Archive for mars 2010

La guerre parents-profs

30 mars 2010

Parmi les nombreux signes du pourrissement de l’Éducation nationale, on assiste à une montée des agressions de parents contre les professeurs. Le plus souvent, ces agressions se produisent quand un professeur a donné une mauvaise note ou une punition à un élève, ou encore quand il conseille de le faire redoubler.

Parents indignes ?

La première réaction est de condamner les parents : « Ils se mettent systématiquement du côté de leur enfant, entend-on. Ce sont des parents indignes, qui ne supportent pas qu’on touche à un cheveu de leurs « petits chéris », mais qui n’assument pas leur rôle éducatif. Autrefois, les parents avaient des principes, ils se rangeaient toujours à l’avis du professeur. Et si les enfants étaient punis à l’école, ils étaient punis une seconde fois, et beaucoup plus sévèrement, le soir à la maison ! ».

Cette explication a le mérite d’être simple, et implique une solution tout aussi simple : il faut donc punir les parents ! La proposition de Nicolas Sarkozy qui vise à sanctionner financièrement les parents d’élèves absentéistes va exactement dans ce sens.

Mais la vérité, c’est que les vrais coupables de cette situation sont les syndicats d’enseignants marxistes : SNI, SNUipp, SNES, et SGEN surtout.

Et nous allons le démontrer.

D’abord, ils sont responsables d’avoir fabriqué intentionnellement, beaucoup des « parents indignes » dont ils se plaignent aujourd’hui :

Depuis avant mai 68, ils cherchent par tous moyens à détruire le respect de l’autorité des professeurs. Ils ont exigé qu’on supprime les estrades, le vouvoiement et toutes les prérogatives des professeurs qui risquaient d’être ressenties comme une « violence symbolique » par les élèves. Ils ont fait interdire la plupart des punitions usuelles que les enseignants avaient l’habitude de donner pour maintenir la discipline (même les lignes d’écriture et les zéros de conduite et les punitions collectives, sont désormais interdits, depuis la circulaire Ségolène Royal de 2000).

Ils ont constamment milité pour « abolir les distances » entre professeurs et élèves, et accessoirement entre les parents et les enfants. Ils n’ont eu de cesse depuis quarante ans de vanter les vertus d’une éducation libre et sans contrainte dans les écoles. Les parents « démissionnaires » d’aujourd’hui sont le résultat direct de cette nouvelle forme d’éducation, hostile à toute forme d’exigence et de discipline envers les enfants.

Mais la culpabilité des syndicats d’enseignants marxistes ne s’arrête pas là.

Ce sont eux qui, depuis des dizaines d’années, ont obtenu, à coups de grèves et de manifestations, de rendre les professeurs totalement indéboulonnables. Compétents ou incompétents, ils restent en poste toute leur carrière s’ils le souhaitent, et la hiérarchie scolaire ne peut rien sur eux. Quand un parent est en désaccord avec un professeur, à tort ou à raison, il ne peut donc plus se tourner vers personne pour faire valoir ses griefs. Le chef d’établissement, en particulier, est impuissant.

La seule possibilité qui reste aux parents est donc d’aller s’expliquer eux-mêmes avec le professeur, en absence de toute autorité qui assume la responsabilité de trancher entre les deux parties. C’est une situation qui est explosive, et il n’y a rien de surprenant à ce que la confrontation dégénère parfois. Comme à la Poste ou à la Sécurité sociale, les parents peuvent se retrouver face à un fonctionnaire qui leur donne l’impression à la fois d’avoir un pouvoir discrétionnaire sur eux, et de mal remplir ses obligations. Réciproquement, le fonctionnaire se sent agressé par l’administré, qui formule des exigences qui lui paraissent aberrantes. Mais les deux sont condamnés à traiter malgré tout l’un avec l’autre. Très vite, des noms d’oiseau, et parfois pire, peuvent fuser.

