisse les voir ou oublient exprès le cahier de correspondance chez eux sur lequel il est écrit qu’exceptionnellement, l’enfant en question doit aller à l’étude. Après, les parents en ont après nous alors que c’est à leur enfant qu’ils doivent s’en prendre. Au collège ou au lycée, il n’en est rien : l’élève est grand. Il sort seul. Les professeurs des collèges ne les surveillent pas. C’est un conseiller ou un surveillant qui vérifie l’identité des personnes qui rentrent ou qui sortent. Nous, les professeurs des écoles, nous ne pouvons plus tolérer cela : les parents nous mettent toute la faute sur le dos en cas de problème (ils ne mettent pas toujours la faute sur notre dos mais à noter époque il faut un bouc émissaire et de préférence un fonctionnaire et quand ça arrive, on se sent tellement responsable qu’on ne dort pas de la nuit). J’ai également eu le cas d’un élève qui avait ramené un couteau en classe : et les parents que font-ils ? Quant à moi, j’aurais peut-être pu me prendre un coup de couteau. De même, le jour où mes lunettes ont été cassées par un élève qui avait lancé sur moi de plein fouet un ballon (avec son pied) : je l’ai pris en pleine tête et il n’y a pas eu d’accident de travail pour moi.
    PAR RAPPORT AUX INSPECTIONS
    Voilà ce qui est exigé d’un enseignant du primaire :
    3.2 Observation dans la classe (de 1h à 1h30 environ)
    Elle portera sur une ou deux séances figurant sur l’emploi du temps. Alors qu’au collège, c’est une matière
    Forcément !!
    L’observation, l’analyse et les propositions porteront sur les éléments relatifs :
     Aux programmes actualisés (rentrée 2008),
     La prise en compte de l’hétérogénéité des élèves dans la mise en œuvre pédagogique et didactique et les aides mises en œuvres,
     Le temps d’activité réelle pour chaque élève et son temps de parole,
     La place de la trace écrite de l’élève,
     Le lien et la cohérence des projets (projet d’activité, projet de classe, projet d’école),
     L’aménagement de la classe et la pertinence des conditions de travail.

    3.3 Préparation de l’inspection
    Sur le plan pratique, je vous demande de rassembler et mettre à ma disposition outre les documents
    réglementaires :
     Cahier journal, emploi du temps, registre d’appel, affichages avec les programmations/progressions,
     Les outils organisés de préparation de votre travail à court et à moyen terme, (fiches de préparation)
     Les cahiers et classeurs de quelques élèves par cours et ceux des élèves en aide personnalisée,
     La liste récapitulative des manuels des élèves ainsi que celles des cahiers, carnets, classeurs, lutin,
    dossiers, chemises, etc et l’usage qui leur est réservé,
     Vos documents d’observations et d’évaluation des réussites et des difficultés des élèves et ce qui, selon
    vous, rend lisible votre enseignement,
     Les fiches de demande d’aide au réseau.
    Je vous prie également de renseigner la notice préparatoire jointe.
    3.4 Entretien (de 30 à 45 mn environ)
    L’entretien individuel est un temps privilégié de dialogue et d’échange. Il permettra à partir de l’observation,
    d’analyser les pratiques de l’enseignement, de dégager les réussites et les points à travailler,
    de formuler des propositions, des pistes de réflexion.
    Concernant la sécurité des élèves de la classe concernée, je remercie la directrice, le directeur de veiller à l’organisation de leur prise en charge durant l’entretien, au sein de l’équipe pédagogique.
    Le rapport d’inspection est adressé pour information le plus rapidement à l’enseignant. Les éventuelles remarques devront m’être communiquées immédiatement après réception.
    Le rapport définitif vous sera transmis dès le retour de celui-ci par l’Inspection académique.
    Voilà ce qui est exigé d’un professeur de collège :
    Arriver à l’heure,
    Montrer sa fiche de préparation ou pas (selon l’inspecteur)
    Voici une réponse d’un professeur de collèges n ce qui concerne l’inspection :
    tu dis qu’en primaire, « on nous demande … ». Qui est ce « on » ??

    En collège et lycée, il n’y a aucune obligation de préparer une progression annuelle, ou des fiches d’objectifs par « séquence ». Il faut que je sois honnête : j’aimerais qu’un professeur du secondaire me dise ce qui est exigé.

