Archive for janvier 2010

Super Pédago fait de la pub (2)

29 janvier 2010

Toute ressemblance avec Philippe Meirieu serait purement fortuite.

Retrouvez Super Pédago sur Facebook et sur son blog.

La semaine de quatre jours nocive pour la santé des enfants ?

28 janvier 2010

C’est la conclusion, quelque peu définitive, que tire l’Académie de médecine dans un rapport rendu public récemment. Quand les médecins se mêlent des rythmes scolaires de l’enfant…

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Les profs ont la parole (9)

26 janvier 2010

Je travaille pour la troisième rentrée consécutive dans un collège « Réseau ambition réussite », troisième collège le plus difficile du Nord-Pas-de-Calais. J’y enseigne les arts plastiques après avoir été envoyée « faire mes classes » pendant cinq ans dans l’académie de Versailles. J’ai toujours la vocation et je m’y sens très utile, mais ne peux m’empêcher de constater que la violence est comme ailleurs, soit banalisée, soit médiatisée et vue par les élèves comme une marque de puissance. Nombreux sont les élèves qui ont perdu leurs repères, qui subissent leur lot de violence quotidienne et qui finissent par penser, ne connaissant que cela, que c’est normal.

La liste des violences dont je peux témoigner depuis deux ans et demi est vraiment longue. Je ne sais par où commencer. En ce qui me concerne, j’ai la chance de ne pas avoir de problèmes avec mes élèves, car la matière leur plaît généralement et je ne les vois qu’une fois par semaine, ce qui dénoue les tensions qui peuvent se créer parfois. J’ai cependant été molestée par deux élèves d’un autre établissement qui tentaient de s’introduire à Louise-Michel. Alors que je tentais de refermer la grille d’entrée, ils ont essayé de forcer le passage et je me suis défendue comme j’ai pu pour éviter les coups de ces deux adolescents avant d’être défendue par l’un de mes élèves. En fin d’année scolaire, il y a deux ans, je me suis battue avec un jeune qui m’insultait copieusement parce que je l’avais regardé. Il m’a donné un gros coup de poing dans le dos et quand je me suis retournée pour lui donner un coup de pied, il m’a cassé une dent. Ce jeune, qui avait déjà été exclu pour violence grave de trois établissements dans des régions différentes, était encore dans le système scolaire et s’est inscrit dans le mien la rentrée suivante. Quand il m’a reconnue durant le premier cour d’arts plastiques, il a cessé d’y venir et s’est fait virer un mois plus tard pour avoir racketté des sixièmes.

Pour ce qui est de mes collègues, je ne compte plus les exemples désolants d’expériences vécues alors que, je vous l’assure, notre équipe fait tout ce qu’elle peut pour apporter à ces élèves des repères et un minimum de bagages pour la suite de leur vie. Récemment, un élève de cinquième a pris pour habitude de liguer la classe contre certains professeurs, a tenu des propos antisémites d’une violence choquante durant les cours d’histoire de ma collègue, qui est juive. Il a commencé à la harceler, la suivant dans les couloirs, l’a traitée de putain et a finalement raconté qu’elle l’avait giflé, soutenu par le faux témoignage d’une autre élève particulièrement problématique. Ce n’est qu’une anecdote parmi d’autres, des centaines sans doute en trois ans. Une amie surveillante a reçu deux gifles en deux mois l’année dernière, et je dois dire que les surveillants sont particulièrement exposés à la violence, ayant un rapport plus physique aux élèves. L’un d’entre eux s’est fait rouer de coups par une bande de quatrièmes qu’il n’a pas pu reconnaître, ayant été attaqué de dos. A peine sorti de l’hôpital, il est revenu travailler pour leur montrer qu’il n’avait pas peur. Un autre s’est pris une pomme en pleine figure, lancée par un élève à la cantine, sans compter les jets de pierres pendant la récréation. Il faut aussi signaler l’inquiétante vague de machisme dont les filles et les femmes sont victimes dans le quartier. Les allusions malsaines et remarques abaissantes envers les adolescentes vont bon train. Un exemple personnel : mon nom est Mademoiselle Tournant, mais ici, la plupart des élèves m’appellent « Madame Tournante ». Ce n’est pas très flatteur, mais j’ai assez d’humour pour reprendre calmement les élèves et leur dire que le « t » ne se prononce pas! En classe, les choses se passent bien et j’ai un bon rapport avec mes élèves, jamais je n’ai eu à recadrer un élève entreprenant et je parle souvent avec eux, à travers les œuvres et les artistes que nous étudions, de la nudité, du rapport au corps, et même d’homosexualité. Mais lorsque nous sortons dans le quartier, pour surveiller le cross par exemple, des anciens élèves que je n’ai pas eus n’ont pas la même délicatesse. Les menaces sexuelles et les phrases obscènes fusent. Bien sûr, je sors de mes gonds et réagis à ces attaques avilissantes. Je veux montrer aux gamines qu’il ne faut pas se laisser faire, qu’on ne doit pas avoir honte d’être une femme, que porter une jupe (mes tenues sont féminines, ce qui est plutôt rare ici) ne fait pas d’elles des allumeuses, qu’on peut être reconnue pour autre chose que le physique, ce qui est loin d’être évident en cité. D’autres exemples ?