Nous ne disons pas que ce soit toujours le cas, évidemment, mais c’est le cas parfois, et cela suffit à expliquer de nombreux conflits, aussi mal ressentis par les parents que par les professeurs. Et si les parents sont conduits, de plus en plus souvent, à porter plainte auprès de la Police, c’est précisément parce qu’ils ne veulent pas faire justice eux-mêmes. Pour compenser la vacuité du pouvoir à l’Éducation nationale, ils s’en remettent à la seule autorité sur laquelle ils pensent pouvoir encore compter pour obtenir justice (à tort ou à raison encore une fois, mais ce n’est pas la question).

Pour sortir de cette situation, l’Éducation nationale doit exiger que les chefs d’établissements et les inspecteurs assument leurs responsabilités, et leur donner les moyens de le faire. En cas de conflit entre un parent et un professeur, ce sont eux qui doivent juger, et trancher. S’ils le font, et s’ils assument ce rôle dans un esprit de justice, cela contribuera à restaurer des relations sereines et de confiance entre les parents et les professeurs.

Mais avançons un autre point de la culpabilité des syndicats d’enseignants marxistes :

Ce sont eux également qui ont exigé que soit étendu le « droit à l’éducation » à tous les élèves, quelle que soit leur situation, leur comportement, et jusqu’à un âge de plus en plus tardif. Ils ont exigé, à coup de grèves, de manifestations, et de manœuvres au ministère de l’Éducation, que soient rédigés des textes de loi qui obligent l’école publique à garder dans ses murs tout enfant jusqu’à seize ans, aussi mal-élevé, paresseux et même hostile à l’enseignement qu’il puisse être, voire agressif – et même dangereux ! – pour ses professeurs et ses camarades.

Cette législation insensée a créé la situation ingérable que nous connaissons actuellement. De nombreux parents, totalement déresponsabilisés, mettent au monde des enfants qu’ils n’assument absolument pas sur le plan éducatif. Mais ils s’en débarrassent dès l’âge de trois ans, et souvent même deux ans, en les mettant dans cette garderie gratuite que sont les écoles publiques : « Débrouillez-vous avec mon enfant, c’est votre boulot. »

Les syndicats se plaignent de cela, bien sûr. Mais que n’exigent-ils pas, alors, qu’on supprime enfin le « droit à l’éducation » sans condition ? Pourquoi n’acceptent-ils pas que l’on exclue des écoles les élèves hostiles aux professeurs, au savoir, et à l’institution scolaire dans son ensemble ?

Vu les dégâts terribles que causent la minorité de fauteurs de troubles que l’on s’acharne à maintenir dans les écoles, alors qu’ils empêchent souvent des classes entières de travailler, il n’y aurait aucune opposition populaire à ce qu’une telle mesure soit prise.

Les membres de SOS Éducation en particulier défendent une école publique qui exige que les parents assument leur rôle d’éducateurs. Et si certains ne comprennent pas que les enfants méritent parfois qu’on leur tire les oreilles, et s’ils jugent que leur « bout’chou » qui dit « nique ta mère » à son professeur ne doit pas avoir de punition, ils n’ont qu’a assumer eux-mêmes l’instruction de leurs enfants.

En conclusion, les conflits entre les parents et les professeurs sont le fruit de la situation explosive qui a été créée volontairement par les syndicats d’enseignants, où chacun dispose de droits exorbitants : les parents, qui ont un droit imprescriptible de mettre leurs enfants gratuitement à l’école même s’ils n’assument rien de leur éducation à la maison ; les professeurs, qui peuvent rester en place quel que soit la qualité de leur travail. Et ce sans autorité pour trancher lorsque les deux parties, inévitablement, entrent en conflit.

Annexe : Que faire des cas sociaux ?

Une objection courante à la suppression du droit universel et inconditionnel à la scolarisation est de demander ce que l’on fera de ces enfants que l’Éducation nationale refusera à ses portes – ou plutôt, des enfants qui seront exclus après plusieurs manquements graves à leurs obligations. Car alors, dit-on, beaucoup se retrouveront dans les rues. Livrés à eux-mêmes, ils s’adonneront à la délinquance.

Considérer que c’est le rôle de l’Éducation nationale que d’assurer l’ordre public, en maintenant dans ses murs les délinquants potentiels, c’est confondre l’école avec les maisons de correction. C’est aussi confondre les professeurs avec des policiers ou des gardiens de prison.