    Bon, bien évidemment, je pense que tout prof fait sa progression annuelle avant, même si elle reste dans le pire des cas grossière et approximative, ou dans l’excès avec ce qui est prévu pour chaque semaine de l’année.Mais comme je le dis, rien d’obligatoire …

    Voici les propos d’une enseignante de collège ou de lycée :
    « D’ailleurs : qui pour vérifier ce travail ? Réponse : seul un inspecteur quand il vient nous visiter.
    Et il faut savoir que nous sommes rarement inspectés. En moyenne, je crois que c’est environ une fois tous les 5 ans (certains profs ne sont pas inspectés pendant 20 ans !).
    Quand nous sommes inspectés, je crois qu’en effet on nous demande quelques documents : cahier de texte de l’année, peut-être une progression, et sans doute ce qu’on a prévu dans l’heure d’inspection.
    Mais en dehors d’une inspection, nous n’avons pas à préparer tous ces documents, même si en pratique on y pense plus ou moins en détail, en mettant parfois des choses par écrit. »
    PAR RAPPORT AU TEMPS
    Les professeurs des écoles sont de surveillance pour la récréation ce que leurs homologues du secondaire ne sont pas. Ce sont des surveillants qui font cela. Pendant les récréations, il faut régler les problèmes entre les élèves (que nous savons être de plus en plus nombreux en raison de l’éducation inculquée par certains parents) : je serais pour faire un texte de lois à ce propos en ce qui concerne l’éducation. Pourquoi, dans certains cas, ne pas parler de défaut d’éducation quand un élève frappe un enseignant ou l’insulte ? J’ai moi-même failli avoir des problèmes avec une fille de CM1 dont l’insolence était insupportable et tout ça parce que je lui ai tenu le poignet : elle m’a dit que je lui faisais mal (ce n’était pas vrai !!) et qu’elle le dirait à sa mère (ce qui était faux). Sa mère est venue et ça a été l’occasion de parler de sa « chère fille ». Elle a tellement été en colère qu’elle a menacé d’envoyer sa fille en Afrique où apparemment l’éducation est très rigide. De plus, nous faisons aussi le travail de l’infirmière parce que très souvent cette dernière est itinérante !!! Il faut absolument savoir si certains élèves ont un PAI (projet d’accueil individualisé pour les enfants malades) s’ils ont de l’asthme par exemple. Au collège, ce n’est pas la peine.
    Nous avons 27 (47 heures au moins en tout avec les corrections et les préparations) heures de présence avec les élèves : les professeurs des lycées et collèges n’en ont que 18 ( 36 heures en tout avec des heures supplémentaires). Nous gagnons autant au début et moins ensuite par rapport aux professeurs des collèges alors que nous faisons plus d’heures.
    A cela s’ajoute le temps que l’on donne en tant que professeur des écoles et qui n’est jamais payé : organisation de loto, kermesse, spectacle et les heures en plus lors des sorties scolaires ou des sorties tout court (histoire de surveiller les élèves pour qu’ils ne se sauvent pas). Nous avons également des réunions qui sont organisées avec l’orthophoniste ( quand l’élève est suivi à l’extérieur avec une orthophoniste) ou avec la psychologue scolaire. Chez les instit ou professeurs des écoles, il y a toujours quelque chose à faire. Les professeurs des collèges organisent parfois de tels événements avec la surveillance à la sortie en moins.
    Et j’en oublie comme les commandes pour les fournitures de classe ( au moins 4 heures dans l’année de plus ) !!!! Il faut choisir les papiers, les livres, les instruments (tout le matériel). Quand le matériel est arrivé, il faut pointer pour vérifier que rien ne manque et le ranger dans l’armoire. A l’occasion, nous faisons les déménageurs. Les professeurs des collèges n’ont pas à faire cela !!!
    Qui élabore son propre emploi du temps en primaire ? Eh bien, ce sont les professeurs des écoles en respectant bien sûr les temps consacrés à chaque matière. Quant à nos homologues, ils n’ont pas à faire d’emploi du temps : il est déjà fait !!!!!!!!!! C’est vrai que c’est un détail mais nous ne sommes plus à ça près. Au primaire, il faut faire un tableau des âges, une liste pour chaque matière des notions étudiées de manière chronologique (en tenant compte à chaque nouveau programme des termes employés), des fiches de préparation (comme au collège) et un cahier journal (comme au collège ?). Il faut tenir un cahier de coopérative : coller les factures sur ce cahier et tenir un cahier de coopérative ce qui n’est pas fait au collège (ce cahier n’est pas toujours évident à remplir), gérer les absents (demander une justification pour l’absence ou en redemander une encore et encore si les parents ne réagissent pas, oublient, sont négligents par rapport à cela ou ne parlent pas le français…). Ce n’est pas que nous ne voulons pas faire tout cela mais rendez vous bien compte que les tâches à accomplir sont plus nombreuses au primaire qu’au collège. Nous devons monter un projet de classe également.
    Pour les corrections, les enseignants de collège estiment qu’ils n’ont pas à corriger les fautes d’orthographe réduisant drastiquement leurs heures de correction. Certains vous rétorqueront que le niveau plus élevé entraîne une correction plus longue. Mais, nous, les professeurs des écoles, devons tout corriger : en CM2, j’avais en moyenne 2 heures de correction par jour pour les fautes d’orthographe et les explications !!!! J’ai demandé à un professeur des collèges enseignant le français : il estime qu’il a 4 heures de correction par semaine !!!!!!!!!!!!!! Lors des préparations, nous faisons des grandes affiches pour les élèves qui apprennent plus visuellement : est-ce le cas au collège ?