Un élève vient d’être réintégré dans notre collège alors qu’il avait été exclu pour avoir lancé un couteau vers une collègue de français. Je me suis réjouie qu’on ne l’ait pas inscrit par mégarde dans la classe de cette collègue, qui le croise à nouveau tous les jours désormais ! Un collègue de mathématiques a été mordu jusqu’au sang par un élève de sixième, qui a réitéré son geste auprès du principal, lors du conseil de discipline, où la mère accusait le professeur d’avoir poussé à bout son enfant. En conseil de discipline, une autre collègue s’est fait à moitié étrangler par une maman qui lui a craché au visage à plusieurs reprises. Un collègue de français s’est fait casser le pouce parce qu’il ne voulait pas rendre un carnet de correspondance.

Une collègue de mathématiques, pas plus tard que la semaine dernière, s’est fait fermer une porte sur la main, lui écrasant l’index.

Je suis incapable de me souvenir de tous les incidents, je ne suis d’ailleurs au courant que d’une infime partie. Si nous ne parlions, entre collègues, que de nos déboires, ce serait déprimant. En général, nous focalisons sur le positif, nos petits succès et nos projets, mais si un ami veut se confier, il aura toujours une oreille attentive. J’aimerais aussi signaler que la violence est encore plus présente entre les élèves, pour qui « bastons » et règlements de compte sont monnaie courante. Insultes, menaces, coups par derrière, vols avec violences, rackets, ou des jeux aussi stupides et traumatisants que baisser le pantalon et le caleçon devant tout le monde, mimer de force des actes sexuels, faire des vidéos de duels à coups de poings. La récente mode du catch n’est pas pour arranger les choses. L’année dernière, une élève de quatrième a mis dans le coma une autre en lui claquant la tête contre la grille, ce qui a entraîné une émeute de centaines d’élèves, empêchant les surveillants de venir les séparer, leur lançant des canettes et les poignardant dans le dos avec leur compas ! Suite à ce drame, ayant entraîné le coma de la victime, nous avons fermé l’établissement pour une journée et diffusé la vidéo-surveillance de l’incident aux délégués, pour mettre en évidence les dangers de l’effet de masse.

Comme je vous le disais, il ne se passe pas une journée sans une insulte, un incident, une menace envers mon équipe, et des dizaines entre élèves. Pourtant, j’adore mon travail et je prends très à cœur ma mission.

J’organise en ce moment une exposition à la mairie de quartier et notre nouveau principal a décidé de remettre des distinctions chaque trimestre aux élèves méritants. C’est un bonheur de voir leur mine réjouie quand on leur tend leur diplôme. C’est sur ça que je focalise. Mais je n’oublie pas le reste. Je vous souhaite bon courage pour votre mission, dont l’importance est capitale. Je vous invite à encourager les enseignants de Louise-Michel à témoigner et au-delà les collègues du Nord-Pas-de-Calais, qui sont connus pour leur solidarité.