En réalité, les professeurs n’ont ni la fonction, ni la capacité d’assurer l’ordre public dans le pays. Les jeunes délinquants, quand bien même ils sont scolarisés, trouvent amplement le temps, en dehors des cours, de commettre des délits. Car rappelons que les écoles ne sont ouvertes, aujourd’hui, que 150 jours environ par an. Cela leur laisse 210 jours, sans compter les soirées et les nuits, pour s’adonner à la délinquance.

La situation serait bien évidemment encore pire s’ils n’allaient pas à l’école du tout. Mais il faut tenir compte du fait que, en classe, ils nuisent également fortement à la communauté, en perturbant les cours, en agressant camarades et professeurs, et en commettant aussi, à l’intérieur des établissements, des délits. Et ce sans que les professeurs ne disposent des moyens réglementaires pour l’empêcher.
La solution n’est donc certainement pas de les forcer manu militari à aller dans les écoles, comme le souhaite Nicolas Sarkozy, qui propose de les payer pour venir en cours, ou encore de sanctionner financièrement leurs parents en cas d’absentéisme. Oui au retrait des allocations familiales des parents irresponsables, mais pas pour que leurs enfants délinquants aillent dans les écoles. Les délinquants sont l’affaire de la Police et de la Justice (avec ses bataillons d’éducateurs et assistantes sociales plus ou moins efficaces), mais pas des professeurs, dont la responsabilité est de transmettre des connaissances aux élèves qui veulent effectivement apprendre, point barre.

Publicités

dernière minute : SOS Éducation sur RMC

29 mars 2010

Vincent Laarman, délégué général de SOS Éducation, passe en ce moment sur RMC dans l’émission Bourdin&Co au sujet des annonces du ministre Luc Chatel.

Super Pédago veut des classes en rangs

27 mars 2010

C’est dès la plus tendre enfance que tout se joue…

(Super Pédago 3D revient, le temps d’apprendre à vraiment voler).

GEP

Violence à l’école : la barbarie continue…

24 mars 2010

Tandis que le recteur de Lille exclut une enseignante de 56 ans qui a osé donner une gifle à un sixième, on apprend à l’instant qu’un professeur de Créteil vient d’être envoyé à l’hôpital par UNE élève de quinze ans qui l’a tabassé à coup de barre de fer !!

D’après les premiers commentateurs (à manipuler avec précaution, les faits ne sont pas confirmés), le professeur se serait laissé frapper et n’aurait pas osé réagir, PAR PEUR, LUI AUSSI, D’ÊTRE SANCTIONNÉ PAR SA HIÉRARCHIE.

Et de fait, vous imaginez le scandale, si ce professeur, en se défendant, avait égratigné l’élève ? Non seulement il se serait retrouvé immédiatement en garde à vue, poursuivi au tribunal par les parents, mais il aurait probablement été mis au ban de son établissement, peut-être même démis de ses fonctions, et radié de l’Éducation nationale !

Cette situation est INSUPPORTABLE ET NE PEUT PLUS DURER !!!!

Nous atteignons un degré de barbarie que nous ne pouvons plus tolérer. Les professeurs ont des droits, ce ne sont pas des serpillères, ni des punching-balls, destinés à servir de défouloir à des jeunes qui, eux, ont tous les droits.

Pour défendre la dignité de tous les collègues agressés, merci de continuer à faire circuler la pétition de solidarité avec Thérèse-Marie Cardon. Car nous sommes tous concernés par ce qui lui arrive, et ce professeur de Créteil, grièvement blessé, est une nouvelle victime, mais certainement pas la dernière, de la politique de déni de la réalité qui a cours au ministère de l’Éducation depuis trente ans.

Nous avons déjà quasiment 40 000 signatures (depuis ce week-end !!) et je passe demain matin sur France-Inter, dans les journaux de la matinée. Merci, de votre côté, de passer la pétition à tout votre carnet d’adresses, nous devons être des centaines de milliers à protester pour faire bouger les choses.

Un grand merci,

Vincent Laarman
Délégué général

[ce courrier a été envoyé dans l’après-midi à plusieurs dizaines de milliers de personnes. Nous comptons sur votre mobilisation !]

[Pétition] Exclue deux semaines pour avoir giflé un élève !