    EN MATIERE DE PEDAGOGIE
    L’éternelle excuse des professeurs des collèges est de dire que le niveau auxquels ils enseignent exige une plus grande préparation. Mais les temps de recherche sont très important, même au primaire : excusez-moi mais nous avons, quant à nous, l’histoire, la géographie, le vocabulaire, la conjugaison, la grammaire, les rédactions, l’orthographe, la numération, la géométrie, les mesures, la résolution de problèmes, les arts visuels (dessin), les sciences, la musique et parfois le sport (parfois nous avons la chance d’avoir un intervenant). Je peux vous assurer que l’on exige de nous que l’on se mette à niveau : l’orthographe, la classification n’est plus abordée de la même manière qu’elle l’était : il faut effectuer des recherches pour savoir comment nous devons classer (ce n’est plus comme avant : reptile, amphibien… IL faut classer en faisant des emboîtements successifs). En mathématiques, il s’agit de faire de même : employer les termes exacts !! Je peux vous dire que j’ai passé du temps, des après-midis, à préparer des jeux pour mes élèves (dans le but de leur faire réinvestir des notions grammaticales, en conjugaison, en numération…) : il s’agit de découper des étiquettes, coller dessus une feuille au verso avec la question et au dos la réponse parce l’on nous dit de privilégier l’action chez l’élève et ce en au moins 100 exemplaires (sinon ça fait 4 cartes à jouer pour chacun des élèves : c’est minable il faut l’avouer): Est-ce le cas au collège ? Sour prétexte qu’ils changent de classe à chaque fois, ils ne font aucun affichage. Personnellement, ma classe en est remplie et cela prend du temps. Il faut également monter des expériences (comme au collège). Mais, au collège (c’est vrai que là je triche puisque je vais rapporter un événement qui a eu lieu quand j’y étais) nous y avions toute l’année vu notre professeurs de biologie et surtout géologie en blouse presque toute l’année alors que nous n’avons jamais fait aucune expérience : personnellement, j’ai fait des expériences avec des poumons d’agneau en CM1 (nous les avons observé, décrit, soufflé dedans) de même que pour les ligaments et les tendons ( j’avais ramené des cuisses de poulet…..). Je dois vous avouer qu’avec le travail qui nous est demandé je ne peux préparer certaines matières comme la musique ni même en faire. Au collège, il y a plus de temps pour peaufiner son cours d’autant plus qu’il se répète dans la semaine (la première fois, j’ai oublié de mentionner ça aux sixièmes « bleu », ce que je n’oublierai pas de mentionner avec les sixièmes « vert »). Nous professeurs des écoles nous devons nous adapter au contenu d’enseignement du collège parce que les professeurs de collège ne vont pas s’adapter. Nous devons toujours nous adapter. En orthographe, je sais que les profs de collège (certains du moins pas tous j’espère) enlèvent un point quand l’élève n’écrit pas correctement un mot sans le corriger. Personnellement, je le corrige en entier (c’est normal de corriger, ils sont « petits » soi disant) et je ne retire pas de point. Je peux vous dire que ça prend du temps de réécrire le mot entièrement !!!
    Il nous est sans arrêt rappelé qu’il faut trouver des idées pour que l’enfant ou l’élève apprenne mieux : donc nous essayons de trouver des stratégies pour que l’enfant retienne ces notions. Quand j’étais en maternelle, j’avais coutume par exemple de m’habiller en rouge pour que les élèves retiennent mieux la notion « rouge » ou alors j’avais inventé une comptine pour que les élèves puissent avoir une idée de ce qu’était un polygone : monsieur point tellement petit qu’on ne voit rien, monsieur rond tourne en rond monsieur triangle est très méchant il pique tout le temps (je les piquais, ainsi les élèves avaient une première idée de ce qu’était un polygone visuellement puisque je leur montrais et « kinesthésiquement » parlant puisque je les piquais avec ils se rendaient ainsi compte qu’un polygone a des sommets ou « coins qui piquent parce qu’au primaire nous tentons de nous servir de théories comme celle de Monsieur Garanderie . Et des idées, je me suis toujours efforcée d’en avoir pour que les élèves retiennent !!!!!!!!! Tout cela n’est pas exigé au collège : c’est toujours à nous à nous adapter. Il nous est rappelé que nous devons leur inculquer des stratégies pour qu’ils apprennent parce que les professeurs de collège n’ont pas forcément cette démarche !!!
    Les professeurs des lycées et collèges n’ont pas un cours différent à chaque fois (un cours de mathématiques de 6ème se répète quatre fois s’il y a quatre 6ème dans le collège dans la semaine parce qu’ils ont quatre sixièmes par exemple) alors que pour nous chaque heure correspond à un cours différent … (sauf pour les professeurs des écoles de Paris qui ont un prof de musique d’arts visuels et de sport et selon les villes). Quand je pense aux pauvres professeurs de CM2 par rapport à leurs homologues de la 6ème. Eux, sont particulièrement mal lotis.
    Personnellement, je pense qu’il est plus difficile d’enseigner à des C.P. qu’à des 3ème (en général, nous en tant qu’adultes, nous disposons d’une base de connaissances qui correspond à un niveau de 3ème).