Perrine Tournant

Éric Zemmour : « L’école, éternel lieu de propagande pour la gauche »

26 janvier 2010

Les défenseurs du modèle finlandais sont-ils sérieux ?

25 janvier 2010

Le Sénat a récemment publié un rapport sur la diversité sociale dans les classes préparatoires.

Comme souvent dans ce type d’exercice, le rapporteur s’est intéressé à ce qui se fait dans le même domaine à l’étranger. Il s’est penché sur le cas de la Finlande, pays souvent cité en exemple pour l’excellence de ses résultats dans le classement PISA de l’OCDE, où il arrive dans les premiers.

Depuis quelques années, le ministère français de l’éducation s’intéresse donc de près au « modèle finlandais ». Xavier Darcos, dans sa réforme avortée du lycée de l’automne 2008, s’en était inspiré. Il allait en cela plutôt dans le sens des syndicats, partisans de ce modèle.

Le système éducatif finlandais est en effet souvent invoqué pour son caractère plus égalitaire que le système éducatif français.

On apprend néanmoins qu’il y a un examen d’entrée au collège en Finlande. Imiter le modèle finlandais consisterait en France à abolir le collège unique. Les syndicats d’enseignants, partisans du modèle finlandais, en sont-ils bien conscients ?

De même, il existe une sélection à l’entrée de l’Université en Finlande, sélection combattue avec acharnement par les syndicats en France, même si le gouvernement ne l’a encore jamais envisagée.

Les rapporteurs prennent soin de rappeler que « l’égalité des chances est au cœur du modèle social finlandais ». Ainsi, pour les Finlandais, l’égalité des chances n’est absolument pas contradictoire avec la sélection à l’entrée du collège et de l’Université. C’est ce que nous disons depuis plusieurs années à SOS Éducation : ce qu’il faut assurer, c’est que chacun, s’il est travailleur et/ou talentueux, puisse réussir à la mesure de son talent et de son travail. C’est cette conception que les syndicats d’enseignants, défenseurs du modèle finlandais, taxent d’« élitisme ».

Question subsidiaire : les défenseurs du modèle finlandais le connaissent-ils vraiment ?

Roman Bernard

La fac pour les nuls

25 janvier 2010

À lire, chez Seb de « Ça réagit », une description de la correction des copies en Faculté de droit. Dans le même ordre d’idées, lire un autre témoignage, celui d’Anatoly Livry. Les deux tendent à confirmer le diagnostic sévère sur le déclin de l’Université française.

La pétition passe avant Super Pédago

22 janvier 2010

Signez la pétition en cliquant ici !

Pour qu’enseigner redevienne un plaisir…

22 janvier 2010

Cher collègue,

Les dirigeants des syndicats FSU, UNSA Éducation, FERC-CGT, SGEN-CFDT et FAEN ont souhaité nous mobiliser aujourd’hui contre les suppressions de postes et pour des revalorisations de traitement.

Je leur suis personnellement très reconnaissant de se préoccuper ainsi de notre situation économique et matérielle.

Cependant, comme beaucoup de mes collègues, je suis confronté au quotidien dans mon travail de professeur à des difficultés bien plus graves encore, qui compromettent l’avenir de nos élèves, et remettent en cause le sens même de notre mission, en particulier :

– l’extrême hétérogénéité des classes, qui finit par nuire à tous les élèves ;

– l’absence de contrôle du niveau des élèves qui m’arrivent, dont certains n’ont absolument pas les bases nécessaires pour suivre le programme ;

– les problèmes de discipline et de violence, ainsi que les réticences fréquentes de la hiérarchie à prendre ses responsabilités ;

– la présence de certains élèves qui ne veulent pas être là, qui nous méprisent, et dont les parents n’assurent pas le strict minimum indispensable de l’éducation à la maison.