19 mars 2010

Cher ami,
 
Merci de signer la pétition de solidarité avec Thérèse-Marie Cardon, une collègue de 56 ans, qui vient d’être exclue deux semaines pour avoir giflé un élève.
 
Elle a été mise à pied deux semaines avec retenue sur son salaire par le rectorat de Lille (elle enseigne au collège Dupleix de Landrecies, dans le Nord).
 
Cette pétition est adressée au Recteur de Lille. Nous lui demandons d’annuler sa décision.
 
En effet, quand on connaît les circonstances (c’est en arrêtant une bande d’élèves de 6e, qui donnaient des grands coups de pied en hurlant son nom dans la porte de sa classe, que s’est produit l’événement), il est évident que Thérèse-Marie a réagi d’une façon réflexe, spontanée et limitée.
 
Son geste n’est pas celui d’une délinquante, mais d’une éducatrice qui a réagi d’une façon certes ferme, mais qui n’a entraîné aucune conséquence préjudiciable à la santé physique ou mentale de l’élève. Au contraire, il est permis de penser que son geste aura appris à l’élève que son comportement n’était pas acceptable.
 
Il est donc complètement disproportionné d’avoir sanctionné Thérèse-Marie de cette manière.
 
De plus, non seulement le Recteur de Lille inflige ainsi un camouflet à ce professeur qui ne le méritait pas, mais, par son geste, il envoie un message catastrophique à tous les élèves de France qui signifie : « Allez-y les enfants, marchez sur vos professeurs, tambourinez à leur porte, ils n’ont rien le droit de faire contre vous. »
 
C’est ça, l’éducation ???
 
Si nous laissons Thérèse-Marie se faire sanctionner sans réagir, alors il ne s’écoulera pas beaucoup de temps avant que vous et moi soyons aussi sanctionnés, pour des prétextes aussi dérisoires. Et il ne faudra pas nous étonner, alors, que personne ne nous soutienne non plus.
 
Alors vraiment, je compte sur vous pour signer votre pétition. Je vous tiendrai évidemment informé des suites de notre démarche (si vous laissez votre adresse email et que vous m’autorisez à vous écrire).
 
Un grand merci d’avance, au nom de Thérèse-Marie, et de tous les professeurs consciencieux qui pensent, comme elle, que se laisser marcher sur les pieds par les élèves n’est pas forcément leur rendre service.
 

Vincent Laarman
Délégué général

Super Pédago 3D

19 mars 2010

Suite à l’avarie sévère d’un robot-satellite, un « groupe-classe » est investi d’un nouveau projet d’école : le réparer et le remettre en orbite.

soseducation-leblog.com

Super Pédago s'anime !

Oui… une semaine, c’est court pour une révolution à deux personnes quand on découvre l’outil à utiliser. Mais bon, je vous livrerai quand même ce qui en est sorti. Avatar n’a qu’à bien se tenir : Super Pédago s’anime !

Si vous ne l’avez pas, téléchargez le lecteur flash ici.

Puis cliquez là !

GEP

Super Pédago (Révolution J-7)

12 mars 2010

« Des retraités, des étudiants… », pour remplacer les professeurs ?

11 mars 2010

L’annonce de Luc Chatel de faire appel à « des retraités, des étudiants… » pour remplacer les profs absents devrait sonner l’alarme dans tout le pays, et en particulier chez les parents et grands-parents d’enfants scolarisés.

Car cette « solution » révèle l’ampleur du désastre éducatif dans lequel nous sommes entrés : notre pays ne dispose tout simplement plus de personnel qualifié et en âge de travailler pour faire cours à nos enfants.

La plupart des secteurs de notre économie, on le sait, sont ravagés par le manque de main-d’œuvre qualifiée : artisanat, restauration, professions médicales, ingénierie… Mais la vérité qui éclate au grand jour, c’est que le métier de professeur ne fait pas exception.

En réalité, depuis vingt ans, pour maintenir les quotas de recrutement d’enseignants, en particulier dans les matières scientifiques, il a fallu diminuer sans cesse les critères de sélection. On accorde aujourd’hui le CAPES à des candidats ayant 6/20 de moyenne au concours, et qui maîtrisent à peine les règles de base de l’orthographe.