    PAR RAPPORT A LA RELATION AVEC LES ELEVES ….
    Il faut souvent les reprendre quand ils écrivent (soit parce qu’ils écrivent mal ou parce qu’ils font des fautes) mais c’est notre travail. Au collège, est-ce fait ? Quand un élève est absent, nous nous chargeons de mettre gentiment ses photocopies dans une pochette pour qu’un de ses camarades les lui rapporte : est-ce fait au collège (très souvent, ils se débrouillent) ? Les parents nous accusent assez souvent de ne pas laisser le temps aux élèves de noter les devoirs mais quand on leur explique que leur enfant bavarde (ils en profitent en fin d’après-midi), ils font un peu la sourde oreille. Toutes ces petites attentions que nous avons envers nos élèves de primaire sont-elles poursuivies au collège ? C’est vrai que cela dépend des professeurs ou des instituteurs. Mais, on retrouve souvent cette attitude au primaire.
    Quand il semble que nous avons fini avec notre travail, bien souvent il faut faire un bilan en téléphonant ou en rencontrant la psychologue ou l’orthophoniste comme je l’ai déjà mentionné (bien sûr c’est sur notre temps de pause le midi …Bon pas toujours il est vrai !!!). Est-ce le cas au collège ???? Nous devons veiller à ce que les élèves aient leurs affaires (au collège, ce n’est pas le cas). Souvent, nous devons rappeler à certains élèves de prendre certaines affaires pour faire leurs devoirs et nous devons écrire aux parents afin de signaler que tel enfant n’a pas ses affaires. Mais c’est normal de le faire : nous ne sommes que des bonnes femmes (les petites choses matérielles pratiques ça nous connaît).
    Ce que je déplore, c’est que l’on oublie souvent toutes ces petites attentions que l’on a envers nos élèves et qui n’ont pas toujours lieu au collège. Au collège, le niveau des élèves étant plus élevé, les professeurs doivent être mieux considérés. Ou alors, on considère qu’il y a toujours plus d’hommes. Et c’est bien connu les hommes ne peuvent faire qu’une chose à la fois : donc on ne leur en demande pas trop !!!Et nous ???
    PROMOTION / AVANCEMENT CARRIERE Communiqué du SNUIPP
    « Autre injustice, en juin 2007, plus de 51% des enseignants du premier degré sont partis en retraite en étant au 10ème échelon du corps des PE et seulement 14% avaient atteint un échelon de la hors-classe. A contrario dans le second degré, près de 65% des enseignants partant en retraite sont à la hors-classe. »
    Pourquoi ?????????
    Avons-nous donc moins de valeur que nos homologues du collège ( et du secondaire de manière générale)?
    DIVERS
    Extraits de forums :
    « Pourquoi les enseignants d’écoles ne verront pas leur horaires baisser ? Parce que les profs de collèges demanderaient une baisse de leur horaire de 3 heures ! Nous serions à 24 h et eux à 15 h !
    Un syndicaliste m’a dit il y a quelques années qu’un des obstacles à notre passage de 27 à 24 h était nos collègues de collèges et lycées soutenus fortement par le SNES ! Déjà qu’on a osé nous affubler du titre de prof et aligner notre grille sur celle des certifiés !
    L’un de ces profs (PEGC passé de 21 à 18 h …) m’a dit en 1990 « quoi, une licence pour être instit ? Il n’est pas besoin d’avoir une licence pour enseigner dans les écoles ». »
    CONCLUSION
    Cherchez l’erreur !!!! Pourquoi de telles différences de traitement entre ces deux corps qui apparemment n’en font qu’un : cela est injuste. Pourtant, j’aime mon métier.
    Je sais que nous sommes dans un contexte de crise et qu’il ne faut pas se plaindre mais je tiens à souligner cette anormalité. Je ne fais que me plaindre par rapport à l’injustice qu’il y a entre ces deux corps. Mais, je pense et nous pensons que nous ne sommes pas à plaindre dans un tel contexte de crise. Je ne veux pas forcément gagner plus : je veux juste que cette injustice disparaisse.
    Je voulais ajouter que, lorsqu’il y a des enseignants à plaindre ce sont ceux du collège. En revanche, lorsqu’il y a problème du genre : « L’élève n’arrive pas à s’adapter, là on parle d’école ». Alors qu’en général, l’élève a du mal à s’adapter au collège !!!!! J’aimerais que l’on n’arrête de dire que nous, professeurs des écoles, ne nous adaptons pas !!! Il faut faire une différence !!!!!!!!
    Peut-être y a-t-il des solutions :
    Soit, il faut baisser les salaires des professeurs des collèges, soit il faut nous embaucher dans les collèges ou amener les professeurs des collèges dans les écoles primaires pour qu’il y ait un rattrapage horaire. En tout cas, s’il y a une prime au mérite, elle ne peut pas concerner les personnels enseignants du secondaire.
    Quand est-ce que l’on va faire quelque chose pour nous (les professeurs des écoles) pour que nous soyons traités de la même manière que les professeurs des collèges ? Je comprends également vos réserves : les syndicats enseignants du secondaire sont plus réactifs que ceux du primaire. Moi-même j’ai dû me syndiquer pas parce que je passe mon temps à râler mais parce que c’était une nécessité. J’ai attendu quatre ans et demi pour que mon ancienneté de services soit prise en compte et il est vrai que je suis toujours restée un peu dégoûtée à cause du refus d’accident de travail suite à mes lunettes cassées (ballon envoyé). Je ne veux pas d’argent en plus : j’aimerais juste et nous aimerions que cette injustice soit réparée.
    Je vous remercie d’avance et vous prie d’agréer l’expression de mes salutations distinguées.