Certains collègues – j’en connais personnellement – se demandent même tous les jours si certains de leurs élèves n’ont pas DES BALLES DE REVOLVER DANS LEUR CARTABLE.

C’est donc sur ces sujets que nous aimerions que les syndicats organisent des protestations, qui pourraient mobiliser à nos côtés des millions de parents conscients de l’importance de l’éducation des enfants.

Et c’est d’après nous le seul moyen pour qu’enseigner redevienne un plaisir.

Et si vous partagez ce point de vue, je vous demande de signer la pétition ci-jointe adressée aux dirigeants des syndicats qui négocient avec les pouvoirs publics en notre nom.

Bien souvent, leurs revendications portent sur le « manque de moyens ».

Et c’est vrai : qui n’a pas envie de gagner quelques centaines d’euros de plus ? Qui ne préférerait pas avoir des classes moins nombreuses, plus d’encadrement, plus de remplaçants ?

Mais à force d’insister sur les questions financières, l’opinion publique a pu finir par croire que les professeurs étaient plus préoccupés par cela que par le bien des élèves. Un comble !!

D’autant plus que le gouvernement joue au maximum sur cette division. Il a beau jeu, alors, d’invoquer la « responsabilité financière » et les « impératifs budgétaires » pour nous renvoyer à la niche… et ne rien faire contre les absurdités du système !

Ce que je vous propose aujourd’hui, c’est de sortir de cette spirale et d’adopter une attitude responsable et positive vis-à-vis des problèmes – bien réels – de l’Éducation nationale.

C’est pourquoi je vous lance cet appel, et si vous le relayez à tous vos contacts, il déclenchera enfin une prise de conscience chez les dirigeants syndicaux. Puisqu’ils sont dans toutes les commissions paritaires de l’Éducation nationale, pourquoi ne pourraient-ils pas lancer dès aujourd’hui une réflexion autour des moyens de :

restaurer le prestige et l’autorité des professeurs, notamment en leur rendant le dernier mot sur les redoublements, le pouvoir d’exclure les élèves de leurs cours sans avoir à se justifier, et un pouvoir décisif lors des exclusions définitives ?

rétablir de vrais surveillants professionnels dans chaque établissement, pour surveiller les élèves entre les cours et s’assurer que les colles et punitions données par les professeurs soient effectuées ?

créer un examen d’entrée en sixième, avec des filières professionnelles et techniques d’excellence pour les enfants qui ne sont pas faits pour les matières abstraites ?

supprimer le principe du « droit à l’éducation gratuit et sans condition », qui a créé une irresponsabilité maximale chez beaucoup de parents et d’enfants, qui ont oublié que l’école est une chance, et que les professeurs ne sont pas leurs valets ?

supprimer l’objectif des 80 % d’une classe d’âge au niveau du bac pour arrêter de gaspiller à grande échelle le talent des élèves qui veulent faire autre chose ?

exiger pour les professeurs la liberté de choisir l’établissement dans lequel ils souhaitent enseigner, afin qu’ils puissent travailler avec un chef d’établissement et des collègues qui partagent leur vision de l’éducation et qu’une cohérence existe dans le parcours des élèves ?

Franchement, je crois que la gravité de la situation justifie que chacun accepte – au moins – de prendre quelques secondes pour appeler nos dirigeants syndicaux au changement.

Surtout, je vous demande de transmettre ce message à tous les collègues concernés, et d’insister auprès d’eux pour qu’ils signent eux-aussi. Car je n’ose même pas imaginer à quoi ressembleront nos écoles dans cinq ou dix ans si nous continuons à laisser les manifestations s’organiser uniquement sur les mots d’ordre habituels.

Alors merci de participer (cela ne vous prendra que quelques secondes) et de motiver votre entourage à y participer aussi et porter nos vrais problèmes sur la table des négociations. Pour participer, cliquez ici.

Si vous êtes parent ou grand-parent, cette pétition vous concerne aussi : vous pouvez mobiliser les professeurs de vos enfants.