Cette situation a été dénoncée par plusieurs ministres, dont François Bayrou, Claude Allègre, et Xavier Darcos lorsqu’il était ministre délégué à l’enseignement scolaire, en 2002. La solution de Xavier Darcos était alors d’augmenter considérablement le salaire des professeurs, pour parvenir à attirer de meilleurs candidats, solution que les difficultés budgétaires de l’État français ont rendue impossible.

Pourquoi une telle pénurie de talents pour exercer « le plus beau métier du monde » ? D’abord parce que l’Éducation nationale fait mal son travail. Elle ne forme plus assez de candidats potentiels corrects.

Après avoir imposé la « méthode globale » et asséné les « maths modernes », pédagogistes et syndicalistes militants, qui ont un poids considérable au ministère, ont supprimé le « Certif’ », dévalué le Brevet des Collèges, cassé les filières professionnelles, démoli le baccalauréat et fait de notre Université une vaste usine à chômeurs. Ils ont maintenant aussi déclaré la guerre à nos Grandes écoles, toujours au nom d’un égalitarisme fanatique, qui ne supporte pas que quiconque échappe au naufrage collectif.

Le résultat aujourd’hui est que même le recrutement de professeurs « au rabais » devient difficile. Il faut donc avoir recours aux « étudiants et aux retraités » pour boucher les trous. En attendant de proposer des postes de professeurs à des métallurgistes au chômage ???

L’autre cause, tout aussi importante, de la pénurie de professeurs qualifiés, est que le métier d’enseignant est devenu épouvantable sous le coup des réformes imposées depuis les années 1970, par ces mêmes dirigeants syndicaux et pédagogistes.

Ils ont retiré aux professeurs la liberté de prononcer les redoublements, tout en leur interdisant de faire des classes de niveau. Comment faire cours efficacement à trente enfants dont certains sont en avance sur le programme, alors que d’autres ne savent ni lire ni écrire ?

Ils leur demandent de faire de la discipline sans récompenses (bons points, classements), ni cours de morale (dépassés) ni lignes d’écriture ou zéro de conduite (trop humiliant). Comment imposer son autorité à des enfants dont certains ne sont même pas éduqués par leurs parents ?

Ils imposent aux professeurs, surtout, des méthodes pédagogiques toujours plus « innovantes » et « participatives ». Les instituteurs qui ont la sagesse de s’accrocher aux méthodes éprouvées sont tournés en dérision dans les IUFM, traités de « dinosaures » par beaucoup de conseillers pédagogiques, et mal notés par les inspecteurs. Comment peut-on supporter d’être maltraité parce qu’on fait bien son travail ?

Pour l’instant, le ministre de l’Éducation nationale Luc Chatel traite le problème du manque de professeur par des mesures administratives et techniques, en réorganisant les « procédures d’alerte » au rectorat lorsque l’absence d’un professeur est annoncée. De fait, il agit comme la direction de France Télécom qui, pour lutter contre les suicides au travail… équipe ses bureaux de barrières plus élevées aux fenêtres.

Car à moins d’une véritable refondation de notre système scolaire d’une part, qui permettrait de former de meilleurs candidats au métier d’enseignant, et de restaurer des conditions décentes de travail pour les professeurs, le « manque de profs » ne va faire que s’aggraver dans notre pays, avec des conséquences malheureusement incalculables pour nos enfants.

Vincent Laarman

Délégué général

Punitions & sanctions : qu’est-il vraiment permis ?

9 mars 2010

Peut-on seulement prendre un enfant par le bras pour le neutraliser ?
La question pourrait faire sourire.
Le professeur, lui, ne rit plus.

L’élève est le premier à dire que c’est interdit. Depuis son entrée à l’école, il est bercé par ses droits. À tel point que le professeur lui-même en arrive parfois à douter.

Nous avons commencé une fiche-outil pour clarifier les choses.

N’hésitez pas à nous renvoyer vos commentaires et témoignages.

Super Pédago veille au vivre-ensemble

5 mars 2010

Toute ressemblance avec Philippe Meirieu serait purement fortuite.

Retrouvez Super Pédago sur Facebook et sur son blog.