  53. manou =pour une ecole plus juste et pour tous Says:

    Je suis tombée par hazard sur ce site et suis tres tres choquée des articles !!
    Plus qu’extreme droite pour certains cela s’appelle « une didacture » » on voit que vous n’avez jamais vecu sous une telle « politique »
    L’ecole eduque et oui que cela deplaise, à la citoyenneté entre autre instruire oui, mais c’est aussi éduquer.
    Et puis ne pas confondre SAVOIR et INTELLIGENCE on peut avoir du savoir et etre tres bete,
    Moi je me bats contre une ecole unique, nos enfants ne sont pas nés dans le mme moule c’est ce qui fait une democratie d’ailleurs !
    c’est dur, il faut etre pedagogue et cela n’est plus au fait des enseignements donnés à nos futurs profs et ceux depuis l apres guerre ou on a favorisé à l’extreme le savoir sans pédagogie et on en voit le resultats ! Un enfant qui n’apprend pas, n est pas un débile ou un delinquant le faisant expres, mais peut etre tous simplement parce que à un moment de son parcours scolaire, il y a un «  »crash » » et est tout simplement demotivé à l’extreme !! tous l’enjeu est la, redonner le gout d’étudier mais notre systeme ne nous donne pas les moyens ni le temps, il faut composer avec mais tout est possible avec un peu de pedagogie, d’ampathie.
    Voila, ce que je pense, je ne pouvais pas ne rien tellement que certains articles sont discriminatoires !
    Je pensais que SOS voulait dire « aide et non accusation « !!
    coridalement et encore

  54. Titi Says:

    « il faut composer avec mais tout est possible avec un peu de pedagogie, d’ampathie. »
    Quand un môme de 10 ans vous dit « va te faire foutre » et que ses parents disent « pourquoi vous l’avez puni ? notre fils est le plus beau, le plus grand, le meilleur vous n’avez pas le droit de le punir! on va en parler au directeur! » toute la pédagogie du monde ne sert à rien ^^

    Ah zut! message de 2011…..

  55. Protection des personnels : une priorité pour l’éducation nationale Information – Jean-Michel Blanquer – 05/09/2019 | Laconnectrice's Weblog Says:

    […] La guerre parents-profs […]

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