Sans cela, rien de sérieux et de porteur d’espoir pour l’éducation dans notre pays n’est possible.

Un grand merci d’avance, signez ici.

David Barbaud
Professeur d’histoire-géographie
Gisors

Pas un jour, par David Barbaud

18 janvier 2010

Enseigner n’est plus une vocation depuis bien longtemps, c’est aujourd’hui une course d’obstacles et souvent une épreuve qu’on ne pourrait souhaiter à son pire ennemi.

Ce vendredi, on m’a proposé une interview sur France 2, dans le sujet sur la violence en milieu scolaire dans le cadre de la commission à laquelle je participe. Je n’ai pas souhaité intervenir car je considérais que le collège Victor-Hugo de Gisors n’était pas, loin sans faut, l’exemple le plus criant.

J’aurais peut être dû.

Car la violence, ce n’est pas forcément un coup de couteau ou un revolver sorti d’une poche. La violence c’est aussi un quotidien, une ambiance, sournoise et veule.

Pas un jour sans voir des élèves se bousculer, s’insulter, se battre physiquement dans la cour bien sûr, mais aussi dans les couloirs aux interclasses. Pas un jour sans rapport de force entre « caïds » et surveillants pour faire évacuer des lieux « d’occupation stratégique » dans lesquels la domination du jeune chef de tribu ou de l’amazone inculte s’exerce avec une violence inouïe bien que souvent silencieuse. Pas un jour sans qu’un graffiti insulte tel ou telle professeur. Pas un jour sans que certains élèves, du haut de leur glorieuse impunité de fait grimacent, ricanent, vous narguent et se jouent de toutes les règles qui de toute façon ne sont appliquées que dans un sens, en défaveur des faibles (les professeurs, privés d’autorité factuelle, les bons élèves, terrorisés par la doxa médiocratique, les élèves à lunettes, les élèves différents, les élèves sincèrement désireux de s’en sortir et dont les familles croient encore dans la chimère républicaine). Pas un jour où il ne faut se battre pour obliger ces pauvres hères d’une société perdue à enlever leurs manteaux et se tenir correctement. Pas un jour sans qu’une administration complice d’un système moribond ne s’extasie devant la vitalité-de-cette-jeunesse-si-diverse et élève le laxisme au rang de grand art. Pas un jour sans se rendre compte à quel point le collège unique est plus qu’une faute, un véritable crime dont les coupables devront un jour rendre des comptes.

Partir, tout de suite ? Démissionner ? Tourner le dos avec mépris ? Pas encore, pas tout de suite. Ce qui me fait rester encore un peu ?

Quelques miracles quotidiens : pas un jour sans que dans le regard de certains on ne sente les lumières de l’entendement. Pas un jour sans qu’un « Bonjour Monsieur » nous rappelle qu’il y a des élèves gentils, respectueux, polis et sincères. Pas un jour sans qu’un rire complice et sain ponctue telle saillie ou telle anecdote. Pas un jour sans lire la fierté et le bonheur d’un enfant qui obtient le premier « 20/20 » de sa jeune vie. Pas un jour sans avoir l’impression que pour certains la trace du savoir se maintiendra de façon indélébile. Pas un jour sans qu’en salle des professeurs on ne s’étonne dans le bon sens d’une remarque ou d’une copie prometteuse. Profitez en braves gens, ces miracles ne dureront plus très longtemps.

Ce dualisme schizophrène est l’essence même de notre métier. Je quitte une classe infecte, remplie de sauvageons perdus à jamais pour retrouver après une classe d’élèves d’une exquise urbanité, et remplis du désir d’apprendre.

Je le dis tout haut, les professeurs sont les derniers héros d’une mythologie qui s’effondre avec fracas dans les sables mouvants de la démagogie « citoyenne » et de la lâcheté communautaire.

David Barbaud

Super Pédago fait de la pub

16 janvier 2010

Toute ressemblance avec Philippe Meirieu serait purement fortuite.

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